Voie systémique (orale ou injectable)
Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple NEOFORDEX 40 mg, comprimé) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 26 août 2026.
Indications
DEXLIQ est indiqué dans :
• Infections et infestations : Méningite tuberculeuse, conjointement avec un traitement anti-infectieux exclusivement.
• Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (y compris kystes et polypes) :
o Traitement palliatif des pathologies néoplasiques.
o Prophylaxie et traitement des vomissements induits par les cytostatiques, la chimiothérapie émétisante dans le cadre d’un traitement antiémétique.
o Traitement du myélome multiple symptomatique, de la leucémie aiguë lymphoïde/lymphoblastique, de la maladie de Hodgkin et du lymphome non hodgkinien, en association avec d'autres médicaments.
• Affections hématologiques et du système lymphatique : Purpura thrombopénique idiopathique chez l’adulte.
• Affections du système immunitaire : Traitement initial des affections auto-immunes telles que le lupus érythémateux disséminé.
• Affections endocriniennes : essai diagnostique de l’hyperfonction adrénocorticale (test de freinage à la dexaméthasone).
• Affections du système nerveux : Œdème cérébral (uniquement avec symptômes de pression intracrânienne mis en évidence par tomodensitométrie) causé par une tumeur cérébrale, une intervention neurochirurgicale ou un abcès cérébral.
• Affections vasculaires : Phases actives des vascularites systémiques, comme la périartérite noueuse (il convient de limiter la durée du traitement à deux semaines en cas de sérologie positive concomitante pour l'hépatite B).
• Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :
o Exacerbations aiguës de l’asthme lorsque l’emploi d’un corticostéroïde oral est approprié.
o Croup.
• Affections de la peau et du tissu sous-cutané : Traitement initial des maladies cutanées étendues, sévères, aiguës, répondant aux glucocorticoïdes, par exemple l’érythrodermie ou le pemphigus vulgaire.
• Affections musculo-squelettiques et systémiques :
o Phase évolutive sévère d’une polyarthrite rhumatoïde active, par exemple formes destructrices évoluant rapidement et/ou manifestations extra-articulaires.
o Évolution systémique sévère d’une arthrite idiopathique juvénile (maladie de Still).
o Myosite.
• Actes médicaux et chirurgicaux : Prévention et traitement des vomissements postopératoires, dans le cadre d’un traitement antiémétique.
Contre-indications
Hypersensibilité au principe actif ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Infection virale active (notamment hépatite virale, herpès, varicelle, zona).
États psychotiques non contrôlés.
En cas d’administration de dexaméthasone en association avec d’autres médicaments, se reporter aux résumés des caractéristiques du produit respectifs pour d’autres contre-indications.
Grossesse Contre-indiqué
⚠ Divergence FR/US — La dexaméthasone peut provoquer des malformations (toxicité sur la reproduction chez l'animal) ; Neofordex ne doit pas être utilisé pendant la grossesse sauf nécessité absolue (situation clinique le justifiant), avec contraception et, en association à la thalidomide ou ses analogues, programme de prévention de la grossesse.
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
Neofordex ne doit pas être utilisé pendant la grossesse à moins que la situation clinique de la femme ne justifie un traitement avec la dexaméthasone.
Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).
Allaitement Déconseillé
⚠ Divergence FR/US — Les glucocorticoïdes passent dans le lait avec des effets observés chez l'enfant ; il faut décider d'interrompre l'allaitement ou de s'abstenir du traitement.
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
Une décision doit être prise soit d’interrompre l’allaitement, soit d’interrompre/de s’abstenir du traitement avec Neofordex en prenant en compte le bénéfice de l’allaitement pour l’enfant au regard du bénéfice du traitement pour la femme.
Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.
Mises en garde et précautions d'emploi
Il est possible de réduire au maximum les effets indésirables en utilisant la plus faible dose efficace pendant la période minimale et en administrant la dose quotidienne requise en une seule fois le matin ou, lorsque c’est possible, en une dose matinale un jour sur deux. Un examen fréquent des patients est nécessaire afin de titrer la dose de manière appropriée en fonction de l’activité de la maladie. Lorsqu'une réduction de la posologie est possible, celle-ci doit être progressive (voir rubrique 4.2 « Posologie et mode d'administration »).
Suppression surrénalienne
Une insuffisance adrénocorticale, qui est causée par le traitement par glucocorticoïdes, peut, selon la dose et la durée du traitement, persister pendant de nombreux mois et dans certains cas pendant plus d’un an, après l’arrêt du traitement. L'arrêt des corticostéroïdes après un traitement prolongé doit par conséquent toujours être progressif afin d'éviter une insuffisance surrénalienne aiguë, l'arrêt doit être progressif sur plusieurs semaines ou plusieurs mois en fonction de la dose et de la durée du traitement. Chez les patients ayant reçu des doses supérieures à la dose physiologique de corticostéroïdes systémiques (environ 1 mg de dexaméthasone) pendant plus de 3 semaines, l’arrêt ne doit pas être brutal.
La conduite à tenir pour la réduction posologique dépendra largement de la probabilité de récidive de la maladie due à la réduction de la dose de corticostéroïdes systémiques. Une évaluation clinique de l'activité de la maladie peut être nécessaire durant l’arrêt.
Si la récidive de la maladie est peu probable lors du retrait des corticostéroïdes systémiques, mais en cas d’incertitudes concernant la suppression de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS), la dose de corticostéroïdes systémiques peut être réduite rapidement aux doses physiologiques. Une fois qu’une dose quotidienne de 1 mg de dexaméthasone est atteinte, la réduction posologique doit être plus lente, afin de permettre la récupération de l’axe HHS.
