Aller au contenu
Substance active · ATC C07AA

Timolol

Beta blocking agents, non-selective

Informations à but non commercial, établies à partir de sources officielles et réunies pour aider les professionnels de santé dans leur travail.

Ces fiches sont une aide à la consultation. Prescrire, dispenser ou conseiller reste une décision du professionnel de santé, qui en assume la responsabilité après vérification du résumé des caractéristiques du produit en vigueur.

Voir les médicaments qui la contiennent Contrôler une interaction

Posologie par spécialité française (60) ↓

Voie systémique (orale ou injectable)

Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple TIMACOR 10 mg, comprimé sécable) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 17 novembre 2025.

Indications

• Hypertension artérielle

• Prophylaxie des crises d'angor d'effort

• Traitement au long cours après infarctus du myocarde

Contre-indications

Ce médicament ne doit jamais être utilisé en cas de :

• Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

• asthme et broncho-pneumopathies chroniques obstructives,

• insuffisance cardiaque non contrôlée par le traitement,

• choc cardiogénique,

• blocs auriculo-ventriculaires des second et troisième degrés non appareillés,

• angor de Prinzmetal,

• maladie du sinus (y compris bloc sino-auriculaire),

• bradycardie (< 45-50 contractions par minute),

• phénomène de Raynaud et troubles artériels périphériques,

• phéochromocytome non traité,

• hypotension,

• antécédent de réaction anaphylactique,

• association à la floctafénine (voir rubrique 4.5),

• contre-indication relative : association avec l'amiodarone (voir rubrique 4.5),

• association avec le sultopride (voir rubrique 4.5).

Grossesse Prudence

Aucun effet tératogène rapporté, mais l'effet bêta-bloquant persiste chez le nouveau-né (risque de défaillance cardiaque, bradycardie, détresse respiratoire, hypoglycémie) : surveillance attentive du nouveau-né pendant 3 à 5 jours en milieu spécialisé.

Confirmé par les sources française et américaine.

C'est pourquoi une surveillance attentive du nouveau-né (fréquence cardiaque et glycémie pendant les 3 à 5 premiers jours de vie) est recommandée en milieu spécialisé.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).

Allaitement Déconseillé

⚠ Divergence FR/US — Le timolol est excrété dans le lait ; par précaution (risque d'hypoglycémie et de bradycardie non évalué), l'allaitement est déconseillé pendant le traitement.

Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.

Le risque de survenue d'hypoglycémie et de bradycardie n'a pas été évalué : en conséquence et par précaution, l'allaitement est déconseillé pendant la durée du traitement.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.

Mises en garde et précautions d'emploi

Mises en garde spéciales

Ne jamais interrompre brutalement le traitement chez les angineux : l'arrêt brusque peut entraîner des troubles du rythme graves, un infarctus du myocarde ou une mort subite.

Précautions d'emploi

Arrêt du traitement

Le traitement ne doit pas être interrompu brutalement, en particulier chez les patients présentant une cardiopathie ischémique. La posologie doit être diminuée progressivement, c'est-à-dire idéalement sur une à deux semaines, en commençant en même temps, si nécessaire, le traitement substitutif, pour éviter une aggravation de l'angor.

Insuffisance cardiaque

Chez l'insuffisant cardiaque contrôlé par le traitement et en cas de nécessité, le timolol sera administré à très faibles doses progressivement croissantes et sous surveillance médicale stricte.

Bradycardie

Si la fréquence s'abaisse au-dessous de 50-55 pulsations par minute au repos et que le patient présente des symptômes liés à la bradycardie, la posologie doit être diminuée.

Bloc auriculo-ventriculaire du premier degré

Etant donné leur effet dromotrope négatif, les bêta-bloquants doivent être administrés avec prudence aux patients présentant un bloc auriculo-ventriculaire du premier degré.

Phéochromocytome

L'utilisation des bêta-bloquants dans le traitement de l'hypertension due au phéochromocytome traité nécessite une surveillance étroite de la pression artérielle.

Sujet âgé

Le traitement sera débuté par une posologie faible. Une surveillance étroite sera effectuée pendant toute la durée du traitement.

Insuffisances rénale et hépatique

Elles peuvent nécessiter une surveillance attentive des patients. En pratique, on surveillera le rythme cardiaque, de façon à diminuer les doses s'il apparaît une bradycardie excessive (< 50-55 batt/min au repos).

Métabolique/endocrinologique

Les comprimés de maléate de timolol 10 mg peuvent être utilisés en toute sécurité en cas de diabète. Il peut cependant interférer avec les réponses cardiovasculaires et éventuellement métaboliques à l’hypoglycémie et doit donc être utilisé avec prudence chez les patients diabétiques traités à l’insuline ou aux hypoglycémiants oraux, ainsi que chez les patients sujets à l’hypoglycémie spontanée. Les bêta-bloquants pourraient plus encore augmenter le risque d’hypoglycémie sévère lorsqu’ils sont utilisés en même temps que les sulfonylurées. Il est conseillé aux patients diabétiques de surveiller attentivement leur glycémie (voir rubrique 4.5).

