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Substance active · ATC D07AC

Fluticasone

Corticosteroids, potent (group III)

Informations à but non commercial, établies à partir de sources officielles et réunies pour aider les professionnels de santé dans leur travail.

Ces fiches sont une aide à la consultation. Prescrire, dispenser ou conseiller reste une décision du professionnel de santé, qui en assume la responsabilité après vérification du résumé des caractéristiques du produit en vigueur.

Voir les médicaments qui la contiennent Contrôler une interaction

Spécialités commercialisées au Maroc (1) ↓ · Posologie par spécialité française (68) ↓

Voie inhalée

Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple PROPIONATE DE FLUTICASONE TEVA 250 microgrammes/dose, suspension pour inhalation en flacon pressurisé) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 11 février 2025.

Indications

Traitement continu anti-inflammatoire de l'asthme persistant*.

*L'asthme persistant se définit par l'existence de symptômes diurnes pluri-hebdomadaires et/ou de symptômes nocturnes plus de 2 fois par mois.

Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Grossesse Prudence

Données limitées : la fluticasone inhalée ne doit être envisagée pendant la grossesse que si le bénéfice maternel l'emporte sur le risque fœtal, à la plus faible dose efficace.

Confirmé par les sources française et américaine.

L’administration de propionate de fluticasone au cours de la grossesse ne doit être envisagée que si le bénéfice attendu pour la mère l’emporte sur tout risque possible pour le fœtus.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).

Allaitement Prudence

Taux plasmatiques faibles après inhalation ; le bénéfice du traitement et de l'allaitement doit être mis en balance avec les risques potentiels pour le nouveau-né.

Confirmé par les sources française et américaine.

Le bénéfice thérapeutique de l’utilisation de propionate de fluticasone chez la femme et le bénéfice de l’allaitement pour le nouveau-né doivent être mesurés aux risques potentiels pour le nouveau-né.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.

Mises en garde et précautions d'emploi

Si un patient développe en quelques jours une augmentation rapide de sa consommation en bronchodilatateurs bêta-2 mimétiques d'action rapide et de courte durée par voie inhalée, on doit craindre (surtout si les valeurs du débitmètre de pointe s'abaissent et/ou deviennent irrégulières) une décompensation de sa maladie et la possibilité d'une évolution vers un asthme aigu grave (état de mal asthmatique). Le médecin devra également prévenir le patient de la nécessité dans ce cas, d'une consultation immédiate.

La conduite thérapeutique devra alors être réévaluée.

Une décompensation soudaine et progressive du contrôle de l’asthme est susceptible de mettre en jeu le pronostic vital du patient. Une augmentation de la corticothérapie doit alors être envisagée. Chez les patients à risque, la surveillance quotidienne du débit de pointe est conseillée.

Le patient doit être averti que l'amélioration de son état clinique ne doit pas conduire à une modification de son traitement, en particulier à l'arrêt de la corticothérapie par voie inhalée, sans avis médical.

Le traitement par Flixotide ne devra pas être interrompu brusquement.

Comme d’autres corticoïdes destinés à être administrés par voie inhalée, Flixotide doit être utilisé avec précaution chez les patients atteints de tuberculose pulmonaire.

En cas d'infection bronchique ou de bronchorrhée abondante, un traitement approprié est nécessaire afin de favoriser la diffusion optimale du produit dans les voies respiratoires.

En cas de déstabilisation de l'asthme, ou de contrôle insuffisant des exacerbations d'asthme malgré des doses maximales de corticoïdes par voie inhalée, un traitement par corticothérapie par voie générale en cure courte doit être envisagé. Il est alors nécessaire de maintenir la corticothérapie inhalée associée au traitement par voie générale.

Des effets systémiques peuvent apparaître en particulier lors de traitements au long cours avec des doses élevées de corticoïdes par voie inhalée. Le risque de retentissement systémique reste néanmoins moins important avec les corticoïdes inhalés qu’avec les corticoïdes oraux (voir rubrique 4.9). Les effets systémiques possibles sont syndrome de Cushing ou symptômes cushingoïdes, amincissement cutané, hématomes sous cutanés, insuffisance surrénalienne, retard de croissance chez les enfants et les adolescents, diminution de la densité minérale osseuse, et plus rarement, troubles psychologiques et du comportement comprenant hyperactivité psychomotrice, troubles du sommeil, anxiété, dépression ou agressivité (en particulier chez l’enfant). Il convient donc de toujours veiller à rechercher la posologie minimale efficace permettant de maintenir le contrôle de l’asthme (voir rubrique 4.8 « Effets indésirables »).

La croissance des enfants recevant une corticothérapie inhalée à long terme devra être régulièrement surveillée.

L'administration conjointe de corticoïdes par voie inhalée chez les asthmatiques sous corticothérapie orale au long cours (patients corticodépendants) ne dispense pas des précautions nécessaires lors d'une réduction des doses de corticoïde par voie orale. Celles-ci seront diminuées très progressivement et le sevrage devra être effectué sous surveillance médicale attentive (à la recherche de l'apparition de signes d'insuffisance surrénale aiguë ou subaiguë) se prolongeant au-delà de l'arrêt de la corticothérapie par voie générale.

De même, le remplacement d’une corticothérapie orale par la voie inhalée peut parfois démasquer des allergies, telles que rhinite allergique ou eczéma, préalablement contrôlées par le traitement systémique.

Le risque d’avoir une réponse surrénalienne inadaptée aux situations d’urgence et/ou aux situations susceptibles de déclencher un état de stress (y compris les actes chirurgicaux), doit toujours rester présent à l’esprit surtout chez les patients prenant des doses élevées au long cours. Une corticothérapie substitutive adaptée devra être envisagée (voir rubrique 4.9). Un avis spécialisé pourra être requis.