L’arrêt brutal d’un traitement par corticostéroïdes systémiques d’une durée de trois semaines au maximum est approprié si la récidive de la maladie est considérée comme peu probable.
Il est peu probable que l’arrêt brutal de doses allant jusqu’à 6 mg par jour de dexaméthasone pendant 3 semaines conduise à une suppression cliniquement importante de l'axe HHS chez la majorité des patients.
Dans les groupes de patients suivants, l’arrêt progressif du traitement par corticostéroïdes systémiques doit être envisagé même après des cures de 3 semaines ou moins :
Patients ayant reçu des cures répétées de corticostéroïdes systémiques, en particulier de durée supérieure à 3 semaines.
• Une cure de courte durée a été prescrite dans l’année suivant l’arrêt d’un traitement à long terme (plusieurs mois ou plusieurs années).
• Patients ayant d'autres causes d’insuffisance adrénosurrénalienne que le traitement par corticostéroïdes exogènes.
• Patients recevant des doses de corticostéroïdes systémiques supérieures à 6 mg de dexaméthasone par jour.
• Patients prenant des doses le soir de manière répétée.
Situations nécessitant une attention particulière
Le traitement par DEXLIQ ne doit être mis en œuvre que dans indications les plus sérieuses, et, si nécessaire, un traitement anti-infectieux ciblé supplémentaire doit être administré dans les cas suivants :
• Infections virales actives (herpès, zona, varicelle, kératite herpétique)
• Hépatite chronique active Ag HBs-positive
• Période allant d’environ 8 semaines avant à 2 semaines après l'administration de vaccins vivants
• Mycoses et parasitoses systémiques (par exemple, nématodes)
• Poliomyélite
• Lymphadénite après vaccination BCG
• Infections bactériennes aiguës et chroniques
• Antécédents de tuberculose (risque de réactivation). Utiliser uniquement sous protection tuberculostatique
En outre, le traitement par DEXLIQ ne doit être mis en œuvre qu’en cas d’indications sérieuses et, si nécessaires, un traitement spécifique supplémentaire doit être administré dans les cas suivants :
• Ulcères gastro-intestinaux
• Ostéoporose sévère
• Difficultés à réguler une pression artérielle élevée
• Difficultés à réguler un diabète malin
• Affections psychiatriques (y compris antécédents)
• Glaucome à angle fermé et à angle ouvert
• Ulcérations et lésions cornéennes
• Insuffisance cardiaque sévère
Réaction anaphylactique
Des réactions anaphylactiques graves sont possibles.
Tendinite
Le risque de tendinite et de rupture du tendon est augmenté chez les patients traités de manière concomitante par glucocorticoïdes et fluoroquinolones.
Myasthenia gravis
Un myasthenia gravis préexistant peut présenter une détérioration au début du traitement par dexaméthasone.
Œdème cérébral ou pression intracrânienne élevée
Les corticostéroïdes ne doivent pas être utilisés en cas de blessure à la tête car il est probable qu’ils n’auront aucun bénéfice et pourront même être nocifs.
Perforation intestinale
En raison du risque de perforation intestinale, DEXLIQ ne doit être utilisé qu’en cas d’urgence et dans le cadre d’une surveillance appropriée dans les situations suivantes :
• Rectocolite hémorragique sévère avec menace de perforation
• Diverticulite
• Entéro-anastomose (postopératoire immédiat)
Les signes d’irritation péritonéale après une perforation gastro-intestinale peuvent être absents chez les patients recevant des doses élevées de glucocorticoïdes.
Maladie intercurrente et stress
Lors d’un traitement prolongé, toute maladie intercurrente, traumatisme, stress ou intervention chirurgicale nécessiteront une augmentation temporaire de la posologie ; si les corticostéroïdes ont été arrêtés après un traitement prolongé, il peut être nécessaire de les réintroduire temporairement.
Les patients stressés peuvent nécessiter des doses plus élevées de corticostéroïdes avant, pendant et après la période de situation stressante.
Pendant le traitement par DEXLIQ pour des conditions de stress physique spécifique (traumatisme, chirurgie, accouchement, etc.), une augmentation temporaire de la dose peut être nécessaire. Même en cas d’insuffisance adrénocorticale prolongée après l'arrêt du traitement, l’administration de glucocorticoïdes peut être nécessaire dans les situations physiquement stressantes. Une insuffisance adrénocorticale aiguë induite par le traitement peut être minimisée en réduisant lentement la dose jusqu’au moment planifié pour l’arrêt.
Effets anti-inflammatoires/immunosuppresseurs/Infection
Les corticoïdes peuvent exacerber les infections fongiques systémiques et ne doivent être utilisés qu’en cas de besoin pour contrôler des réactions médicamenteuses dues à l'amphotéricine. Dans certains cas, l’utilisation concomitante d'amphotéricine et d'hydrocortisone a été suivie d’une augmentation de volume du cœur et d’une insuffisance cardiaque.
L’administration de vaccins à virus vivant est contre-indiquée chez les personnes recevant des doses immunosuppressives de corticostéroïdes. Si des vaccins viraux ou bactériens inactivés sont administrés à des sujets recevant des doses immunosuppressives de corticostéroïdes, il se peut que la réponse sérique attendue ne soit pas obtenue.
La suppression de la réponse inflammatoire et de la fonction immunitaire augmente la sensibilité aux infections et leur sévérité. Les manifestations cliniques peuvent être atypiques et des infections graves comme la septicémie et la tuberculose peuvent passer inaperçues et atteindre un stade avancé avant d’être diagnostiquées.
Un traitement antimicrobien approprié doit accompagner le traitement par glucocorticoïdes lorsqu’il est nécessaire, par exemple dans la tuberculose et les infections virales et fongiques de l'œil.