Les bêta-bloquants doivent être administrés avec prudence chez les patients sujets à une hypoglycémie spontanée ou chez les patients souffrant d’un diabète labile, car les bêta-bloquants peuvent masquer les symptômes de la thyrotoxicose ou de l’hypoglycémie, en particulier les symptômes cardiovasculaires. Les bêta-bloquants peuvent également masquer les signes d’hyperthyroïdie.

Psoriasis

Des aggravations de la maladie ayant été rapportées sous bêta-bloquants, l'indication mérite d'être pesée.

Réactions allergiques

Chez les patients susceptibles de faire une réaction anaphylactique sévère, quelle qu'en soit l'origine, en particulier avec des produits de contraste iodés ou la floctafénine (voir rubrique 4.5) ou au cours de traitements désensibilisants, le traitement bêta-bloquant peut entraîner une aggravation de la réaction et une résistance à son traitement par l'adrénaline aux posologies habituelles.

Anesthésie générale

Les bêta-bloquants vont entraîner une atténuation de la tachycardie réflexe et une augmentation du risque d'hypotension. La poursuite du traitement par bêta-bloquant diminue le risque d'arythmie, d'ischémie myocardique et de poussées hypertensives. Il convient de prévenir l'anesthésiste que le patient est traité par un bêta-bloquant.

• Si l'arrêt du traitement est jugé nécessaire, une suspension de 48 heures peut être considérée comme suffisante pour permettre la réapparition de la sensibilité aux catécholamines.

• Dans certains cas, le traitement bêta-bloquant ne peut être interrompu :

o chez les malades atteints d'insuffisance coronarienne, il est souhaitable de poursuivre le traitement jusqu'à l'intervention, étant donné le risque lié à l'arrêt brutal des bêta-bloquants,

o en cas d'urgence ou d'impossibilité d'arrêt, le patient doit être protégé d'une prédominance vagale par une prémédication suffisante d'atropine renouvelée selon les besoins. L'anesthésie devra faire appel à des produits aussi peu dépresseurs myocardiques que possible et les pertes sanguines devront être compensées.

o le risque anaphylactique devra être pris en compte.

Interactions médicamenteuses

Associations contre-indiquées

+ Floctafénine

En cas de choc ou d'hypotension dus à la floctafénine, réduction des réactions cardiovasculaires de compensation par les bêta-bloquants.

+ Sultopride

Troubles de l'automatisme (bradycardie excessive) par addition des effets bradycardisants.

Associations déconseillées

+ Amiodarone

Troubles de la contractilité, de l'automatisme et de la conduction (suppression des mécanismes sympathiques compensateurs).

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

+ Anesthésiques volatils halogénés

Réduction des réactions cardiovasculaires de compensation par les bêta-bloquants (l'inhibition bêta-adrénergique peut être levée durant l'intervention par des bêta-stimulants).

En règle générale, ne pas arrêter le traitement bêta-bloquant et, de toute façon, éviter l'arrêt brutal. Informer l'anesthésiste de ce traitement.

+ Antagonistes du calcium (bépridil, diltiazem, vérapamil)

Troubles de l'automatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), troubles de la conduction auriculoventriculaire et défaillance cardiaque (synergie des effets).

+ Antiarythmiques (propafénone et classe Ia : quinidine, hydroquinidine, disopyramide)

Troubles de la contractilité, de l'automatisme et de la conduction (suppression des mécanismes sympathiques compensateurs).

Surveillance attentive clinique et électrocardiographique.

+ Baclofène

Majoration de l'effet antihypertenseur

Surveillance de la pression artérielle et adaptation posologique de l'antihypertenseur si nécessaire.

+ Clonidine

En cas d'arrêt brutal du traitement par la clonidine, augmentation importante de la pression artérielle avec risque d'hémorragie cérébrale par effet sympathomimétique.

Arrêter de façon progressive la clonidine.

+ Insuline, sulfamides hypoglycémiants

Tous les bêta-bloquants peuvent masquer certains symptômes de l'hypoglycémie : les palpitations et la tachycardie.

Les bêta-bloquants peuvent intensifier l’effet hypoglycémiant de l’insuline et des antidiabétiques oraux. L’utilisation concomitante de bêta-bloquants et de sulfonylurées pourrait augmenter le risque d’hypoglycémie sévère. (voir rubrique 4.4).

Prévenir le malade et renforcer, surtout en début de traitement, l'autosurveillance sanguine.

+ Lidocaïne (décrit pour le propranolol, le métoprolol et le nadolol)

Augmentation des taux plasmatiques de lidocaïne avec majoration possible des effets indésirables neurologiques et cardiaques (diminution du métabolisme hépatique de la lidocaïne).

Adapter la posologie de la lidocaïne. Surveillance clinique, électrocardiographique et éventuellement, des concentrations plasmatiques de lidocaïne pendant le traitement bêta-bloquant et après son arrêt.

+ Produits de contraste iodés

En cas de choc ou d'hypotension dus aux produits de contraste iodés, réduction par les bêta-bloquants des réactions cardiovasculaires de compensation.

Le traitement par le bêta-bloquant doit être arrêté chaque fois que cela est possible avant l'exploration radiologique. En cas de poursuite indispensable du traitement, le médecin doit disposer des moyens de réanimation adaptés.