Aux doses recommandées, Flixotide n’a généralement pas d’impact sur la fonction surrénalienne. L'administration de propionate de fluticasone par voie inhalée favorise la diminution du recours aux corticoïdes oraux mais elle ne prévient pas le risque d’apparition d’une insuffisance surrénalienne résultant d’une administration antérieure ou intermittente de corticoïdes oraux. Un avis spécialisé pourra être requis.

Après commercialisation, des cas d’interactions médicamenteuses cliniquement significatives ont été rapportés chez des patients ayant reçu du propionate de fluticasone sous forme inhalée ou intranasale et du ritonavir, entraînant des effets systémiques liés aux corticoïdes incluant syndrome de Cushing et inhibition de la fonction surrénalienne. Par conséquent, l’administration concomitante de propionate de fluticasone et de ritonavir doit être évitée, à moins que le bénéfice potentiel pour le patient l’emporte sur le risque d'effets indésirables systémiques liés aux corticoïdes (voir rubrique 4.5).

Comme avec tout autre traitement par voie inhalée, il peut se produire un bronchospasme paradoxal caractérisé par une augmentation immédiate des sifflements après la prise. Il doit être traité immédiatement avec un bronchodilatateur à action rapide et de courte durée par voie inhalée. Il convient alors de cesser immédiatement l'administration du propionate de fluticasone, d'évaluer l'état du patient et, au besoin, d'instaurer un autre traitement (Voir rubrique 4.8 « effets indésirables »).

Des augmentations de la glycémie ont été très rarement rapportées (voir rubrique 4.8). Ceci doit être pris en compte lors de la prescription à des patients diabétiques.

La technique d’inhalation du patient doit être vérifiée afin de s’assurer que l’activation de l’inhalateur est synchronisée avec l’inspiration pour que le produit soit délivré de façon optimale jusqu’au poumon.

L'attention des sportifs sera attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopages.

Des troubles visuels peuvent apparaitre lors d’une corticothérapie par voie systémique ou locale. En cas de vision floue ou d’apparition de tout autre symptôme visuel apparaissant au cours d’une corticothérapie, un examen ophtalmologique est requis à la recherche notamment d’une cataracte, d’un glaucome, ou d’une lésion plus rare telle qu’une choriorétinopathie séreuse centrale, décrits avec l’administration de corticostéroïdes par voie systémique ou locale.

Interactions médicamenteuses

Dans les conditions normales d’emploi, les concentrations plasmatiques de fluticasone atteintes après administration par voie inhalée sont faibles du fait d’un effet de premier passage présystémique important (hépatique et intestinal) et d’une forte clairance plasmatique par une importante métabolisation médiée par le cytochrome P450 3A4. Par conséquent, le risque d’interactions cliniquement significatives avec le propionate de fluticasone semble faible.

Une étude d’interaction chez des volontaires sains recevant du propionate de fluticasone par voie nasale a montré que le ritonavir (un inhibiteur très puissant du cytochrome P450 3A4) à la dose de 100 mg deux fois par jour augmentait de plusieurs centaines de fois les concentrations plasmatiques de propionate de fluticasone, entraînant une diminution marquée des concentrations en cortisol plasmatique. Il n'y a pas de données documentant l'interaction avec le propionate de fluticasone administré par voie inhalée, mais une augmentation importante des concentrations plasmatiques est attendue. Des cas de syndrome de Cushing et d'inhibition de la fonction surrénalienne ont été rapportés. Des cas de syndrome de Cushing et d’inhibition de la fonction surrénalienne ont été rapportés. Une augmentation de l’exposition systémique et du risque d’effets d’indésirables systémiques est attendue en cas d’administration concomitante d’inhibiteurs puissant du CYP3A, incluant les médicaments contenant du cobicistat). Par conséquent, l’administration concomitante de propionate de fluticasone et de ritonavir doit être évitée, à moins que le bénéfice ne l’emporte sur le risque accru d'effets indésirables systémiques de la corticothérapie, auquel cas, les patients doivent être surveillés en vue de détecter les éventuels effets secondaires des corticostéroïdes.

Une étude de faible effectif menée chez des volontaires sains a montré que le kétoconazole, inhibiteur un peu moins puissant du cytochrome P450 3A4 augmentait de 150 % l'exposition systémique d'une dose de propionate de fluticasone par voie inhalée. La réduction du cortisol plasmatique était plus importante que celle observée après l'administration de propionate de fluticasone seul. Une augmentation de l'exposition systémique et du risque d'effets indésirables systémiques est attendue en cas d'administration concomitante d'autres inhibiteurs puissants du cytochrome P450 3A4 (ex : itraconazole, clarithromycine, télithromycine, atazanavir, indinavir, nelfinavir ou saquinavir). La prudence est requise et, dans la mesure du possible, l'association au long cours avec ce type de médicaments devra être évitée.

Des études ont également montré que l’érythromycine provoque une augmentation négligeable de l’exposition systémique au propionate de fluticasone sans réduction significative de la concentration sérique de cortisol.

Effets indésirables

Infections et infestations 2
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Candidose buccale et pharyngée
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Pneumonie — chez des patients présenatnt une BPCO
Affections du système immunitaire 4
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Réactions cutanées d'hypersensibilité
  • Très rare (< 1/10 000)
    • Angio-œdème
    • Symptômes respiratoires (dyspnée et/ou bronchospasme)
    • Réactions anaphylactiques
Affections endocriniennes 5
  • Très rare (< 1/10 000)
    • Syndrome de Cushing
    • tableau cushingoïde
    • inhibition de la fonction surrénalienne
    • retard de croissance chez l'enfant et l'adolescent
    • diminution de la densité minérale osseuse
Affections oculaires 3
  • Très rare (< 1/10 000)
    • Cataracte
    • glaucome
  • Fréquence indéterminée
    • Vision floue
Troubles du métabolisme et de la nutrition 1
  • Très rare (< 1/10 000)
    • Hyperglycémie
Affections psychiatriques 5
  • Très rare (< 1/10 000)
    • Anxiété — principalement chez l'enfant
    • troubles du sommeil — principalement chez l'enfant
    • modifications comportementales notamment hyperactivité et irritabilité — principalement chez l'enfant
  • Fréquence indéterminée
    • Dépression — principalement chez l'enfant
    • agressivité — principalement chez l'enfant
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 4
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Irritation de la gorge
    • Raucité de la voie/dysphonie
  • Fréquence indéterminée
    • Epistaxis
  • Fréquence non précisée
    • bronchospasme paradoxal
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 1
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Hématome (ou échymose)
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit

Les effets indésirables sont indiqués ci-dessous par classe de systèmes d'organes et par fréquence. Les fréquences sont définies comme suit : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 et < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 et < 1/100), rare (≥ 1/10 000 et < 1/1 000), très rare (< 1/10 000) y compris les cas isolés, et fréquence indéterminée (ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles). Les effets très fréquents, fréquents et peu fréquents sont généralement issus des essais cliniques. Les effets rares et très rares sont généralement issus des notifications spontanées.

Classes de systèmes d'organes

|

Evénement indésirable

|

Fréquence

Infections et infestations

|

Candidose buccale et pharyngée

|

Très fréquent

Pneumonie (chez des patients présenatnt une BPCO)

|

Fréquent

Affections du système immunitaire

|

Réactions d'hypersensibilité avec les manifestations suivantes :

Réactions cutanées d'hypersensibilité

Angio-œdème (principalement œdème facial et oropharyngé)

Symptômes respiratoires (dyspnée et/ou bronchospasme)

Réactions anaphylactiques

|

Peu fréquent

Très rare

Très rare

Très rare

Affections endocriniennes

|

Syndrome de Cushing, tableau cushingoïde, inhibition de la fonction surrénalienne, retard de croissance chez l'enfant et l'adolescent, diminution de la densité minérale osseuse

|

Très rare

Affections oculaires

|

Cataracte, glaucome

|

Très rare

|

Vision floue (voir rubrique 4.4)

|

Fréquence indéterminée

Troubles du métabolisme et de la nutrition

|

Hyperglycémie (voir rubrique 4.4)

|

Très rare

Affections psychiatriques

|

Anxiété, troubles du sommeil, modifications comportementales notamment hyperactivité et irritabilité (principalement chez l'enfant)

|

Très rare

Dépression, agressivité (principalement chez l'enfant)

|

Fréquence indéterminée

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

|

Irritation de la gorge

Raucité de la voie/dysphonie

Epistaxis

|

Fréquent

Fréquent

Fréquence indéterminée

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

|

Hématome (ou échymose)

|

Fréquent

Un enrouement de la voix et une candidose oropharyngée (muguet) peuvent survenir chez certains patients. Ce risque peut être diminué en se rinçant la bouche à l'eau après chaque utilisation de l'inhalateur. Les candidoses symptomatiques peuvent être traitées avec des antifungiques locaux tout en poursuivant le traitement par PROPIONATE DE FLUTICASONE TEVA.

Les effets systémiques possibles sont les suivants : syndrome de Cushing, tableau clinique cushingoïde, inhibition de la fonction surrénalienne, retard de croissance, diminution de la densité minérale osseuse, cataracte, glaucome (voir rubrique 4.4).

Comme avec d'autres traitements par voie inhalée, un bronchospasme paradoxal peut survenir (voir rubrique 4.4).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr

Surdosage

Surdosage aigu : L'administration de propionate de fluticasone par voie inhalée à des doses supérieures à celles recommandées peut entraîner une inhibition temporaire de la fonction surrénalienne. Il n'y a pas lieu d'adopter de mesure d'urgence et le traitement par voie inhalée peut être poursuivi à la posologie suffisante pour contrôler l'asthme. La fonction surrénalienne se rétablit en quelques jours et peut être vérifiée par les mesures du cortisol plasmatique.

Surdosage chronique : Un traitement au long cours avec des doses supérieures à celles préconisées peut entrainer une inhibition des fonctions corticosurrénaliennes significative. Des cas d'insuffisance surrénalienne aiguë ont été très rarement rapportés chez des enfants exposés à une posologie supérieure à celle recommandée (généralement 1 000 microgrammes par jour et plus) pendant de longues durées (plusieurs mois ou plusieurs années). Les symptômes observés étaient une hypoglycémie et une diminution de la conscience et/ou des convulsions. Les situations à risque de déclencher une insuffisance surrénalienne aiguë sont les suivantes : traumatisme, intervention chirurgicale, infection ou toute diminution rapide de la posologie. Une surveillance de la fonction surrénalienne peut être indiquée. Le traitement par propionate de fluticasone par voie inhalée peut être poursuivi à la posologie suffisante pour contrôler l'asthme.

Voie cutanée

Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple FLIXOVATE 0,005 %, pommade) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 6 novembre 2023.

Indications

Nourrisson, à partir de l'âge de 3 mois :

• dermatite atopique.

Adulte, enfant à partir de l'âge de 12 mois :

1. Indications privilégiées où la corticothérapie locale est tenue pour le meilleur traitement :

• eczéma de contact,

• dermatite atopique (traitement curatif et prévention des récurrences, voir paragraphe 4.2 Posologie et mode d'administration),

• lichénification.

2. Indications où la corticothérapie locale est l'un des traitements habituels :

• dermite de stase,

• psoriasis (à l'exclusion des plaques très étendues),

• lichen,

• prurigo non parasitaire,

• dyshidrose,

• lichen scléro-atrophique génital,

• granulome annulaire,

• lupus érythémateux discoïde,

• dermite séborrhéique à l'exception du visage,

• traitement symptomatique du prurit du mycosis fongoïde.

3. Indications de circonstance pour une durée brève :

• piqûres d'insectes et prurigo parasitaire après traitement étiologique.