Le traitement par DEXLIQ peut masquer les symptômes d’une infection existante ou en développement, rendant le diagnostic plus difficile. Il existe un risque de baisse de la résistance et d'incapacité à localiser l’infection chez les patients sous corticostéroïdes.
La varicelle est particulièrement préoccupante, car cette pathologie normalement mineure peut être fatale chez les patients immunodéprimés. Il est doit être conseillé aux patients (ou aux parents d’enfants) sans antécédents certains de varicelle d'éviter les contacts personnels étroits avec la varicelle ou le zona et, en cas d’exposition, ils doivent consulter un médecin en urgence. Une immunisation passive par immunoglobuline varicelle/zona (VZIG) est nécessaire par les patients non immunisés exposés qui reçoivent des corticostéroïdes systémiques ou les ont utilisés au cours des trois mois précédents ; celle-ci doit être administrée dans les dix jours suivant l’exposition à la varicelle. Si un diagnostic de varicelle est confirmé, la maladie nécessite des soins spécialisés et un traitement en urgence. Les corticostéroïdes ne doivent pas être arrêtés et une augmentation de la dose peut être nécessaire.
La rougeole peut avoir une évolution plus grave et même mortelle chez les patients immunodéprimés. Chez ces patients, enfants ou adultes, une attention particulière est nécessaire afin d'éviter l'exposition à la rougeole. En cas d’exposition, une prophylaxie par un mélange d’immunoglobulines intramusculaires (IG) peut être indiquée. Il doit être conseillé aux patients exposés de consulter un médecin en urgence.
Les corticostéroïdes peuvent activer une amibiase ou une strongyloïdose latentes ou exacerber une maladie active. L'activation d’une maladie latente ou une exacerbation d’infections intercurrentes sont possibles en présence d’agents pathogènes, notamment pour celles causées par Amoeba, Candida, Cryptococcus, Mycobacterium, Nocardia, Pneumocystis ou Toxoplasma. Il est recommandé de les soigner avant de démarrer le traitement par corticostéroïdes, en particulier chez les patients ayant séjourné dans des régions tropicales ou ceux qui présentent une diarrhée inexpliquée.
Un rapport montre que l’utilisation de corticostéroïdes dans le paludisme cérébral est associée à un coma prolongé et une incidence plus élevée des pneumonies et des hémorragies gastro-intestinales, et par conséquent les corticostéroïdes ne doivent pas être utilisés dans le paludisme cérébral.
Réactions psychiatriques
Les patients et/ou soignants doivent être avertis des réactions indésirables psychiatriques potentiellement sévères pouvant survenir avec les stéroïdes systémiques (voir rubrique 4.8). Les symptômes apparaissent généralement dans les jours ou les semaines suivant le début du traitement. Les risques peuvent être supérieurs avec des doses élevées/en cas d’exposition systémique (voir aussi la rubrique 4.5 relatives aux interactions pharmacocinétiques pouvant accroître le risque d’effets secondaires), bien que le niveau de dose ne permette pas de prédire l'apparition, le type, la sévérité ou la durée des réactions. La plupart des réactions s’estompent après une réduction de la dose ou l’arrêt du traitement, bien qu’un traitement spécifique puisse être nécessaire.
Les patients/soignants doivent être encouragés à consulter un médecin en cas de développement de symptômes psychologiques inquiétants, en particulier si une dépression ou des idées suicidaires sont suspectées. Les patients/soignants doivent également être avertis des troubles psychiatriques possibles pouvant survenir pendant ou immédiatement après la réduction de la dose/l’arrêt des stéroïdes systémiques, bien que ces réactions aient rarement été observées.
Une attention particulière est requise en cas d'utilisation de corticostéroïdes systémiques chez des patients présentant des troubles affectifs sévères actuels ou des antécédents de troubles affectifs sévères, chez eux ou leurs proches au premier degré. Cela inclut une dépression ou un trouble maniacodépressif, et une précédente psychose stéroïdienne.
Affections oculaires
L’utilisation prolongée de corticostéroïdes peut entraîner une cataracte sous-capsulaire, un glaucome avec lésions possibles des nerfs optiques, une choriorétinopathie pouvant entraîner une altération de la vision avec perte de vision, et peut accroître l'établissement d’infections oculaires secondaires dues à des champignons ou des virus.
Une attention particulière est requise lors du traitement de patients atteints de glaucome (ou ayant des antécédents familiaux de glaucome), ainsi que de patients présentant un herpès oculaire, en raison d’une perforation cornéenne possible.
Troubles électrolytiques
Des doses moyennes et élevées d’hydrocortisone ou de cortisone peuvent provoquer une élévation de la pression artérielle, une rétention de sel et d’eau et une augmentation de l’excrétion de potassium, mais ces effets sont moins probables avec les dérivés de synthèse, sauf en cas d'utilisation à des doses élevées. Une restriction de l'apport alimentaire en sel et une supplémentation potassique peuvent être nécessaires avec le traitement par corticostéroïdes. Tous les corticostéroïdes augmentent l’excrétion du calcium.
Une attention particulière est requise lors du traitement de patients présentant une insuffisance rénale, une hypertension artérielle et une insuffisance cardiaque congestive.
Autres précautions
Un besoin plus élevé en insuline, ou antidiabétiques oraux, doit être pris en compte lors de l'administration de DEXLIQ à des sujets diabétiques.
Une surveillance régulière de la pression artérielle est nécessaire durant le traitement par DEXLIQ, en particulier pendant l'administration de doses élevées et chez les patients ayant des difficultés à réguler une pression artérielle élevée.
En raison du risque de détérioration, les patients présentant une insuffisance cardiaque sévère doivent faire l’objet d’une surveillance attentive.