Associations à prendre en compte

+ AINS

Réduction de l'effet antihypertenseur (inhibition des prostaglandines vasodilatatrices par les AINS et rétention hydrosodée avec les AINS pyrazolés).

+ Antagonistes du calcium : dihydropyridines

Hypotension, défaillance cardiaque chez les malades en insuffisance cardiaque latente ou non contrôlée (effet inotrope négatif in vitro des dihydropyridines, plus ou moins marqué en fonction des produits, et susceptible de s'additionner aux effets inotropes négatifs des bêta-bloquants).

La présence d'un traitement bêta-bloquant peut par ailleurs minimiser la réaction sympathique réflexe mise en jeu en cas de répercussion hémodynamique excessive.

+ Antidépresseurs imipraminiques (tricycliques), neuroleptiques

Effet antihypertenseur et risque d'hypotension orthostatique majorés (effet additif).

+ Corticoïdes, tétracosactide

Diminution de l'effet antihypertenseur (rétention hydrosodée des corticoïdes).

+ Méfloquine

Risque de bradycardie (effets bradycardisants).

Effets indésirables

21
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • ralentissement de la conduction auriculo-ventriculaire
    • intensification d'un bloc auriculo-ventriculaire existant
    • insuffisance cardiaque
    • chute tensionnelle
    • bronchospasme
    • hypoglycémie
    • syndrome de Raynaud
    • aggravation d'une claudication intermittente existante
    • diverses manifestations cutanées
    • éruptions psoriasiformes
    • anticorps antinucléaires
  • Très rare (< 1/10 000)
    • syndrome lupique
  • Fréquence non précisée
    • asthénie
    • refroidissement des extrémités
    • bradycardie grave
    • gastralgies
    • nausées
    • vomissements
    • impuissance
    • insomnie
    • cauchemars
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit

Au plan clinique :

Les plus fréquemment rapportés :

• asthénie,

• refroidissement des extrémités,

• bradycardie, sévère le cas échéant,

• troubles digestifs (gastralgies, nausées, vomissements),

• impuissance,

• insomnie, cauchemars.

Beaucoup plus rarement :

• ralentissement de la conduction auriculo-ventriculaire ou intensification d'un bloc auriculo-ventriculaire existant,

• insuffisance cardiaque,

• chute tensionnelle (une hypotension marquée a été observée en cours de dialyse après une dose de 20 mg),

• bronchospasme,

• hypoglycémie,

• syndrome de Raynaud,

• aggravation d'une claudication intermittente existante,

• diverses manifestations cutanées y compris éruptions psoriasiformes.

Au plan biologique :

On a pu observer, dans de rares cas, l'apparition d'anticorps antinucléaires ne s'accompagnant qu'exceptionnellement de manifestations cliniques à type de syndrome lupique et cédant à l'arrêt du traitement.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.

Surdosage

En cas de bradycardie ou de baisse tensionnelle excessive, on aura recours à l'administration :

• d'atropine, 1 à 2 mg IV,

• de glucagon à la dose de 1 mg renouvelable,

• suivie, si nécessaire d'isoprénaline 25 μg en injection lente ou de dobutamine 2,5 à 10 μg/kg/min.

En cas de décompension cardiaque chez le nouveau-né de mère traitée par bêta-bloquants :

• glucagon sur la base de 0,3 mg/kg,

• hospitalisation en soins intensifs,

• isoprénaline et dobutamine : les posologies en général élevées et le traitement prolongé nécessitent une surveillance spécialisée.

Voie ophtalmique

Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple TIMOLOL IMMEDICA 0,50 POUR CENT, collyre) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 11 mai 2026.

Indications

Hypertonie intra-oculaire.

Glaucome chronique à angle ouvert.

Contre-indications

Il convient de garder à l'esprit les contre-indications des bêta-bloquants administrés par voie générale, bien que les effets systémiques des bêta-bloquants ne soient observés que de façon exceptionnelle après instillations oculaires:

• pathologies respiratoires réactionnelles incluant asthme bronchique ou antécédents d’asthme bronchique, maladie pulmonaire obstructive chronique sévère, ou bronchopneumopathies chroniques obstructives,

• insuffisance cardiaque manifeste ou non contrôlée par un traitement,

• choc cardiogénique,

• blocs auriculo-ventriculaires des second et troisième degrés non appareillés,

• angor de Prinzmetal,

• maladie du sinus,

• bloc sino-auriculaire,

• bradycardie sinusale (< 45-50 contractions par minute),

• maladie de Raynaud et troubles circulatoires périphériques,

• phéochromocytome non traité,

• hypotension artérielle,

• hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1, ou à tout traitement ayant auparavant provoqué une réaction anaphylactique,

• association à la floctafénine (voir rubrique 4.5),

• association au sultopride (voir rubrique 4.5).

Ce médicament ne doit généralement pas être associé à l'amiodarone (voir rubrique 4.5).

Grossesse Prudence

Ne doit pas être utilisé pendant la grossesse sauf nécessité absolue (risque de retard de croissance intra-utérin avec les bêta-bloquants oraux) ; si administré jusqu'à l'accouchement, surveiller le nouveau-né en milieu spécialisé pendant 3 à 5 jours (fréquence cardiaque, glycémie).