La forme pommade est plus particulièrement destinée aux lésions sèches ou squameuses.

Remarque : chaque dermatose doit être traitée par un corticoïde de niveau le mieux approprié en sachant qu’en fonction des résultats on peut être conduit à lui substituer un produit d’une activité plus forte ou moins forte sur tout ou partie des lésions.

Contre-indications

• hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,

• infections cutanées non traitées virales (par exemple : Herpès simplex, varicelle), bactériennes (exemple impétigo...), mycosiques ou parasitaires…,

• lésions ulcérées,

• acné,

• dermatite péri-orale,

• prurit péri-anal et génital,

• dermatoses chez les nourrissons de moins de trois mois, y compris dermatite et érythème fessier,

• rosacée,

• L’utilisation de ce médicament n’est pas indiquée dans le traitement des lésions cutanées primitives causées par des champignons ou des bactéries.

Grossesse Prudence

Anomalies fœtales chez l'animal (pertinence humaine non établie) : à n'envisager que si le bénéfice maternel dépasse le risque fœtal, en quantité et durée minimales.

Confirmé par les sources française et américaine.

Toutefois, l’administration de propionate de fluticasone pendant la grossesse ne doit être envisagée que si le bénéfice escompté pour la mère est supérieur aux risques potentiels pour le fœtus.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).

Allaitement Compatible

⚠ Divergence FR/US — L'administration pendant l'allaitement est possible ; éviter le contact prolongé du nourrisson avec la peau traitée et nettoyer les seins avant chaque tétée s'ils sont traités.

Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.

L’administration de propionate de fluticasone pendant l’allaitement est possible.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.

Mises en garde et précautions d'emploi

Mises en garde spéciales

Des manifestations d’hypercorticisme (Syndrome de Cushing) et une inhibition réversible de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, engendrant une insuffisance corticosurrénalienne (cortisol plasmatique matinal inférieur à 5 microgrammes/dL), peuvent se produire chez certains sujets en raison d’une augmentation de l’absorption systémique des corticoïdes locaux ou en cas d'application du corticoïde local sur plus de 50% de la surface corporelle d’un adulte et de plus de 20 g par jour.

Dans l’un ou l’autre cas, il conviendra d’arrêter progressivement le médicament en réduisant la fréquence d’application, ou en lui substituant un corticoïde d'activité moins forte. Un arrêt brutal du traitement peut engendrer une insuffisance surrénalienne (voir rubrique 4.8).

Les facteurs susceptibles d’accroitre les effets systémiques sont les suivants :

• Activité et formulation du corticoïde local,

• durée de l’exposition,

• Application sur une zone étendue,

• Application cutanée occlusive (par ex., sur des zones intertrigineuses ou sous pansement occlusif (chez les nourrissons, les couches peuvent avoir les mêmes conséquences qu’un pansement occlusif),

• Augmentation de l’hydratation de la couche cornée,

• Application sur des surfaces cutanées fines comme le visage,

• Application sur des lésions cutanées ou autres situations dans lesquelles il y a une altération de la barrière cutanée,

• Comparé à l’adulte, l’enfant, particulièrement chez le nourrisson et l'enfant en bas âge peut absorber des quantités proportionnellement plus importantes de corticoïdes locaux et est donc davantage exposé aux effets indésirables systémiques (syndrome cushingoïde et ralentissement de la croissance). Ceci s’explique par le fait que les enfants ont une barrière cutanée immature et un ratio surface corporelle /poids plus importante comparé à l’adulte. Ces effets disparaissent à l'arrêt du traitement, mais un arrêt brutal peut être suivi d'une insuffisance surrénale aiguë.

Précautions d’emploi

Risque d’infection en cas d’occlusion

Chez le nourrisson en dessous de l'âge de 3 mois, il est préférable d'éviter les corticoïdes d'activité forte. Il faut se méfier particulièrement des phénomènes d'occlusion spontanés pouvant survenir dans les plis ou sous les couches.

L’infection bactérienne est favorisée par la chaleur et l’humidité présentes dans les plis cutanés ou sous un pansement occlusif. En cas d’utilisation d’un pansement occlusif, la peau devra être nettoyée avant chaque changement du pansement.

Emploi en cas de psoriasis

Les corticoïdes locaux doivent être utilisés avec prudence dans les cas de psoriasis, car des effets rebond, le développement d’une accoutumance, un risque de psoriasis pustuleux généralisé et une toxicité locale ou systémique due à l’altération de la barrière cutanée ont été rapportés dans certains cas. Une utilisation dans le traitement du psoriasis impose une surveillance médicale attentive.

Application sur le visage

Une application prolongée sur le visage est déconseillée, cette zone étant davantage sujette aux risques d’atrophie cutanée. L'utilisation prolongée sur le visage de corticoïdes à activité forte expose à la survenue d'une dermite cortico-induite et paradoxalement cortico-sensible avec rebond après chaque arrêt. Un sevrage progressif, particulièrement difficile, est alors nécessaire.

Application sur les paupières

Une application prolongée sur les paupières est déconseillée en raison du risque de cataracte et de glaucome. En cas d’application sur cette zone, il conviendra de veiller à ce que le dermocorticoïde ne pénètre pas dans l’œil.

Infection concomitante

Un traitement antimicrobien approprié devra être utilisé chaque fois que les lésions inflammatoires traitées s’infectent. Une propagation de l’infection impose l’interruption de la corticothérapie locale et l’administration d’un traitement antimicrobien adapté.

Ulcères chroniques de jambe

Les corticoïdes locaux sont parfois utilisés en traitement des dermatites entourant les ulcères chroniques de jambe. Cet usage peut être associé à une augmentation des réactions d’hypersensibilité locale et du risque d’infection locale.