Une bradycardie est possible chez les patients traités par des doses élevées de dexaméthasone.
Il convient de faire preuve de prudence lors de l’utilisation de corticostéroïdes chez des patients ayant récemment été victimes d’un infarctus du myocarde, car une rupture myocardique a été signalée.
Les corticostéroïdes doivent être utilisés avec prudence chez les patients migraineux, car les corticostéroïdes peuvent provoquer une rétention hydrique.
Une crise hypertensive liée à un phéochromocytome, pouvant être fatale, a été décrite après l'administration de corticostéroïdes systémiques. Les corticostéroïdes ne doivent être administrés aux patients présentant un phéochromocytome suspecté ou identifié qu'après une évaluation appropriée du rapport risque/bénéfice.
Des examens médicaux réguliers (incluant un contrôle de la vision tous les trois mois) sont conseillés lors du traitement à long terme par DEXLIQ.
Aux doses élevées, il convient de veiller à un apport suffisant en calcium, de limiter l'apport de sodium et de surveiller les taux sériques de potassium. Selon la durée et la posologie du traitement, une influence négative sur le métabolisme calcique peut être attendue et une prophylaxie de l’ostéoporose est donc recommandée. Cela s’applique avant tout aux facteurs de risque coexistants, comme la disposition familiale, l’âge, la ménopause, un apport insuffisant en protéines et en calcium, un tabagisme important, une consommation excessive d'alcool, ainsi qu’un niveau insuffisant d'activité physique. La prévention consiste en un apport suffisant en calcium et en vitamine D et une augmentation de l’activité physique. Un traitement médical supplémentaire doit être envisagé en cas d'ostéoporose préexistante.
Les risques suivants doivent être envisagés en cas d’interruption ou d'arrêt de l’administration de glucocorticoïdes à long terme :
• Exacerbation ou récidive de la maladie sous-jacente, insuffisance surrénalienne aiguë, syndrome de retrait des corticostéroïdes.
• Certaines maladies virales (varicelle, rougeole) chez les patients traités par glucocorticoïdes peuvent être très sévères.
• Les enfants et les personnes immunodéprimées n’ayant pas eu la varicelle ou la rougeole sont exposés à un risque particulier. En cas de contact avec des personnes infectées par le virus de la varicelle ou de la rougeole durant le traitement par DEXLIQ, un traitement préventif doit être instauré si nécessaire.
Symptômes de retrait
L’arrêt des corticostéroïdes après un traitement prolongé peut engendrer des symptômes de retrait, incluant une fièvre, une myalgie, une arthralgie et un malaise. Cela peut se produire même chez des patients ne présentant pas de signes d’insuffisance surrénalienne.
Nouveau-nés prématurés
Les données disponibles tendent à indiquer des événements indésirables sur le neurodéveloppement à long terme après un traitement précoce (moins de 96 heures) de nourrissons prématurés présentant une pneumopathie chronique à des doses de départ de 0,25 mg/kg deux fois par jour.
Population pédiatrique
Les corticostéroïdes provoquent une inhibition dose-dépendante de la croissance chez les nourrissons, les enfants et les adolescents, pouvant être irréversible. Par conséquent, durant le traitement à long terme par DEXLIQ, l’indication doit être très fortement présente chez les enfants et leur croissance doit être contrôlée régulièrement.
Population âgée
Les effets indésirables des corticostéroïdes systémiques peuvent avoir des conséquences graves, en particulier à un âge avancé, incluant notamment l’ostéoporose, l’hypertension artérielle, l’hypokaliémie, le diabète, la sensibilité aux infections et l’atrophie cutanée. Une surveillance clinique étroite est requise afin d'éviter les réactions engageant le pronostic vital.
Influence sur les tests diagnostiques
Les glucocorticoïdes peuvent supprimer les réactions cutanées aux tests d'allergie. Ils peuvent également influer sur le test de réduction du nitro-bleu de tétrazolium utilisé pour la recherche des infections bactériennes et entraîner des résultats faussement négatifs.
Remarque concernant le dopage
L'utilisation de tests de dépistage du dopage lors de la prise de DEXLIQ peut conduire à des résultats positifs.
Avertissements concernant les excipients
Ce médicament contient du maltitol liquide et du sorbitol. Les patients présentant des problèmes héréditaires rares d'intolérance au fructose ne doivent pas prendre ce médicament.
Ce médicament peut contenir de petites quantités d'éthanol, moins de 100 mg pour 10 mg de dexaméthasone.
Ce médicament contient du propylène glycol. L’administration concomitante avec n’importe quel substrat pour l’alcool déshydrogénase comme l’éthanol peut induire des effets indésirables graves chez les nouveau-nés.
Interactions médicamenteuses
Avant d’utiliser Neofordex en association avec un autre médicament, il convient de consulter le résumé des caractéristiques du produit de ce médicament.
Interactions pharmacodynamiques
Associations déconseillées en raison de problèmes de sécurité Avec l’acide acétylsalicylique, aux doses ≥ 1 g par prise ou 3 g par jour, en raison d’un risque accru de saignements. Aux doses ≥ 500 mg par prise ou < 3 g par jour, des précautions doivent être prises en raison d'un risque accru d'hémorragies, d’ulcères et de perforations gastro-intestinales. Une prophylaxie antithrombotique au moyen d’acide acétylsalicylique faiblement dosé est cependant possible ; Avec les vaccins vivants atténués, en raison d'un risque de maladie vaccinale potentiellement mortelle (voir rubrique 4.4).