Confirmé par les sources française et américaine.

TIMOLOL IMMEDICA 0,50 POUR CENT, collyre ne doit pas être utilisé pendant la grossesse sauf en cas de nécessité absolue.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).

Allaitement Déconseillé

⚠ Divergence FR/US — Par précaution, l'allaitement est déconseillé pendant la durée du traitement (bêta-bloquants excrétés dans le lait).

Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.

En conséquence et par précaution, l'allaitement est déconseillé pendant la durée du traitement.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.

Mises en garde et précautions d'emploi

Comme les autres médicaments ophtalmiques administrés localement, le timolol est absorbé dans la circulation générale. Du fait de l'activité bêta-adrénergique du timolol, les mêmes types d’effets indésirables cardiovasculaires, pulmonaires et autres que ceux observés avec les bêta-bloquants administrés par voie générale peuvent survenir.

L’incidence d’effets indésirables systémiques après une instillation oculaire est plus faible qu’en cas d’administration par voie générale. Pour réduire l’absorption systémique, voir rubrique 4.2.

Une diminution de la sensibilité au timolol pourrait apparaître après un traitement prolongé. Il convient, dans les traitements au long cours, de vérifier chaque année l'absence d'échappement thérapeutique.

Dans le cas où TIMABAK est administré pour diminuer la pression intra-oculaire chez les patients ayant un glaucome par fermeture de l'angle, un myotique doit être associé.

En effet, chez ces patients, l'objectif immédiat du traitement est la réouverture de l'angle, ce qui nécessite l'emploi d'un myotique afin d'obtenir une constriction pupillaire, le maléate de timolol n'ayant pas ou peu d'effet sur la pupille.

Affections cardiaques

Chez les patients présentant une maladie cardiovasculaire (par exemple maladie coronarienne, angor de Prinzmetal et insuffisance cardiaque) et une hypotension, le traitement par des bêta‑bloquants doit être évalué de façon critique et un traitement par d’autres substances actives doit être envisagé.

Les patients présentant des maladies cardiovasculaires doivent être surveillés pour détecter des signes d’aggravation de la maladie et d’effets indésirables.

En raison de leur effet dromotrope négatif, les bêta‑bloquants ne doivent être administrés qu’avec prudence chez les patients présentant un bloc cardiaque du premier degré.

Si la fréquence cardiaque s'abaisse au-dessous de 50-55 pulsations par minute au repos et que le patient présente des symptômes liés à la bradycardie, la posologie doit être diminuée.

Affections vasculaires

La prudence s’impose chez les patients présentant des troubles/affections sévères de la circulation périphérique (formes sévères de la maladie de Raynaud ou syndrome de Raynaud).

Phéochromocytome traité

L'utilisation des bêta-bloquants dans le traitement de l'hypertension due au phéochromocytome traité nécessite une surveillance étroite de la pression artérielle.

Affections respiratoires

Des réactions respiratoires, y compris des décès dus à un bronchospasme chez des patients asthmatiques, ont été rapportées après l’administration de certains bêta‑bloquants par voie ophtalmique.

Timabak doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une broncho‑pneumopathie chronique obstructive (BPCO) légère ou modérée et uniquement si le bénéfice potentiel est supérieur au risque potentiel.

Hypoglycémie/diabète

Les bêta‑bloquants doivent être administrés avec prudence chez les patients qui sont sujets à des épisodes d’hypoglycémie spontanée ou chez les patients présentant un diabète instable car les bêta‑bloquants peuvent masquer les signes et symptômes d’une hypoglycémie aiguë.

Les bêta‑bloquants peuvent également masquer les signes d’hyperthyroïdie.

Affections cornéennes

Les bêta‑bloquants ophtalmiques peuvent induire une sécheresse oculaire. La prudence s’impose chez les patients présentant des affections de la cornée.

Porteurs de lentilles de contact

Il existe un risque d'intolérance aux lentilles de contact par diminution de la sécrétion lacrymale, liée d'une manière générale aux bêta-bloquants.

Autres bêta‑bloquants

L’effet sur la pression intraoculaire ou les effets connus des bêta‑bloquants systémiques peuvent être potentialisés en cas d’administration du timolol chez des patients recevant déjà un bêta‑bloquant par voie générale.

La réponse doit être surveillée étroitement chez ces patients. L’association de deux bêta‑bloquants locaux n’est pas recommandée (voir rubrique 4.5).

Réactions anaphylactiques

Pendant le traitement par des bêta‑bloquants, les patients ayant des antécédents d’atopie ou de réaction anaphylactique sévère à différents allergènes peuvent être plus sensibles à une exposition répétée à ces allergènes et ne pas répondre à la dose usuelle d’adrénaline utilisée pour traiter les réactions anaphylactiques.

Décollement choroïdien

Un décollement choroïdien a été rapporté lors de l’administration d’un traitement visant à diminuer la sécrétion d’humeur aqueuse (par exemple timolol, acétazolamide) après une chirurgie filtrante.