Risque d’inflammabilité

FLIXOVATE 0,005 % pommade contient de la paraffine. Informez vos patients de ne pas fumer ni de s’approcher de flammes nues en raison du risque de brûlures graves. Les tissus (vêtements, literie, pansements, etc.) qui ont été en contact avec ce produit brûlent plus facilement et peuvent constituer un risque d’incendie. Le lavage des vêtements et de la literie peut réduire l’accumulation de produit, mais ne peut pas l’éliminer totalement.

Si une intolérance locale apparaît, le traitement doit être interrompu et la cause doit en être recherchée.

Eviter tout contact avec les yeux et les muqueuses.

Troubles visuels

Des troubles visuels peuvent apparaitre lors d'une corticothérapie par voie systémique ou locale. En cas de vision floue ou d'apparition de tout autre symptôme visuel apparaissant au cours d'une corticothérapie, un examen ophtalmologique est requis à la recherche notamment d'une cataracte, d'un glaucome, ou d'une lésion plus rare telle qu'une choriorétinopathie séreuse centrale, décrits avec l'administration de corticostéroïdes par voie systémique ou locale.

Ce médicament contient 50 mg de propylène glycol dans chaque gramme de pommade. Le propylène glycol peut causer une irritation cutanée.

Interactions médicamenteuses

Des troubles métaboliques comme une diminution de la tolérance au glucose sont observés lors de l'utilisation concomitante de corticostéroïdes locaux et d'antidiabétiques. Prévenir le patient et renforcer l'autosurveillance glycémique et urinaire, surtout en début de traitement.

Effets indésirables

Infections et infestations 1
  • Très rare (< 1/10 000)
    • infections secondaires
Affections du système immunitaire 1
  • Très rare (< 1/10 000)
    • hypersensibilité
Affections endocriniennes 2
  • Très rare (< 1/10 000)
    • freination de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien
  • Fréquence non précisée
    • Syndrome cushingoïde
Affections vasculaires 1
  • Très rare (< 1/10 000)
    • télangiectasies
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 18
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • prurit
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • brûlure cutanée locale
  • Très rare (< 1/10 000)
    • atrophie cutanée — l’utilisation prolongée de corticoïdes d’activité forte
    • vergetures — l’utilisation prolongée de corticoïdes d’activité forte
    • hypertrichose — l’utilisation prolongée de corticoïdes d’activité forte
    • modifications de la pigmentation — l’utilisation prolongée de corticoïdes d’activité forte
    • purpura ecchymotique secondaire à l’atrophie — l’utilisation prolongée de corticoïdes d’activité forte
    • fragilité cutanée — l’utilisation prolongée de corticoïdes d’activité forte
  • Fréquence non précisée
    • éruptions acnéiformes ou pustuleuses
    • éruptions cutanées
    • dermatites allergiques de contact
    • exacerbations de syndromes sous-jacents
    • érythèmes
    • urticaires
    • psoriasis pustuleux
    • retard de cicatrisation des plaies atones
    • dermatite péri-orale — Au visage
    • aggraver une rosacée — Au visage
Affections oculaires 1
  • Fréquence indéterminée
    • Vision floue
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit

Les effets indésirables sont listés ci-dessous par classe organique et par fréquence. Les fréquences sont définies en : très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100 et <1/10), peu fréquents (≥1/1000 et <1/100), rare (≥1/10000 et <1/1000), très rare (<1/10000) incluant les rapports isolés, et fréquence indéterminée (ne pouvant être estimée sur la base des données disponibles).

Les effets indésirables très fréquents, fréquents et peu fréquents ont généralement été déterminés à partir des données d’études cliniques.

Les fréquences des groupes placebo et comparateur n’ont pas été pris en compte lors de l’attribution des fréquences des effets indésirables issus des essais cliniques car elles étaient généralement comparables à celles du groupe de traitement actif.

Après la commercialisation, des effets rares et très rares ont été rapportés.

Infections et infestations

Très rare : infections secondaires.

Des infections secondaires, particulièrement sous pansement occlusif ou dans les plis ont été rapportées lors de l’utilisation de corticoïdes locaux.

Affections du système immunitaire

Très rare : hypersensibilité.

Si des signes d’hypersensibilité apparaissent, le traitement doit être interrompu immédiatement.

Affections endocriniennes

Très rare : possibilité d’effets systémiques (voir rubrique 4.4) par freination de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien.

Syndrome cushingoïde (qui se traduit notamment par un faciès lunaire, une obésité centrale) et dont les troubles cutanés sont : atrophie cutanée, amincissement de la peau, sécheresse cutanée, vergetures, télangiectasies.

Affections vasculaires

Très rare : télangiectasies.

L’utilisation prolongée de corticoïdes d’activité forte peut entraîner des télangiectasies (à redouter particulièrement sur le visage).

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquent : prurit.

Peu fréquent : brûlure cutanée locale.

Très rare : l’utilisation prolongée de corticoïdes d’activité forte peut entraîner une atrophie cutanée, des vergetures (à la racine des membres notamment, et survenant plus volontiers chez les adolescents), une hypertrichose, des modifications de la pigmentation, un purpura ecchymotique secondaire à l’atrophie, une fragilité cutanée.

Des éruptions acnéiformes ou pustuleuses, une hypertrichose, des modifications de la pigmentation, des éruptions cutanées, des dermatites allergiques de contact, des exacerbations de syndromes sous-jacents, des érythèmes, des urticaires, un psoriasis pustuleux ont été rapportés.

Des brûlures locales et prurit ont été rapportés, cependant dans des essais cliniques, l’incidence de ces effets indésirables était généralement comparable aux groupes placebo et comparateur.

Au visage, les corticoïdes peuvent créer une dermatite péri-orale ou bien aggraver une rosacée (voir rubriques 4.4 et 4.3).

Il peut être observé un retard de cicatrisation des plaies atones, des escarres, des ulcères de jambe (voir rubrique 4.3).

Des exacerbations des signes et des symptômes de dermatoses et de dermatites de contact allergiques ont été rapportés avec l’utilisation des corticoïdes.