Associations nécessitant des précautions en raison de problèmes de sécurité Avec les hypokaliémiants: il s’agit des diurétiques hypokaliémiants, seuls ou association, des laxatifs, du tétracosactide, de l’amphotéricine B (voie intraveineuse), en raison d’un risque accru d’hypokaliémie. La kaliémie doit être surveillée et corrigée si nécessaire. De plus, il existe un risque d’hypertrophie cardiaque et d’insuffisance cardiaque en cas d’usage concomitant avec l’amphotéricine B. Avec les digitaliques, car l’hypokaliémie favorise les effets toxiques des digitaliques. Toute hypokaliémie doit être corrigée, et les patients doivent faire l’objet d’une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique. Avec les médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes, en raison d’un risque accru d’arythmie ventriculaire. Toute hypokaliémie doit être corrigée, et les patients doivent faire l’objet d’une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique. Avec les médicaments érythropoïétiques ou d’autres médicaments susceptibles d’augmenter le risque de thrombose, tels que l'hormonothérapie substitutive, chez les patients recevant de la thalidomide ou ses analogues en association avec Neofordex (voir rubriques 4.4 et 4.8). Avec les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), en raison d’un risque accru d’ulcères gastro- intestinaux. Avec les hypoglycémiants, car la dexaméthasone peut augmenter la glycémie et diminuer la tolérance au glucose, avec une possibilité d’acidocétose. Les patients doivent être prévenus de l’existence de ce risque, et l’auto-surveillance du glucose dans le sang et les urines doit être renforcée, surtout en début de traitement. Il peut être nécessaire d’ajuster la posologie de l'antidiabétique pendant et après le traitement par la dexaméthasone. Avec les antihypertenseurs, en raison d’une diminution de leur effet (rétention hydrosodée). Il peut être nécessaire d’ajuster la dose de l’antihypertenseur au cours du traitement par la dexaméthasone. Avec les fluoroquinolones, en raison d’un risque accru de tendinite, voire de rupture tendineuse (exceptionnelle), particulièrement après un traitement de longue durée. Avec le méthotrexate, en raison d’un risque accru de toxicité hématologique.
Interactions pharmacocinétiques
Effets d’autres médicaments sur la dexaméthasone La dexaméthasone est métabolisée par le cytochrome P450 3A4 (CYP3A4), et transportée par la glycoprotéine P (P-gp, également dénommée MDR1). L’administration concomitante de dexaméthasone et d’inducteurs ou d’inhibiteurs du CYP3A4 ou de la P-gp peut conduire à une diminution ou à une augmentation des concentrations plasmatiques de dexaméthasone, respectivement.
Associations nécessitant des précautions en raison de modifications de la pharmacocinétique de la dexaméthasone Médicaments susceptibles de réduire la concentration plasmatique de dexaméthasone: Aminogluthétimide, en raison d’une diminution de l’efficacité de la dexaméthasone du fait de l’augmentation de son métabolisme hépatique. Anticonvulsivants inducteurs des enzymes hépatiques: carbamazépine, fosphénytoïne, phénobarbital, phénytoïne, primidone, en raison de la diminution des concentrations plasmatiques de la dexaméthasone et donc de son efficacité. Avec la rifampicine, en raison d’une diminution des concentrations plasmatiques et de l’efficacité de la dexaméthasone par augmentation de son métabolisme hépatique. Médicaments topiques gastro-intestinaux, antiacides et charbon activé, ainsi que la colestyramine, en raison d’une diminution de l’absorption intestinale de la dexaméthasone. L’administration de ces médicaments et de Neofordex doit être espacée d’au moins deux heures. Éphédrine, en raison d’une diminution des concentrations plasmatiques de dexaméthasone du fait de l’augmentation de sa clairance métabolique. Médicaments susceptibles d’accroître la concentration plasmatique de dexaméthasone: Aprépitant et le fosaprépitant, en raison d’une augmentation des concentrations plasmatiques de dexaméthasone par diminution de son métabolisme hépatique. Clarithromycine, érythromycine, télithromycine, itraconazole, kétoconazole, posaconazole, voriconazole, nelfinavir, ritonavir: augmentation de la concentration plasmatique de dexaméthasone en raison d’une diminution de son métabolisme hépatique par ces inhibiteurs enzymatiques.
Effets de la dexaméthasone sur d’autres médicaments La dexaméthasone est un inducteur modéré de CYP3A4 et de P-gp. L’administration concomitante de dexaméthasone avec des substances qui sont métabolisées par CYP3A4 ou transportées par P-gp pourrait entraîner une augmentation de la clairance et une diminution des concentrations plasmatiques de ces substances:
Contraceptifs oraux, car il ne peut être exclu que l'efficacité des contraceptifs oraux puisse être réduite au cours du traitement. Aucune étude d’interaction n’a été réalisée concernant les contraceptifs oraux. Les mesures efficaces nécessaires doivent être prises pour éviter toute grossesse (voir rubrique 4.6). L’efficacité du traitement hormonal substitutif peut également être réduite. Anticoagulants oraux, en raison de l’impact éventuel des corticostéroïdes sur le métabolisme de l'anticoagulant oral et sur les facteurs de coagulation, et en raison du risque hémorragique (muqueuse du tube digestif, fragilité vasculaire) propre au traitement par la dexaméthasone à fortes doses ou en périodes de traitement supérieures à 10 jours. Lorsque l’association est nécessaire, la surveillance doit être renforcée et les paramètres biologiques contrôlés au bout d’une semaine, puis tous les 15 jours pendant le traitement et après son arrêt. Docétaxel et cyclophosphamide, en raison de la diminution de leurs concentrations plasmatiques par induction du CYP3A et de la P-gp. Lapatinib, en raison de l’augmentation de la toxicité hépatique du lapatinib probablement due à l’induction du métabolisme par le CYP3A4. Ciclosporine, en raison d’une diminution de la biodisponibilité de la ciclosporine et de ses concentrations plasmatiques. La ciclosporine peut également augmenter la capture intracellulaire de la dexaméthasone. De plus, des convulsions ont été signalées en cas de prise simultanée de dexaméthasone et de ciclosporine. L'utilisation concomitante de dexaméthasone et de ciclosporine doit être évitée. Midazolam, en raison d’une diminution des concentrations plasmatiques de midazolam par induction du CYP3A4. L’efficacité du midazolam peut se trouver réduite. Ivermectine, en raison d’une diminution des concentrations plasmatiques d’ivermectine.