Psoriasis

Des aggravations de la maladie ayant été rapportées sous bêta-bloquant, l'indication mérite d'être pesée.

Anesthésie générale

Les bêta‑bloquants ophtalmiques peuvent inhiber les effets des agonistes ß‑adrénergiques, par exemple de l’adrénaline. L’anesthésiste doit être informé que le patient est traité par le timolol.

Sujets âgés, insuffisants rénaux et/ou hépatiques

Chez ces sujets à risque et quand un collyre bêta-bloquant est administré avec un bêta-bloquant par voie générale, une adaptation posologique est souvent nécessaire.

Sportifs

L'attention des sportifs est attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.

Ce médicament contient 0,361 mg de phosphates par goutte équivalent à 11,28 mg/ml.

Population pédiatrique

Les solutions de Timolol doivent d’une manière générale être utilisées avec précaution chez les jeunes patients glaucomateux (voir aussi rubrique 5.2).

Il est important d’informer les parents des effets indésirables éventuels afin qu’ils puissent arrêter immédiatement le traitement. Les signes à rechercher sont par exemple la toux et une respiration sifflante.

A cause de la possibilité d’apnée et de respiration de Cheyne-Stokes, ce médicament doit être utilisé avec une extrême précaution chez les nouveau-nés, les nourrissons et les jeunes enfants. Un moniteur d’apnée portable peut également être utile chez les nouveau-nés sous timolol.

Interactions médicamenteuses

Aucune étude d’interaction médicamenteuse spécifique n’a été réalisée avec timolol.

1°) Autres collyres

Des mydriases ont été occasionnellement rapportées lorsque les bêta-bloquants ophtalmiques et l'adrénaline (épinéphrine) ont été utilisés de façon concomitante.

Une surveillance ophtalmologique est nécessaire en cas de traitement concomitant par un collyre contenant de l'adrénaline.

En cas d’utilisation de plusieurs médicaments topiques ophtalmiques, les administrations de médicament doivent être espacées d’au moins 5 minutes. Les pommades ophtalmiques doivent être administrées en dernier.

2°) Autres médicaments

Un effet additif, entraînant une hypotension et/ou une bradycardie, peut être observé lors de l’administration simultanée de solution ophtalmique de bêta-bloquant et d’inhibiteurs des canaux calciques, d’agents bloquants bêta-adrénergiques, d’antiarythmiques (notamment l’amiodarone, voir rubrique 4.3), de glycosides digitaliques, de parasympathomimétiques, de guanéthidine administrés par voie orale. Une potentialisation de l’effet bêta-bloquant systémique (par exemple : diminution du rythme cardiaque, dépression) a été rapportée lors de l’association de traitements inhibiteurs du CYP2D6 (par exemple : quinidine, fluoxétine, et paroxétine) et de timolol.

Bien que les quantités de bêta-bloquants passant dans la circulation systémique soient faibles après instillation oculaire, le risque d'interactions médicamenteuses existe.

Il convient donc de tenir compte des interactions observées avec les bêta-bloquants administrés par voie générale.

Associations contre-indiquées

+ Floctafénine

En cas de choc ou d'hypotension dus à la floctafénine, réduction des réactions cardiovasculaires de compensation par les bêta-bloquants.

+ Sultopride

Troubles de l'automatisme (bradycardie excessive), par addition des effets bradycardisants.

Association déconseillée

+ Amiodarone

Troubles de la contractilité, de l'automatisme et de la conduction (suppression des mécanismes sympathiques compensateurs).

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

+ Anesthésiques volatils halogénés

Réduction des réactions cardiovasculaires de compensation par les bêta-bloquants (l'inhibition bêta-adrénergique peut être levée durant l'intervention par les bêta-stimulants).

En règle générale, ne pas arrêter le traitement bêta-bloquant et, de toute façon, éviter l'arrêt brutal. Informer l'anesthésiste de ce traitement.

+ Antagonistes du calcium (bépridil, diltiazem et vérapamil)

Troubles de l'automatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), troubles de la conduction auriculoventriculaire et défaillance cardiaque (synergie des effets).

+ Antiarythmiques (propafénone et classe la: quinidine, hydroquinidine, disopyramide)

Troubles de la contractilité, de l'automatisme et de la conduction (suppression des mécanismes sympathiques compensateurs).

Surveillance attentive clinique et électrocardiographique.

+ Baclofène

Majoration de l'effet antihypertenseur.

Surveillance de la pression artérielle et adaptation posologique de l'antihypertenseur si nécessaire.

+ Clonidine

En cas d'arrêt brutal du traitement par la clonidine, augmentation importante de la pression artérielle avec risque d'hémorragie cérébrale par effet sympathomimétique.

Arrêter de façon progressive la clonidine.

+ Insuline, sulfamides hypoglycémiants

Tous les bêta-bloquants peuvent masquer certains symptômes de l'hypoglycémie: les palpitations et la tachycardie.

Prévenir le malade et renforcer, surtout au début du traitement, l'autosurveillance sanguine.

+ Lidocaïne

Décrit pour le propranolol, le métoprolol, le nadolol.

Augmentation des taux plasmatiques de lidocaïne avec majoration possible des effets indésirables neurologiques et cardiaques (diminution du métabolisme hépatique de la lidocaïne).