Le traitement du psoriasis avec un corticoïde (ou son arrêt) peut provoquer une forme pustuleuse de la maladie.

Affections oculaires

Fréquence indéterminée : Vision floue (voir rubrique 4.4)

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.

Surdosage

Signes et symptômes

L’absorption de propionate de fluticasone appliqué localement peut être suffisante pour engendrer des effets systémiques. Un surdosage aigu est très peu probable, mais, en cas de surdosage chronique ou de mésusage, des symptômes d’hypercortisolisme peuvent apparaître (voir rubrique 4.8).

Traitement

En cas de surdosage, le propionate de fluticasone devra être arrêté progressivement, en réduisant les fréquences d’application ou en lui substituant un dermocorticoïde d'activité moins forte, en raison du risque d’insuffisance corticosurrénalienne.

Voie nasale

Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple FLUTICASONE FUROATE SUBSTIPHARM 27,5 microgrammes/pulvérisation, suspension pour pulvérisation nasale) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 12 juin 2025.

Indications

Rhinite allergique saisonnière de l’adulte et de l’enfant de plus de 4 ans.

Rhinite allergique perannuelle de l’adulte et de l’enfant de plus de 12 ans.

Traitement symptomatique de la polypose nasosinusienne de l’adulte.

Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Grossesse Prudence

Pas de données fiables ; malformations (fente palatine) chez l'animal : à n'utiliser pendant la grossesse que si le bénéfice maternel dépasse le risque pour le fœtus ou le nouveau-né.

Confirmé par les sources française et américaine.

Le furoate de fluticasone ne sera utilisé pendant la grossesse que si les bénéfices attendus pour la mère sont supérieurs aux risques potentiels encourus par le fœtus ou le nouveau-né.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).

Allaitement Prudence

Passage dans le lait inconnu : à n'envisager pendant l'allaitement que si le bénéfice maternel dépasse le risque pour l'enfant.

Confirmé par les sources française et américaine.

L’administration de furoate de fluticasone aux femmes qui allaitent ne sera envisagée que si les bénéfices attendus pour la mère sont supérieurs aux risques potentiels encourus par le nouveau-né ou le nourrisson.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.

Mises en garde et précautions d'emploi

Les infections des voies nasales doivent être traitées de manière appropriée mais elles ne constituent pas une contre-indication au traitement par le propionate de fluticasone.

Des effets systémiques peuvent apparaître lors de traitement au long cours avec des doses élevées de corticoïdes par voie nasale. Le risque de retentissement systémique reste néanmoins moins important qu’avec les corticoïdes oraux et peut varier en fonction de la susceptibilité individuelle et de la composition de la spécialité corticoïde utilisée. Les effets systémiques possibles sont : syndrome de Cushing ou symptômes cushingoïdes, amincissement cutané, hématomes sous cutanés, insuffisance surrénalienne, retard de croissance chez les enfants et les adolescents, diminution de la densité osseuse, et plus rarement, troubles psychologiques et du comportement, comprenant hyperactivité psychomotrice, troubles du sommeil, anxiété, dépression ou agressivité (en particulier chez l’enfant).

L’administration conjointe de corticoïde par voie nasale chez les patients sous corticothérapie orale au long cours ne dispense pas des précautions nécessaires lors d’une réduction des doses de corticoïdes par voie orale. Celles-ci seront diminuées très progressivement et le sevrage devra être effectué sous surveillance médicale attentive (à la recherche de l’apparition de signes d’insuffisance surrénalienne aiguë ou subaiguë) se prolongeant au-delà de l’arrêt de la corticothérapie générale.

Le risque d’effets systémiques de freination cortico-surrénalienne et de retentissement sur la croissance est majoré en cas d’administration concomitante d’une corticothérapie par voie inhalée ou a fortiori par voie systémique.

Un retard de croissance a été rapporté chez des enfants recevant des corticoïdes par voie nasale. Par conséquent, les enfants doivent recevoir la dose minimale de corticoïdes permettant de maintenir le contrôle des symptômes.

Il est recommandé de mesurer régulièrement la taille des enfants en cas de traitement prolongé par corticoïdes par voie nasale et d’envisager une consultation auprès d’un pédiatre si nécessaire.

Un traitement par corticoïdes par voie nasale à des doses supérieures aux doses recommandées peut entraîner une insuffisance surrénalienne cliniquement significative. S’il s’avère nécessaire d’utiliser des doses supérieures aux doses recommandées, une corticothérapie de supplémentation par voie générale devra être envisagée lors des périodes de stress ou lorsqu’une intervention chirurgicale est prévue (voir rubrique 5.1 pour obtenir les données sur le propionate de fluticasone).

L’administration locale par voie nasale de corticoïde n’est pas recommandée chez les patients ayant présenté récemment une ulcération de la cloison nasale, ou ayant subi une intervention ou un traumatisme au niveau du nez, tant que la guérison n’est pas complète.

Avertir le patient qu’il s’agit d’un traitement régulier et continu. Dans la rhinite allergique, un délai de plusieurs jours de traitement peut être nécessaire avant d’observer les effets sur les symptômes de la rhinite allergique ; dans la polypose nasosinusienne, ce délai peut être de plusieurs semaines.

Il est possible que le traitement par propionate de fluticasone ne soit pas suffisant pour traiter les symptômes de la rhinite allergique saisonnière dans le cas d’une exposition particulièrement élevée aux pollens estivaux et un autre traitement devra y être associé.

Il conviendra d’assurer la perméabilité des fosses nasales pour assurer la diffusion optimale du produit. En avertir le patient en lui conseillant de les assécher par mouchage avant l’instillation.

En cas d’obstruction nasale majeure, un examen détaillé de la sphère ORL doit être pratiqué.

En cas de tuberculose pulmonaire, d’infection mycosique pulmonaire, l’instauration d’une surveillance étroite et d’un traitement adapté s’impose.