L’éradication des parasites doit être terminée avec succès avant que la dexaméthasone ne soit utilisée (voir rubrique 4.4). Rifabutine, en raison de la diminution des concentrations plasmatiques de rifabutine par induction des CYP3A4 intestinal et hépatique. Indinavir, en raison d’une forte diminution des concentrations plasmatiques d’indinavir par induction du CYP3A4 intestinal. Érythromycine, en raison de l’augmentation du métabolisme de l’érythromycine chez les sujets non porteurs de l’allèle CYP3A5*1 après traitement par la dexaméthasone. Isoniazide, car les glucocorticoïdes peuvent diminuer les concentrations plasmatiques d’isoniazide, probablement en raison d’une stimulation du métabolisme hépatique de l’isoniazide et d’une diminution de celui des glucocorticoïdes. Praziquantel, en raison de la diminution des concentrations plasmatiques de praziquantel suite à une augmentation de son métabolisme hépatique par la dexaméthasone, avec risque d’échec du traitement. La prise des deux médicaments doit être espacée d’au moins une semaine.
L’administration quotidienne répétée de dexaméthasone entraîne également une diminution des concentrations plasmatiques de dexaméthasone en raison de l’induction de CYP3A4 et de P-gp. Aucun ajustement de la posologie n’est nécessaire dans le traitement du myélome multiple.
La dexaméthasone n’a pas d'interaction pharmacocinétique cliniquement significative avec le thalidomide, le lénalidomide, le pomalidomide, le bortézomib, la vincristine ou la doxorubicine.
Effets indésirables
Infections et infestations 11
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- pneumonie grave
- zona
- infections des voies respiratoires supérieures
- infections des voies respiratoires inférieures
- candidose buccale
- infections fongiques buccales
- infections des voies urinaires
- herpès
- candidose
- Fréquence indéterminée
- infections grave
- septicémie
Affections hématologiques et du système lymphatique 9
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- neutropénie
- anémie
- thrombocytopénie
- lymphopénie
- leucopénie
- leucocytose
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- neutropénie fébrile
- pancytopénie
- coagulopathie
Affections endocriniennes 7
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- syndrome de Cushing
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- hypothyroïdie
- Fréquence indéterminée
- atrophie des surrénales
- syndrome de sevrage des stéroïdes
- insuffisance surrénale
- hirsutisme
- irrégularités menstruelles
Troubles du métabolisme et de la nutrition 14
- Très fréquent (≥ 1/10)
- hyperglycémie
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- hypokaliémie
- diabète sucré
- anorexie
- augmentation ou diminution de l’appétit
- hypoalbuminémie
- rétention d’eau
- hyperuricémie
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- déshydratation
- hypocalcémie
- hypomagnésémie
- Fréquence indéterminée
- altération de la tolérance au glucose
- rétention sodée
- alcalose métabolique
Affections psychiatriques 15
- Très fréquent (≥ 1/10)
- insomnie
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- dépression
- anxiété
- agressivité
- état confusionnel
- irritabilité
- nervosité
- troubles de l’humeur
- agitation
- euphorie
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- sautes d’humeur
- hallucinations
- Fréquence indéterminée
- épisodes maniaques
- psychose
- troubles du comportement
Affections du système nerveux 21
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- neuropathie périphérique
- étourdissements
- hyperactivité psychomotrice
- troubles de l’attention
- altération de la mémoire
- tremblements
- paresthésie
- céphalées
- agueusie
- dysgueusie
- somnolence
- léthargie
- troubles de l'équilibre
- dysphonie
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- accident vasculaire cérébral
- accident ischémique transitoire
- amnésie
- coordination anormale
- ataxie
- syncope
- Fréquence indéterminée
- convulsions
Affections oculaires 6
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- vision trouble
- cataracte
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- conjonctivite
- larmoiement accru
- Fréquence indéterminée
- choriorétinopathie
- glaucome
Affections de l'oreille et du labyrinthe 1
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- vertiges
Affections cardiaques 7
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- fibrillation auriculaire
- extrasystoles supraventriculaires
- tachycardie
- palpitations
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- ischémie myocardique
- bradycardie
- Fréquence indéterminée
- insuffisance cardiaque congestive
Affections vasculaires 10
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- réactions thromboemboliques veineuses grave
- thrombose veineuse profonde
- embolie pulmonaire
- hypertension
- hypotension
- rougissement
- élévation de la tension artérielle
- diminution de la tension artérielle diastolique
- Fréquence indéterminée
- purpura
- ecchymoses
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 6
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- bronchite
- toux
- dyspnée
- douleur pharyngolaryngée
- enrouement
- hoquet
Affections gastro-intestinales 15
- Très fréquent (≥ 1/10)
- constipation
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- vomissements
- diarrhée
- nausées
- dyspepsie
- stomatite
- gastrite
- douleurs abdominales
- sécheresse buccale
- distension abdominale
- flatulence
- Fréquence indéterminée
- pancréatite
- perforation gastro-intestinale
- hémorragie gastro-intestinale
- ulcère gastro-intestinal
Affections hépatobiliaires 2
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- perturbation du bilan hépatique
- élévation de l'alanine aminotransférase
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 9
