Voie inhalée
Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple PROPIONATE DE FLUTICASONE TEVA 250 microgrammes/dose, suspension pour inhalation en flacon pressurisé) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 11 février 2025.
Indications
Traitement continu anti-inflammatoire de l'asthme persistant*.
*L'asthme persistant se définit par l'existence de symptômes diurnes pluri-hebdomadaires et/ou de symptômes nocturnes plus de 2 fois par mois.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Grossesse Prudence
Données limitées : la fluticasone inhalée ne doit être envisagée pendant la grossesse que si le bénéfice maternel l'emporte sur le risque fœtal, à la plus faible dose efficace.
Confirmé par les sources française et américaine.
L’administration de propionate de fluticasone au cours de la grossesse ne doit être envisagée que si le bénéfice attendu pour la mère l’emporte sur tout risque possible pour le fœtus.
Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).
Allaitement Prudence
Taux plasmatiques faibles après inhalation ; le bénéfice du traitement et de l'allaitement doit être mis en balance avec les risques potentiels pour le nouveau-né.
Confirmé par les sources française et américaine.
Le bénéfice thérapeutique de l’utilisation de propionate de fluticasone chez la femme et le bénéfice de l’allaitement pour le nouveau-né doivent être mesurés aux risques potentiels pour le nouveau-né.
Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.
Mises en garde et précautions d'emploi
Si un patient développe en quelques jours une augmentation rapide de sa consommation en bronchodilatateurs bêta-2 mimétiques d'action rapide et de courte durée par voie inhalée, on doit craindre (surtout si les valeurs du débitmètre de pointe s'abaissent et/ou deviennent irrégulières) une décompensation de sa maladie et la possibilité d'une évolution vers un asthme aigu grave (état de mal asthmatique). Le médecin devra également prévenir le patient de la nécessité dans ce cas, d'une consultation immédiate.
La conduite thérapeutique devra alors être réévaluée.
Une décompensation soudaine et progressive du contrôle de l’asthme est susceptible de mettre en jeu le pronostic vital du patient. Une augmentation de la corticothérapie doit alors être envisagée. Chez les patients à risque, la surveillance quotidienne du débit de pointe est conseillée.
Le patient doit être averti que l'amélioration de son état clinique ne doit pas conduire à une modification de son traitement, en particulier à l'arrêt de la corticothérapie par voie inhalée, sans avis médical.
Le traitement par Flixotide ne devra pas être interrompu brusquement.
Comme d’autres corticoïdes destinés à être administrés par voie inhalée, Flixotide doit être utilisé avec précaution chez les patients atteints de tuberculose pulmonaire.
En cas d'infection bronchique ou de bronchorrhée abondante, un traitement approprié est nécessaire afin de favoriser la diffusion optimale du produit dans les voies respiratoires.
En cas de déstabilisation de l'asthme, ou de contrôle insuffisant des exacerbations d'asthme malgré des doses maximales de corticoïdes par voie inhalée, un traitement par corticothérapie par voie générale en cure courte doit être envisagé. Il est alors nécessaire de maintenir la corticothérapie inhalée associée au traitement par voie générale.
Des effets systémiques peuvent apparaître en particulier lors de traitements au long cours avec des doses élevées de corticoïdes par voie inhalée. Le risque de retentissement systémique reste néanmoins moins important avec les corticoïdes inhalés qu’avec les corticoïdes oraux (voir rubrique 4.9). Les effets systémiques possibles sont syndrome de Cushing ou symptômes cushingoïdes, amincissement cutané, hématomes sous cutanés, insuffisance surrénalienne, retard de croissance chez les enfants et les adolescents, diminution de la densité minérale osseuse, et plus rarement, troubles psychologiques et du comportement comprenant hyperactivité psychomotrice, troubles du sommeil, anxiété, dépression ou agressivité (en particulier chez l’enfant). Il convient donc de toujours veiller à rechercher la posologie minimale efficace permettant de maintenir le contrôle de l’asthme (voir rubrique 4.8 « Effets indésirables »).