Adapter la posologie de la lidocaïne. Surveillance clinique, électrocardiographique et, éventuellement, des concentrations plasmatiques de lidocaïne pendant le traitement bêta-bloquant et après son arrêt.

+ Produits de contrastes iodés

En cas de choc ou d'hypotension dus aux produits de contraste iodés, réduction par les bêta-bloquants des réactions cardiovasculaires de compensation.

Le traitement par le bêta-bloquant doit être arrêté chaque fois que cela est possible avant l'exploration radiologique. En cas de poursuite indispensable du traitement, le médecin doit disposer des moyens de réanimation adaptés.

Associations à prendre en compte

+ AINS

Réduction de l'effet antihypertenseur (inhibition des prostaglandines vasodilatatrices par les AINS et rétention hydrosodée avec les AINS pyrazolés).

+ Antagonistes du calcium: dihydropyridines type nifédipine

Hypotension, défaillance cardiaque chez les malades en insuffisance cardiaque latente ou non contrôlée (effet inotrope négatif in vitro des dihydropyridines, plus ou moins marqué en fonction des produits, et susceptible de s'additionner aux effets inotropes négatifs des bêta-bloquants). La présence d'un traitement bêta-bloquant peut par ailleurs minimiser la réaction sympathique réflexe mise en jeu en cas de répercussion hémodynamique excessive.

+ Antidépresseurs imipraminiques (tricycliques), neuroleptiques

Effet antihypertenseur et risque d'hypotension orthostatique majorés (effet additif).

+ Corticoïdes, tétracosactide

Diminution de l'effet antihypertenseur (rétention hydrosodée des corticoïdes).

+ Méfloquine

Risque de bradycardie (addition des effets bradycardisants)

Effets indésirables

Affections du système immunitaire 8
  • Fréquence indéterminée
    • lupus érythémateux disséminé
    • réactions allergiques systémiques
    • angio-œdème
    • urticaire
    • rash localisé ou généralisé
    • prurit
    • hypersensibilité
    • réaction anaphylactique
Troubles du métabolisme et de la nutrition 1
  • Fréquence indéterminée
    • hypoglycémie
Affections psychiatriques 6
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • dépression
  • Fréquence indéterminée
    • hallucinations
    • insomnie
    • amnésie
    • cauchemars
    • perte de mémoire
Affections du système nerveux 8
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • céphalées
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • ischémie cérébrale
    • vertiges
    • maux de tête
  • Fréquence indéterminée
    • accident vasculaire cérébral
    • syncope
    • paresthésie
    • augmentation des signes et symptômes de myasthénie grave
Affections oculaires 32
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
    • vision floue
    • douleur oculaire
    • signes et symptômes d’irritation oculaire
    • gêne oculaire
    • hyperhémie oculaire
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • érosion cornéenne
    • kératite ponctuée
    • kératite
    • iritis
    • conjonctivite
    • blépharite
    • acuité visuelle réduite y compris des modifications de la réfraction
    • photophobie
    • sécheresse oculaire
    • augmentation de la sécrétion des larmes
    • écoulement de l’œil
    • prurit oculaire
    • formation de croûte sur les paupières
    • inflammation de la chambre antérieure
    • œdème de la paupière
    • hyperhémie conjonctivale
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • uvéite
    • diplopie
    • asthénopie
    • eczéma des paupières
    • érythème de la paupière
    • prurit de la paupière
    • œdème conjonctival
    • pigmentation de la cornée
  • Fréquence indéterminée
    • décollement de la choroïde — après chirurgie filtrante du glaucome
    • ptosis de la paupière
    • diminution de la sensibilité de la cornée
Affections cardiaques 10
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • bradycardie
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • infarctus du myocarde
  • Fréquence indéterminée
    • arrêt cardiaque
    • ralentissement de la conduction auriculo-ventriculaire ou intensification d’un bloc auriculo-ventriculaire existant
    • arythmie
    • palpitations
    • douleur thoracique
    • insuffisance cardiaque congestive (aggravation)
    • œdème
    • insuffisance cardiaque
Affections vasculaires 6
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • hypotension
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • élévation de la tension artérielle
    • œdème périphérique
    • refroidissement des extrémités
  • Fréquence indéterminée
    • syndrome de Raynaud
    • aggravation d’une claudication intermittente existante
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 8
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • asthme
    • bronchite
    • dyspnée
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • maladie pulmonaire obstructive chronique
    • bronchospasme — principalement chez les patients ayant une maladie bronchospastique pré-existante
    • toux
    • respiration sifflante
    • congestion nasale
Affections gastro-intestinales 7
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • dysgueusie
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • dyspepsie
    • douleurs abdominales
    • sécheresse de la bouche
  • Fréquence indéterminée
    • vomissement
    • diarrhée
    • nausée
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 7
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • gonflement du visage
    • érythème
  • Fréquence indéterminée
    • urticaire
    • éruptions de type psoriasis
    • rash psoriasiforme ou exacerbation d’un psoriasis
    • rash cutané
    • alopécie
Affections musculo-squelettiques et systémiques 2
  • Fréquence indéterminée
    • arthropathie
    • myalgie
Affections des organes de reproduction et du sein 2
  • Fréquence indéterminée
    • trouble sexuel (comme l’impuissance)
    • diminution de la libido
Troubles généraux et anomalies au site d’administration 3
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
    • fatigue
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • asthénie
    • douleurs thoraciques
3
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • calcification cornéenne — chez certains patients atteints de cornées gravement endommagées
    • anticorps antinucléaires
  • Très rare (< 1/10 000)
    • syndrome lupique
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit

Résumé du profil de tolérance

Lors des études cliniques, les effets indésirables les plus fréquemment rencontrés étaient une hyperhémie oculaire et une irritation de l’œil chez approximativement 5% et 2% des patients respectivement.