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- éruption cutanée
- érythème
- hyperhidrose
- prurit
- sécheresse cutanée
- alopécie
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- urticaire
- Fréquence indéterminée
- atrophie cutanée
- acné
Affections musculo-squelettiques et systémiques 10
- Très fréquent (≥ 1/10)
- faiblesse musculaire
- crampes musculaires
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- myopathie
- douleur musculo-squelettique
- arthralgie
- douleur aux extrémités
- Fréquence indéterminée
- fractures pathologiques
- ostéonécrose
- ostéoporose
- rupture tendineuse
Affections du rein et des voies urinaires 2
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- pollakiurie
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- insuffisance rénale
Troubles généraux et anomalies au site d'administration 9
- Très fréquent (≥ 1/10)
- fatigue
- asthénie
- œdème
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- douleurs
- inflammation des muqueuses
- pyrexie
- frissons
- malaise
- Fréquence indéterminée
- retard de cicatrisation
Investigations 2
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- diminution du poids
- augmentation du poids
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit
Résumé du profil de sécurité
Les effets indésirables observés sous Neofordex correspondent au profil de sécurité prévisible des glucocorticoïdes. Les effets indésirables très fréquemment observés sont: hyperglycémie, insomnie, douleurs musculaires et faiblesse physique, asthénie, fatigue, œdème et augmentation du poids. Les effets indésirables moins fréquents mais graves comprennent: pneumonie et autres infections et troubles psychiatriques (voir rubrique 4.4). En cas d’association avec la thalidomide ou ses analogues, les effets indésirables les plus graves étaient des événements thromboemboliques veineux, principalement thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire, et la myélosuppression, en particulier neutropénies et thrombocytopénies (voir rubrique 4.4).
L’incidence des effets indésirables prévisibles, notamment l’atrophie des surrénales, est fonction de la dose, de la fréquence des prises, et de la durée du traitement (voir rubrique 4.4).
Liste tabulée des effets indésirables
Les effets indésirables observés chez les patients traités par la dexaméthasone sont présentés ci-dessous, classés par fréquence et par classe de systèmes d’organes. Les fréquences sont définies comme suit: très fréquent (≥1/10); fréquent (≥1/100, <1/10); peu fréquent (≥1/1 000, <1/100); rare (≥1/10 000, <1/1 000); très rare (<1/10 000 y compris les déclarations isolées) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Classe de systèmes d’organes Effets indésirables Infections et infestations Fréquent: pneumonie, zona, infections des voies respiratoires supérieures, infections des voies respiratoires inférieures, candidose buccale, infections fongiques buccales, infections des voies urinaires, herpès, candidose;
Fréquence indéterminée: infections, septicémie.
Affections hématologiques et du système lymphatique Fréquent: neutropénie, anémie, thrombocytopénie, lymphopénie, leucopénie, leucocytose;
Peu fréquent: neutropénie fébrile, pancytopénie, coagulopathie.
Affections endocriniennes Fréquent: syndrome de Cushing;
Peu fréquent: hypothyroïdie;
Fréquence indéterminée: atrophie des surrénales, syndrome de sevrage des stéroïdes, insuffisance surrénale, hirsutisme, irrégularités menstruelles.
Troubles du métabolisme et de la nutrition Très fréquent: hyperglycémie;
Fréquent: hypokaliémie, diabète sucré, anorexie, augmentation ou diminution de l’appétit, hypoalbuminémie, rétention d’eau, hyperuricémie;
Peu fréquent: déshydratation, hypocalcémie, hypomagnésémie;
Fréquence indéterminée: altération de la tolérance au glucose, rétention sodée, alcalose métabolique.
Affections psychiatriques Très fréquent: insomnie;
Fréquent: dépression, anxiété, agressivité, état confusionnel, irritabilité, nervosité, troubles de l’humeur, agitation, euphorie;
Peu fréquent: sautes d’humeur, hallucinations;
Fréquence indéterminée: épisodes maniaques, psychose, troubles du comportement.
Affections du système nerveux Fréquent: neuropathie périphérique, étourdissements, hyperactivité psychomotrice, troubles de l’attention, altération de la mémoire, tremblements, paresthésie, céphalées, agueusie, dysgueusie, somnolence, léthargie, troubles de l'équilibre, dysphonie;
Peu fréquent: accident vasculaire cérébral, accident ischémique transitoire, amnésie, coordination anormale, ataxie, syncope;
Fréquence indéterminée: convulsions.
Affections oculaires Fréquent: vision trouble, cataracte;
Peu fréquent: conjonctivite, larmoiement accru;
Fréquence indéterminée: choriorétinopathie, glaucome.
Affections de l'oreille et du labyrinthe Fréquent: vertiges.
Affections cardiaques Fréquent: fibrillation auriculaire, extrasystoles supraventriculaires, tachycardie, palpitations;
Peu fréquent: ischémie myocardique, bradycardie;
Fréquence indéterminée: insuffisance cardiaque congestive.
Affections vasculaires Fréquent: réactions thromboemboliques veineuses, principalement thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire, hypertension, hypotension, rougissement, élévation de la tension artérielle, diminution de la tension artérielle diastolique;
Fréquence indéterminée: purpura, ecchymoses.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales Fréquent: bronchite, toux, dyspnée, douleur pharyngolaryngée, enrouement, hoquet.
Affections gastro-intestinales Très fréquent: constipation;
Fréquent: vomissements, diarrhée, nausées, dyspepsie, stomatite, gastrite, douleurs abdominales, sécheresse buccale, distension abdominale, flatulence;
Fréquence indéterminée: pancréatite, perforation gastro-intestinale, hémorragie gastro-intestinale, ulcère gastro-intestinal.