En cas de traitement prolongé, des examens détaillés de la muqueuse nasale s’imposent.

Le ritonavir peut augmenter considérablement les concentrations plasmatiques de propionate de fluticasone. Par conséquent, à moins que le bénéfice attendu pour le patient ne l’emporte sur le risque d’effets systémiques de la corticothérapie, il convient d’éviter de les administrer de façon concomitante. Le risque d’effets systémiques de la corticothérapie est également augmenté en cas d’administration concomitante de propionate de fluticasone avec d’autres inhibiteurs puissants du cytochrome P450 3A4 (voir rubrique 4.5).

Des troubles visuels peuvent apparaitre lors d'une corticothérapie par voie systémique ou locale. En cas de vision floue ou d'apparition de tout autre symptôme visuel apparaissant au cours d'une corticothérapie, un examen ophtalmologique est requis à la recherche notamment d'une cataracte, d'un glaucome, ou d'une lésion plus rare telle qu'une choriorétinopathie séreuse centrale, décrits avec l'administration de corticostéroïdes par voie systémique ou locale.

L'attention des sportifs sera attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors de contrôles antidopage.

FLIXONASE 50 microgrammes, suspension nasale en flacon pulvérisateur avec pompe doseuse contient 0,02 mg de chlorure de benzalkonium par dose.

Le chlorure de benzalkonium peut provoquer des irritations ou un gonflement à l’intérieur du nez, surtout s’il est utilisé sur une longue période.

Interactions médicamenteuses

Interaction avec les inhibiteurs du cytochrome CYP3A

Le furoate de fluticasone est rapidement éliminé par un effet de premier passage hépatique important, médié par le cytochrome P450 3A4.

Par analogie avec les résultats observés avec un autre corticoïde (propionate de fluticasone), également métabolisé par le CYP3A4, l’administration concomitante de ritonavir n’est pas recommandée en raison du risque d’augmentation de l’exposition systémique au furoate de fluticasone.

La prudence est recommandée lors de l’administration concomitante de furoate de fluticasone avec des inhibiteurs puissants du CYP3A (incluant les médicaments contenant du cobicistat), car une augmentation du risque de survenue d’effets indésirables systémiques est attendue. Leur coadministration doit être évitée à moins que le bénéfice attendu l’emporte sur le risque accru de survenue d’effets indésirables systémiques des corticoïdes ; si cela devait être le cas, les patients devront être surveillés afin de détecter d’éventuels effets indésirables systémiques liés aux corticoïdes. Une étude d’interaction du furoate de fluticasone administré par voie nasale avec le kétoconazole (inhibiteur puissant du CYP3A4) a montré que le nombre de sujets présentant des concentrations mesurables de furoate de fluticasone était plus important dans le groupe de sujets traités par kétoconazole (6 sujets sur 20) que dans le groupe des sujets recevant le placebo (1 sujet sur 20). Cette légère augmentation de l’exposition systémique n’a pas entraîné de différence statistiquement significative sur la cortisolémie des 24 heures entre les deux groupes.

Les données relatives à l’effet inducteur ou inhibiteur du furoate de fluticasone suggèrent, en théorie, l’absence de risque d’interaction potentielle aux doses préconisées par voie nasale avec les autres composés métabolisés par le cytochrome P450. En conséquence, aucune étude clinique

Effets indésirables

Affections du système immunitaire 5
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Réactions d’hypersensibilité grave
    • anaphylaxie grave
    • œdème de Quincke
    • rash
    • urticaire
Affections du système nerveux 4
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Céphalées
  • Fréquence indéterminée
    • Dysgueusie
    • agueusie
    • anosmie
Affections oculaires 2
  • Fréquence indéterminée
    • Modifications oculaires transitoires
    • vision floue
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 10
  • Très fréquent (≥ 1/10)
    • Epistaxis
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • Ulcération nasale
    • dyspnée
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • Rhinalgie
    • gêne au niveau des fosses nasales
    • sécheresse de la muqueuse nasale
  • Très rare (< 1/10 000)
    • Perforation de la cloison nasale
  • Fréquence indéterminée
    • Bronchospasme
    • dysphonie
    • aphonie
Affections musculo-squelettiques et systémiques (Enfants) 1
  • Fréquence indéterminée
    • Retard de croissance — enfant
1
  • Fréquence non précisée
    • effets systémiques — notamment quand ils sont prescrits à fortes doses pendant une période prolongée
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit

Résumé du profil de sécurité

Epistaxis, ulcération nasale et céphalées sont les effets indésirables les plus fréquemment rapportés au cours du traitement par furoate de fluticasone. Les effets indésirables les plus graves rapportés sont de rares cas de réactions d’hypersensibilité, incluant des réactions anaphylactiques (moins de 1 cas pour 1 000 patients).

Présentation tabulée des effets indésirables

Plus de 2 700 patients ont été traités par furoate de fluticasone dans les études d’efficacité et de sécurité dans la rhinite allergique saisonnière et perannuelle. La population pédiatrique exposée au furoate de fluticasone dans les études d’efficacité et de sécurité dans la rhinite allergique saisonnière et perannuelle a inclus 243 patients âgés de 12 à moins de 18 ans, 790 patients âgés de 6 à moins de 12 ans et 241 patients âgés de 2 à moins de 6 ans.

Les fréquences des effets indésirables mentionnés ci-dessous sont issues des études cliniques.

La convention suivante a été utilisée afin d’établir une classification des fréquences : très fréquent (≥1/10) ; fréquent (≥1/100, <1/10) ; peu fréquent (≥1/1 000, <1/100) ; Rare (≥1/10 000, <1/1 000) ; très rare (<1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Affections du système immunitaire

Rare

|

Réactions d’hypersensibilité incluant anaphylaxie, œdème de Quincke, rash, et urticaire.