La croissance des enfants recevant une corticothérapie inhalée à long terme devra être régulièrement surveillée.
L'administration conjointe de corticoïdes par voie inhalée chez les asthmatiques sous corticothérapie orale au long cours (patients corticodépendants) ne dispense pas des précautions nécessaires lors d'une réduction des doses de corticoïde par voie orale. Celles-ci seront diminuées très progressivement et le sevrage devra être effectué sous surveillance médicale attentive (à la recherche de l'apparition de signes d'insuffisance surrénale aiguë ou subaiguë) se prolongeant au-delà de l'arrêt de la corticothérapie par voie générale.
De même, le remplacement d’une corticothérapie orale par la voie inhalée peut parfois démasquer des allergies, telles que rhinite allergique ou eczéma, préalablement contrôlées par le traitement systémique.
Le risque d’avoir une réponse surrénalienne inadaptée aux situations d’urgence et/ou aux situations susceptibles de déclencher un état de stress (y compris les actes chirurgicaux), doit toujours rester présent à l’esprit surtout chez les patients prenant des doses élevées au long cours. Une corticothérapie substitutive adaptée devra être envisagée (voir rubrique 4.9). Un avis spécialisé pourra être requis.
Aux doses recommandées, Flixotide n’a généralement pas d’impact sur la fonction surrénalienne. L'administration de propionate de fluticasone par voie inhalée favorise la diminution du recours aux corticoïdes oraux mais elle ne prévient pas le risque d’apparition d’une insuffisance surrénalienne résultant d’une administration antérieure ou intermittente de corticoïdes oraux. Un avis spécialisé pourra être requis.
Après commercialisation, des cas d’interactions médicamenteuses cliniquement significatives ont été rapportés chez des patients ayant reçu du propionate de fluticasone sous forme inhalée ou intranasale et du ritonavir, entraînant des effets systémiques liés aux corticoïdes incluant syndrome de Cushing et inhibition de la fonction surrénalienne. Par conséquent, l’administration concomitante de propionate de fluticasone et de ritonavir doit être évitée, à moins que le bénéfice potentiel pour le patient l’emporte sur le risque d'effets indésirables systémiques liés aux corticoïdes (voir rubrique 4.5).
Comme avec tout autre traitement par voie inhalée, il peut se produire un bronchospasme paradoxal caractérisé par une augmentation immédiate des sifflements après la prise. Il doit être traité immédiatement avec un bronchodilatateur à action rapide et de courte durée par voie inhalée. Il convient alors de cesser immédiatement l'administration du propionate de fluticasone, d'évaluer l'état du patient et, au besoin, d'instaurer un autre traitement (Voir rubrique 4.8 « effets indésirables »).
Des augmentations de la glycémie ont été très rarement rapportées (voir rubrique 4.8). Ceci doit être pris en compte lors de la prescription à des patients diabétiques.
La technique d’inhalation du patient doit être vérifiée afin de s’assurer que l’activation de l’inhalateur est synchronisée avec l’inspiration pour que le produit soit délivré de façon optimale jusqu’au poumon.
L'attention des sportifs sera attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopages.
Des troubles visuels peuvent apparaitre lors d’une corticothérapie par voie systémique ou locale. En cas de vision floue ou d’apparition de tout autre symptôme visuel apparaissant au cours d’une corticothérapie, un examen ophtalmologique est requis à la recherche notamment d’une cataracte, d’un glaucome, ou d’une lésion plus rare telle qu’une choriorétinopathie séreuse centrale, décrits avec l’administration de corticostéroïdes par voie systémique ou locale.
Interactions médicamenteuses
Dans les conditions normales d’emploi, les concentrations plasmatiques de fluticasone atteintes après administration par voie inhalée sont faibles du fait d’un effet de premier passage présystémique important (hépatique et intestinal) et d’une forte clairance plasmatique par une importante métabolisation médiée par le cytochrome P450 3A4. Par conséquent, le risque d’interactions cliniquement significatives avec le propionate de fluticasone semble faible.