Description de certains effets indésirables

Comme d’autres médicaments ophtalmiques topiques, le timolol passe dans la circulation générale. Cela peut entraîner des réactions indésirables semblables à celles des médicaments bêta-bloquants pris par voie systémique. L’incidence des effets indésirables systémiques après une administration par voie ophtalmique reste plus faible qu’après administration systémique. Les effets indésirables décrits tiennent compte des réactions observées avec les bêta-bloquants par voie ophtalmique.

Résumé tabulé des effets indésirables

Les effets indésirables suivants ont été rapportés au cours des essais cliniques avec TIMOLOL IMMEDICA 0,50 POUR CENT, collyre et ont été classés de la façon suivante : très fréquents (≥ 1/10), fréquents (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquents (≥ 1/1000, < 1/100), rares (≥ 1/10 000, < 1/1000), très rares (< 1/10 000).

Dans chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés dans l’ordre décroissant de gravité.

Des effets indésirables additionnels rapportés lors de la surveillance post-commercialisation sont également listés sous « fréquence indéterminée ». Les fréquences ne peuvent pas être estimées sur la base des données disponibles.

Classe de systèmes d’organes

|

Terme préféré MedDRA

Affections du système immunitaire

|

Fréquence indéterminée : lupus érythémateux disséminé, réactions allergiques systémiques incluant : angio-œdème, urticaire, rash localisé ou généralisé, prurit, hypersensibilité, réaction anaphylactique

Troubles du métabolisme et de la nutrition

|

Fréquence indéterminée : hypoglycémie

Affections psychiatriques

|

Rare : dépression

|

Fréquence indéterminée : hallucinations, insomnie, amnésie, cauchemars, perte de mémoire

Affections du système nerveux

|

Peu fréquent : céphalées

Rare : ischémie cérébrale, vertiges, maux de tête

|

Fréquence indéterminée : accident vasculaire cérébral, syncope, paresthésie, augmentation des signes et symptômes de myasthénie grave

Affections oculaires

|

Fréquent : vision floue, douleur oculaire, signes et symptômes d’irritation oculaire (ex : brûlure, tiraillement, démangeaison, larmoiement, rougeur), gêne oculaire, hyperhémie oculaire

|

Peu fréquent : érosion cornéenne, kératite ponctuée, kératite, iritis, conjonctivite, blépharite, acuité visuelle réduite y compris des modifications de la réfraction (dues parfois à l'arrêt du traitement par myotique), photophobie, sécheresse oculaire, augmentation de la sécrétion des larmes, écoulement de l’œil, prurit oculaire, formation de croûte sur les paupières, inflammation de la chambre antérieure, œdème de la paupière, hyperhémie conjonctivale

|

Rare : uvéite, diplopie, asthénopie, eczéma des paupières, érythème de la paupière, prurit de la paupière, œdème conjonctival, pigmentation de la cornée

|

Fréquence indéterminée : décollement de la choroïde après chirurgie filtrante du glaucome (voir rubrique 4.4), ptosis de la paupière, diminution de la sensibilité de la cornée

Affections cardiaques

|

Peu fréquent : bradycardie

Rare : infarctus du myocarde

|

Fréquence indéterminée : arrêt cardiaque, ralentissement de la conduction auriculo-ventriculaire ou intensification d’un bloc auriculo-ventriculaire existant (complet, de degré moindre ou aggravation), arythmie, palpitations, douleur thoracique, insuffisance cardiaque congestive (aggravation), œdème, insuffisance cardiaque

Affections vasculaires

|

Peu fréquent : hypotension

Rare : élévation de la tension artérielle, œdème périphérique, refroidissement des extrémités

|

Fréquence indéterminée : syndrome de Raynaud, aggravation d’une claudication intermittente existante

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

|

Peu fréquent : asthme, bronchite, dyspnée

Rare : maladie pulmonaire obstructive chronique, bronchospasme (principalement chez les patients ayant une maladie bronchospastique pré-existante), toux, respiration sifflante, congestion nasale

Affections gastro-intestinales

|

Peu fréquent : dysgueusie

Rare : dyspepsie, douleurs abdominales, sécheresse de la bouche

|

Fréquence indéterminée : vomissement, diarrhée, nausée

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

|

Rare : gonflement du visage, érythème

|

Fréquence indéterminée : urticaire, affections variées de la peau incluant des éruptions de type psoriasis, rash psoriasiforme ou exacerbation d’un psoriasis, rash cutané, alopécie

Affections musculo-squelettiques et systémiques

|

Fréquence indéterminée : arthropathie, myalgie

Affections des organes de reproduction et du sein

|

Fréquence indéterminée : trouble sexuel (comme l’impuissance), diminution de la libido

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

|

Peu fréquent : fatigue

Rare : asthénie, douleurs thoraciques

Quelques cas rares de calcification cornéenne ont été signalés en association avec l’utilisation de gouttes contenant des phosphates chez certains patients atteints de cornées gravement endommagées.