Affections hépatobiliaires Fréquent: perturbation du bilan hépatique, élévation de l'alanine aminotransférase.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané Fréquent: éruption cutanée, érythème, hyperhidrose, prurit, sécheresse cutanée, alopécie;
Peu fréquent: urticaire;
Fréquence indéterminée: atrophie cutanée, acné.
Affections musculo- squelettiques et systémiques Très fréquent: faiblesse musculaire, crampes musculaires;
Fréquent: myopathie, douleur musculo-squelettique, arthralgie, douleur aux extrémités;
Fréquence indéterminée: fractures pathologiques, ostéonécrose, ostéoporose, rupture tendineuse.
Affections du rein et des voies urinaires Fréquent: pollakiurie;
Peu fréquent: insuffisance rénale.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration Très fréquent: fatigue, asthénie, œdème (y compris œdème périphérique et facial);
Fréquent: douleurs, inflammation des muqueuses, pyrexie, frissons, malaise;
Fréquence indéterminée: retard de cicatrisation.
Investigations Fréquent: diminution du poids, augmentation du poids.
Description de certains effets indésirables
Avant d’utiliser Neofordex en association avec un autre médicament, il convient de consulter le résumé des caractéristiques du produit de ce médicament.
Le taux d’incidence de certains effets indésirables varie en fonction de l’association thérapeutique utilisée.
L’association de lénalidomide et de dexaméthasone chez les patients présentant un myélome multiple en rechute ou réfractaire est associée à une incidence plus élevée de neutropénie de grade 4 (5,1 % des patients sous lénalidomide/dexaméthasone contre 0,6 % des patients sous placebo/dexaméthasone). Des épisodes neutropéniques fébriles de grade 4 ont plus rarement été observés (0,6 % des patients sous lénalidomide/dexaméthasone contre 0,0 % des patients sous placebo/dexaméthasone). Une incidence similaire de neutropénie de haut grade a été signalée chez des patients récemment diagnostiqués traités par l’association de lénalidomide et de dexaméthasone.
Une neutropénie s’est produite chez 45,3 % des patients présentant un myélome multiple en rechute ou réfractaire ayant reçu de faibles doses de dexaméthasone plus pomalidomide (Pom + LD-Dex) et chez 19,5% des patients ayant reçu de fortes doses de dexaméthasone (HD-Dex). La neutropénie était de Grade 3 ou 4 chez 41,7 % des patients ayant reçu Pom + LD-Dex contre 14,8 % des patients ayant reçu HD-Dex. Chez les patients traités par Pom + LD-Dex, la neutropénie n’a été que rarement grave (2,0 % des patients), n’a pas conduit à l’arrêt du traitement et a été associée à une interruption du traitement chez 21,0 % des patients et à une réduction de la dose chez 7,7 % des patients. Une neutropénie fébrile (NF) a été observée chez 6,7 % des patients ayant reçu Pom + LD-De et chez aucun patient ayant reçu HD-Dex. Toutes les neutropénies observées étaient de Grade 3 ou 4. La NF a été considérée comme grave chez 4,0 % des patients. La NF a été associée à une interruption de l’administration chez 3,7 % des patients et à une réduction de la dose chez 1,3 % des patients et à aucun arrêt du traitement.
La combinaison du lénalidomide et de la dexaméthasone chez les patients présentant un myélome multiple en rechute ou réfractaire est associée à une incidence plus élevée de thrombocytopénies de grade 3 et de grade 4 (9,9 % et 1,4 %, respectivement, chez les patients traités par lénalidomide/dexaméthasone contre 2,3 % et 0,0 % chez les patients traités par placebo/dexaméthasone). Une incidence similaire de thrombocytopénie de haut grade a été signalée chez des patients récemment diagnostiqués traités par l’association de lénalidomide et de dexaméthasone. Une thrombocytopénie est apparue chez 27,0 % des patients présentant un myélome multiple en rechute ou réfractaire ayant reçu Pom + LD-Dex, et 26,8 % des patients ayant reçu HD-Dex. La thrombocytopénie était de Grade 3 ou 4 chez 20,7 % des patients ayant reçu Pom + LD-Dex et chez 24,2 % des patients ayant reçu HD-Dex. Chez les patients ayant reçu Pom + LD-Dex, la thrombocytopénie a été grave chez 1,7 % des patients, a conduit à une réduction de la dose chez 6,3 % des patients, à une interruption de l’administration chez 8 % des patients et à un arrêt du traitement chez 0,7 % des patients.
La combinaison de lénalidomide, de thalidomide ou de pomalidomide avec la dexaméthasone est associée à un risque accru de thrombose veineuse profonde et d’embolie pulmonaire chez les patients présentant un myélome multiple (voir section 4.5). L’administration concomitante d’agents érythropoïétiques ou des antécédents de thrombose veineuse profonde peuvent aussi accroître le risque de thrombose chez ces patients.
Des réactions neuropathiques périphériques de bas grade, principalement une paresthésie de grade 1, peuvent être observées avec la dexaméthasone seule chez jusqu'à 34 % des patients présentant un myélome multiple récemment diagnostiqués. Toutefois, l'incidence ainsi que la gravité de la neuropathie périphérique augmentent en cas d’administration concomitante de bortézomib ou de thalidomide. Dans une étude, 10,7 % des patients traités par thalidomide plus dexaméthasone ont présenté des réactions neuropathiques de grade 3/4, contre 0,9 % des patients traités par la dexaméthasone seule.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration décrit en Annexe V.
Surdosage
La toxicité aiguë de la dexaméthasone est faible et des effets toxiques ont rarement été observés après un surdosage aigu. Il n’existe aucun antidote et le traitement est symptomatique.