Une étude d’interaction chez des volontaires sains recevant du propionate de fluticasone par voie nasale a montré que le ritonavir (un inhibiteur très puissant du cytochrome P450 3A4) à la dose de 100 mg deux fois par jour augmentait de plusieurs centaines de fois les concentrations plasmatiques de propionate de fluticasone, entraînant une diminution marquée des concentrations en cortisol plasmatique. Il n'y a pas de données documentant l'interaction avec le propionate de fluticasone administré par voie inhalée, mais une augmentation importante des concentrations plasmatiques est attendue. Des cas de syndrome de Cushing et d'inhibition de la fonction surrénalienne ont été rapportés. Des cas de syndrome de Cushing et d’inhibition de la fonction surrénalienne ont été rapportés. Une augmentation de l’exposition systémique et du risque d’effets d’indésirables systémiques est attendue en cas d’administration concomitante d’inhibiteurs puissant du CYP3A, incluant les médicaments contenant du cobicistat). Par conséquent, l’administration concomitante de propionate de fluticasone et de ritonavir doit être évitée, à moins que le bénéfice ne l’emporte sur le risque accru d'effets indésirables systémiques de la corticothérapie, auquel cas, les patients doivent être surveillés en vue de détecter les éventuels effets secondaires des corticostéroïdes.
Une étude de faible effectif menée chez des volontaires sains a montré que le kétoconazole, inhibiteur un peu moins puissant du cytochrome P450 3A4 augmentait de 150 % l'exposition systémique d'une dose de propionate de fluticasone par voie inhalée. La réduction du cortisol plasmatique était plus importante que celle observée après l'administration de propionate de fluticasone seul. Une augmentation de l'exposition systémique et du risque d'effets indésirables systémiques est attendue en cas d'administration concomitante d'autres inhibiteurs puissants du cytochrome P450 3A4 (ex : itraconazole, clarithromycine, télithromycine, atazanavir, indinavir, nelfinavir ou saquinavir). La prudence est requise et, dans la mesure du possible, l'association au long cours avec ce type de médicaments devra être évitée.
Des études ont également montré que l’érythromycine provoque une augmentation négligeable de l’exposition systémique au propionate de fluticasone sans réduction significative de la concentration sérique de cortisol.
Effets indésirables
Infections et infestations 2
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Candidose buccale et pharyngée
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Pneumonie — chez des patients présenatnt une BPCO
Affections du système immunitaire 4
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Réactions cutanées d'hypersensibilité
- Très rare (< 1/10 000)
- Angio-œdème
- Symptômes respiratoires (dyspnée et/ou bronchospasme)
- Réactions anaphylactiques
Affections endocriniennes 5
- Très rare (< 1/10 000)
- Syndrome de Cushing
- tableau cushingoïde
- inhibition de la fonction surrénalienne
- retard de croissance chez l'enfant et l'adolescent
- diminution de la densité minérale osseuse
Affections oculaires 3
- Très rare (< 1/10 000)
- Cataracte
- glaucome
- Fréquence indéterminée
- Vision floue
Troubles du métabolisme et de la nutrition 1
- Très rare (< 1/10 000)
- Hyperglycémie
Affections psychiatriques 5
- Très rare (< 1/10 000)
- Anxiété — principalement chez l'enfant
- troubles du sommeil — principalement chez l'enfant
- modifications comportementales notamment hyperactivité et irritabilité — principalement chez l'enfant
- Fréquence indéterminée
- Dépression — principalement chez l'enfant
- agressivité — principalement chez l'enfant
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 4
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Irritation de la gorge
- Raucité de la voie/dysphonie
- Fréquence indéterminée
- Epistaxis
- Fréquence non précisée
- bronchospasme paradoxal
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 1
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Hématome (ou échymose)
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit
Les effets indésirables sont indiqués ci-dessous par classe de systèmes d'organes et par fréquence. Les fréquences sont définies comme suit : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 et < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 et < 1/100), rare (≥ 1/10 000 et < 1/1 000), très rare (< 1/10 000) y compris les cas isolés, et fréquence indéterminée (ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles). Les effets très fréquents, fréquents et peu fréquents sont généralement issus des essais cliniques. Les effets rares et très rares sont généralement issus des notifications spontanées.