Sur le plan biologique

On a pu observer, dans de rares cas, l'apparition d'anticorps antinucléaires ne s'accompagnant qu'exceptionnellement de manifestations cliniques à type de syndrome lupique et cédant à l'arrêt du traitement.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/

Surdosage

Aucune donnée spécifique pour ce produit n’est disponible.

Bien que les quantités de bêta-bloquants passant dans la circulation systémique soient faibles après instillation oculaire, le risque de surdosage doit être gardé à l'esprit et la conduite à tenir calquée sur celle habituellement adoptée pour les bêta-bloquants.

En cas de surdosage avec TIMOLOL IMMEDICA 0,50 POUR CENT, collyre, le traitement devra être symptomatique et de soutien.

En cas d’ingestion accidentelle, les symptômes d’un surdosage en bêta-bloquants peuvent inclure bradycardie, hypotension, insuffisance cardiaque aiguë et bronchospasme.

En cas de surdosage, les mesures suivantes devront être envisagées :

1. Administration de charbon actif si le produit a été ingéré. Les études ont montré que le maléate de timolol ne pouvait pas être éliminé par hémodialyse.

2. Bradycardie symptomatique : Administrer du sulfate d'atropine par voie intraveineuse à raison de 0,25 mg à 2 mg, afin d'obtenir un blocage vagal. Si la bradycardie persiste, administrer avec précaution du chlorhydrate d’isoprénaline par voie intraveineuse. Dans les cas réfractaires, il peut être indiqué d'avoir recours à un pacemaker.

3. Hypotension : Prescrire un agent sympathomimétique comme la dopamine, la dobutamine ou la noradrénaline. Dans les cas réfractaires, le glucagon peut être efficace.

4. Bronchospasme : Administrer du chlorhydrate d’isoprénaline. Un traitement concomitant à base d’aminophylline peut être envisagé.

5. Insuffisance cardiaque aiguë : Instituer immédiatement le traitement conventionnel à base de digitaliques, de diurétiques et d’oxygène. Dans les cas réfractaires, une administration par voie intraveineuse d’aminophylline est recommandée. Elle peut être suivie, si nécessaire, par une prise de glucagon qui s’est révélée efficace.

En cas de blocages du cœur, le chlorhydrate d’isoprénaline ou un pacemaker devra être utilisé.

Posologie par spécialité française

Textes officiels de l'ANSM (France) : 12 spécialité(s) à base de Timolol seule, et 48 association(s) avec d'autres substances. Ouvrez une spécialité pour lire la posologie de son résumé des caractéristiques du produit.

Ces fiches sont une aide à la consultation. Prescrire, dispenser ou conseiller reste une décision du professionnel de santé, qui en assume la responsabilité après vérification du résumé des caractéristiques du produit en vigueur.

12 spécialité(s)

Voie systémique (orale ou injectable) 1
TIMACOR 10 mg, comprimé sécable10 mg
Voie ophtalmique 11
TIMOLOL IMMEDICA 0,50 POUR CENT, collyre0,68 g
TIMABAK 0,50 %, collyre en solution0,685 g
TIMOLOL SANDOZ 0,25 POUR CENT, collyre en solution3,4 mg
TIMOLOL SANDOZ 0,50 POUR CENT, collyre en solution6,8 mg
TIMOPTOL 0,25 %, collyre en solution0,342 g
TIMOPTOL 0,50 %, collyre en solution0,683 g
TIMOPTOL L.P. 0,25 %, collyre en solution0,342 g
TIMOPTOL L.P. 0,50 %, collyre en solution0,683 g
GELTIM LP 1 mg/g, gel ophtalmique en récipient unidose
GELTIM LP 1 mg/g, gel ophtalmique en récipient unidose
GENOPTOL 1 mg/g, gel ophtalmique en récipient unidose

Sources

  • Résumés des caractéristiques du produit (RCP) publiés par l'ANSM (base de données publique des médicaments) et par l'Agence européenne des médicaments (EMA)
  • Étiquetage des médicaments de la FDA américaine (openFDA), pour la grossesse, l'allaitement et la pédiatrie
  • LactMed (Institut national américain de la santé), pour l'allaitement

Texte officiel le plus récent : 11 mai 2026.

Informations à but non commercial, établies à partir de sources officielles et réunies pour aider les professionnels de santé dans leur travail.

Ces fiches sont une aide à la consultation. Prescrire, dispenser ou conseiller reste une décision du professionnel de santé, qui en assume la responsabilité après vérification du résumé des caractéristiques du produit en vigueur.

Une erreur, une information manquante ? Écrivez-nous en indiquant la fiche concernée.