Affections du système nerveux

Fréquent

|

Céphalées

Fréquence indéterminée

|

Dysgueusie, agueusie, anosmie

Affections oculaires

Fréquence indéterminée

|

Modifications oculaires transitoires (voir Expérience clinique), vision floue (voir rubrique 4.4)

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Très fréquent

|

* Epistaxis

Fréquent

|

Ulcération nasale, dyspnée**

Peu fréquent

|

Rhinalgie, gêne au niveau des fosses nasales (incluant sensation de brûlure, irritation et douleur), sécheresse de la muqueuse nasale.

Très rare

|

Perforation de la cloison nasale

Fréquence indéterminée

|

Bronchospasme, dysphonie, aphonie

Affections musculo-squelettiques et systémiques (Enfants)

Fréquence indéterminée

|

*** Retard de croissance (voir Expérience clinique).

Description d’effets indésirables sélectionnés

Epistaxis

* L’épistaxis était en général d’intensité faible à modérée. Chez les adultes et les adolescents, l’incidence d’épistaxis était supérieure lors d’une utilisation au long cours (plus de 6 semaines) par rapport à une utilisation à court terme (jusqu’à 6 semaines).

Effets systémiques

L’administration de corticoïdes par voie nasale, notamment quand ils sont prescrits à fortes doses pendant une période prolongée peut entraîner des effets systémiques (voir rubrique 4.4). Des cas de retard de croissance ont été rapportés chez les enfants sous corticothérapie par voie nasale.

** Des cas de dyspnée ont été rapportés chez plus de 1 % des patients dans les essais cliniques réalisés avec le furoate de fluticasone ; des taux similaires ont également été observés dans les groupes placebo.

Population pédiatrique

La sécurité chez les enfants de moins de 6 ans n’a pas été entièrement établie. La fréquence, le type et la sévérité des effets indésirables observés dans la population pédiatrique sont similaires à ceux observés dans la population adulte.

Epistaxis

* Dans les études cliniques pédiatriques d’une durée allant jusqu’à 12 semaines, l’incidence des cas d’épistaxis était similaire pour les enfants traités par furoate de fluticasone et par placebo.

Retard de croissance

*** Au cours d’une étude clinique d’un an évaluant la croissance chez des enfants prépubères recevant 110 microgrammes de furoate de fluticasone une fois par jour, une différence moyenne de la vitesse de croissance de -0,27 cm par an a été observée dans le groupe de traitement par rapport au placebo (voir Efficacité clinique et sécurité ci-dessous).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance – Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.

Surdosage

Au cours d’une étude de biodisponibilité, il n’a pas été observé de réaction indésirable systémique après administration pendant 3 jours de doses intranasales allant jusqu’à 2 640 microgrammes par jour (voir rubrique 5.2).

Un surdosage aigu ne nécessite pas en général de mesure particulière autre que la surveillance du patient.

Spécialités commercialisées au Maroc

1 produit(s) à base de Fluticasone seule, du catalogue marocain, dont la posologie de référence est celle d'une spécialité française de même dosage et de même forme. Ouvrez un produit pour la lire. Les produits sans équivalent sûr n'en affichent pas : voir tous les médicaments de cette substance.

Posologie par spécialité française

Textes officiels de l'ANSM (France) : 14 spécialité(s) à base de Fluticasone seule, et 54 association(s) avec d'autres substances. Ouvrez une spécialité pour lire la posologie de son résumé des caractéristiques du produit.

Ces fiches sont une aide à la consultation. Prescrire, dispenser ou conseiller reste une décision du professionnel de santé, qui en assume la responsabilité après vérification du résumé des caractéristiques du produit en vigueur.

14 spécialité(s)

Voie cutanée 2
FLIXOVATE 0,05 %, crème0,05 g
FLIXOVATE 0,005 %, pommade0,005 g
Voie inhalée 8
FLIXOTIDE DISKUS 100 microgrammes/dose, poudre pour inhalation en récipient unidose100 microgrammes
FLIXOTIDE DISKUS 250 microgrammes/dose, poudre pour inhalation en récipient unidose250 microgrammes
FLIXOTIDE DISKUS 500 microgrammes/dose, poudre pour inhalation en récipient unidose500 microgrammes
FLIXOTIDE 125 microgrammes/dose, suspension pour inhalation en flacon pressurisé125 microgrammes
FLIXOTIDE 250 microgrammes/dose, suspension pour inhalation en flacon pressurisé250 microgrammes
FLIXOTIDE 50 microgrammes/dose, suspension pour inhalation en flacon pressurisé50 microgrammes
PROPIONATE DE FLUTICASONE TEVA 125 microgrammes/dose, suspension pour inhalation en flacon pressurisé125 microgrammes
PROPIONATE DE FLUTICASONE TEVA 250 microgrammes/dose, suspension pour inhalation en flacon pressurisé250 microgrammes
Voie nasale 4
FLIXONASE 50 microgrammes/dose, suspension nasale en flacon pulvérisateur avec pompe doseuse50 microgrammes
FIXORINOX 50 microgrammes/dose, suspension pour pulvérisation nasale50 microgrammes
FLUTICASONE FUROATE SUBSTIPHARM 27,5 microgrammes/pulvérisation, suspension pour pulvérisation nasale27,5 microgrammes
FLUTICASONE FUROATE TEVA 27,5 microgrammes/pulvérisation, suspension pour pulvérisation nasale27,5 microgrammes

Sources

  • Résumés des caractéristiques du produit (RCP) publiés par l'ANSM (base de données publique des médicaments) et par l'Agence européenne des médicaments (EMA)
  • Étiquetage des médicaments de la FDA américaine (openFDA), pour la grossesse, l'allaitement et la pédiatrie
  • LactMed (Institut national américain de la santé), pour l'allaitement

Texte officiel le plus récent : 12 juin 2025.

Informations à but non commercial, établies à partir de sources officielles et réunies pour aider les professionnels de santé dans leur travail.

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