Classes de systèmes d'organes
|
Evénement indésirable
|
Fréquence
Infections et infestations
|
Candidose buccale et pharyngée
|
Très fréquent
Pneumonie (chez des patients présenatnt une BPCO)
|
Fréquent
Affections du système immunitaire
|
Réactions d'hypersensibilité avec les manifestations suivantes :
Réactions cutanées d'hypersensibilité
Angio-œdème (principalement œdème facial et oropharyngé)
Symptômes respiratoires (dyspnée et/ou bronchospasme)
Réactions anaphylactiques
|
Peu fréquent
Très rare
Très rare
Très rare
Affections endocriniennes
|
Syndrome de Cushing, tableau cushingoïde, inhibition de la fonction surrénalienne, retard de croissance chez l'enfant et l'adolescent, diminution de la densité minérale osseuse
|
Très rare
Affections oculaires
|
Cataracte, glaucome
|
Très rare
|
Vision floue (voir rubrique 4.4)
|
Fréquence indéterminée
Troubles du métabolisme et de la nutrition
|
Hyperglycémie (voir rubrique 4.4)
|
Très rare
Affections psychiatriques
|
Anxiété, troubles du sommeil, modifications comportementales notamment hyperactivité et irritabilité (principalement chez l'enfant)
|
Très rare
Dépression, agressivité (principalement chez l'enfant)
|
Fréquence indéterminée
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
|
Irritation de la gorge
Raucité de la voie/dysphonie
Epistaxis
|
Fréquent
Fréquent
Fréquence indéterminée
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
|
Hématome (ou échymose)
|
Fréquent
Un enrouement de la voix et une candidose oropharyngée (muguet) peuvent survenir chez certains patients. Ce risque peut être diminué en se rinçant la bouche à l'eau après chaque utilisation de l'inhalateur. Les candidoses symptomatiques peuvent être traitées avec des antifungiques locaux tout en poursuivant le traitement par PROPIONATE DE FLUTICASONE TEVA.
Les effets systémiques possibles sont les suivants : syndrome de Cushing, tableau clinique cushingoïde, inhibition de la fonction surrénalienne, retard de croissance, diminution de la densité minérale osseuse, cataracte, glaucome (voir rubrique 4.4).
Comme avec d'autres traitements par voie inhalée, un bronchospasme paradoxal peut survenir (voir rubrique 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr
Surdosage
Surdosage aigu : L'administration de propionate de fluticasone par voie inhalée à des doses supérieures à celles recommandées peut entraîner une inhibition temporaire de la fonction surrénalienne. Il n'y a pas lieu d'adopter de mesure d'urgence et le traitement par voie inhalée peut être poursuivi à la posologie suffisante pour contrôler l'asthme. La fonction surrénalienne se rétablit en quelques jours et peut être vérifiée par les mesures du cortisol plasmatique.
Surdosage chronique : Un traitement au long cours avec des doses supérieures à celles préconisées peut entrainer une inhibition des fonctions corticosurrénaliennes significative. Des cas d'insuffisance surrénalienne aiguë ont été très rarement rapportés chez des enfants exposés à une posologie supérieure à celle recommandée (généralement 1 000 microgrammes par jour et plus) pendant de longues durées (plusieurs mois ou plusieurs années). Les symptômes observés étaient une hypoglycémie et une diminution de la conscience et/ou des convulsions. Les situations à risque de déclencher une insuffisance surrénalienne aiguë sont les suivantes : traumatisme, intervention chirurgicale, infection ou toute diminution rapide de la posologie. Une surveillance de la fonction surrénalienne peut être indiquée. Le traitement par propionate de fluticasone par voie inhalée peut être poursuivi à la posologie suffisante pour contrôler l'asthme.