Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple ELIQUIS 5 mg, comprimé pelliculé) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 10 avril 2026.
Indications
Adultes
Prévention de l’accident vasculaire cérébral (AVC) et de l’embolie systémique chez les patients adultes atteints de fibrillation atriale non valvulaire (FANV) et présentant un ou plusieurs facteur(s) de risque tels que : antécédent d’AVC ou d’accident ischémique transitoire (AIT) ; âge ≥ 75 ans ; hypertension artérielle ; diabète ; insuffisance cardiaque symptomatique (classe NYHA ≥ II).
Traitement de la thrombose veineuse profonde (TVP) et de l’embolie pulmonaire (EP), et prévention de la récidive de TVP et d’EP chez l’adulte (voir rubrique 4.4. pour les patients ayant une EP hémodynamiquement instable).
Population pédiatrique
Traitement des évènements thromboemboliques veineux (ETEV) et prévention de la récidive d’ETEV chez les patients pédiatriques âgés de 28 jours à moins de 18 ans.
Contre-indications
• Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
• Saignement actif cliniquement significatif.
• Atteinte hépatique associée à une coagulopathie et à un risque de saignement cliniquement significatif (voir rubrique 5.2).
• Lésion ou affection, si considérée comme un facteur de risque significatif d’hémorragie majeure. Ceci peut inclure : ulcère gastro-intestinal actif ou récent, présence d’une affection maligne à risque hémorragique élevé, lésion cérébrale ou rachidienne récente, chirurgie cérébrale, rachidienne ou ophtalmologique récente, hémorragie intracrânienne récente, varices œsophagiennes connues ou suspectées, malformations artérioveineuses, anévrisme vasculaire ou anomalies vasculaires intrarachidiennes ou intracérébrales majeures.
• Traitement concomitant avec d’autres anticoagulants, par exemple héparine non fractionnée (HNF), héparine de bas poids moléculaire (énoxaparine, daltéparine, etc.), dérivé de l’héparine (fondaparinux, etc.), anticoagulants oraux (warfarine, rivaroxaban, dabigatran étexilate, etc.), sauf dans les cas spécifiques d’un relais de traitement anticoagulant (voir rubrique 4.2), lorsque l’HNF est administrée à des doses nécessaires pour maintenir la perméabilité d’un cathéter veineux ou artériel central ou lorsque l’HNF est administrée pendant l’ablation par cathéter pour une fibrillation atriale (voir rubriques 4.4 et 4.5).
Grossesse Prudence
Aucune donnée humaine, pas d'effet délétère chez l'animal : par précaution, il est préférable d'éviter l'apixaban pendant la grossesse (déconseillé).
Confirmé par les sources française et américaine.
Par mesure de précaution, il est préférable d'éviter l'utilisation d'apixaban pendant la grossesse.
Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).
Allaitement Déconseillé
Excrétion dans le lait chez l'animal, risque non exclu : décider d'interrompre soit l'allaitement soit le traitement.
Confirmé par les sources française et américaine.
Une décision doit être prise soit d'interrompre l’allaitement soit d'arrêter/de suspendre le traitement par apixaban en prenant en compte le bénéfice de l'allaitement pour l'enfant et le bénéfice du traitement pour la femme.
Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.
Mises en garde et précautions d'emploi
Risque hémorragique
Comme avec d’autres anticoagulants, les patients traités par apixaban doivent faire l’objet d’une surveillance étroite à la recherche de signes hémorragiques. Il est recommandé de l'utiliser avec précaution dans les situations où le risque d’hémorragie est augmenté. Le traitement par apixaban doit être interrompu en cas de survenue d’hémorragie sévère (voir rubriques 4.8 et 4.9).
Bien que le traitement par apixaban ne nécessite pas de surveillance de routine de l’exposition, un test quantitatif étalonné anti-Facteur Xa peut être utile dans certaines situations exceptionnelles au cours desquelles la connaissance de l’exposition à l’apixaban peut contribuer à la prise de décisions cliniques, par exemple en cas de surdosage ou d'intervention chirurgicale d’urgence (voir rubrique 5.1).
Un agent de réversion spécifique (andexanet alfa) antagonisant les effets pharmacodynamiques de l’apixaban est disponible pour les adultes. Toutefois, sa sécurité et son efficacité n’ont pas été établies chez les patients pédiatriques (consulter le résumé des caractéristiques du produit de l’andexanet alfa).
La transfusion de plasma frais congelé, l'administration d’un concentré de complexe prothrombinique (CCP) ou du facteur VIIa recombinant pourra être envisagée. Cependant, il n’y a aucune expérience clinique de l’utilisation d’un CCP contenant 4 facteurs pour contrôler des saignements chez les patients pédiatriques et adultes ayant reçu de l’apixaban.
Interactions avec d’autres médicaments affectant l’hémostase
Compte tenu de la majoration du risque hémorragique, un traitement concomitant par d’autres anticoagulants est contre-indiqué (voir rubrique 4.3).
L’utilisation concomitante d’apixaban et d’agents antiagrégants plaquettaires augmente le risque hémorragique (voir rubrique 4.5).
Des précautions doivent être prises si les patients sont traités simultanément par des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (SSRI) ou des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (SNRI) ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), y compris l’acide acétylsalicylique.
Après une intervention chirurgicale, l’administration concomitante d’autres inhibiteurs de l’agrégation plaquettaire et d'apixaban n’est pas recommandée (voir rubrique 4.5).
Chez les patients atteints de fibrillation atriale et d’affections justifiant une monothérapie ou une bithérapie par des antiagrégants plaquettaires, une évaluation approfondie des bénéfices potentiels par rapport aux risques éventuels doit être effectuée avant d’associer ce type de traitement avec Eliquis.
Au cours d’une étude clinique menée chez des patients adultes atteints de fibrillation atriale, l’utilisation concomitante d’Acide Acétyl Salicylique (AAS) a augmenté le risque d’hémorragie majeure sous apixaban de 1,8 % par an à 3,4 % par an, et a majoré le risque hémorragique sous warfarine de 2,7 % par an à 4,6 % par an. Dans cette étude clinique, l’utilisation de la bithérapie antiagrégante plaquettaire concomitante a été limitée (2,1 %) (voir rubrique 5.1).
Une étude clinique a été menée pendant 6 mois chez des patients atteints de fibrillation atriale avec un SCA et/ou ayant subi une ICP, traités par un inhibiteur du P2Y12, avec ou sans AAS, et par un anticoagulant oral (apixaban ou AVK). L'utilisation concomitante d'AAS a augmenté le risque d'hémorragie majeure ou NMCP (non majeure cliniquement pertinente) selon la définition de l'ISTH (International Society on Thrombosis and Hemostasis) de 16,4 % par an à 33,1 % par an chez les patients traités par apixaban (voir rubrique 5.1).
Au cours d’une étude clinique menée chez des patients à haut risque ayant présenté un syndrome coronaire aigu sans fibrillation atriale, présentant de multiples comorbidités cardiaques et non cardiaques, traités par l’AAS ou l’association de l’AAS et du clopidogrel, une augmentation significative du risque d’hémorragie majeure selon la définition de l’ISTH a été observée avec l’apixaban (5,13 % par an) par rapport au placebo (2,04 % par an).
Dans l’étude CV185325, aucun événement hémorragique cliniquement important n’a été rapporté chez les 12 patients pédiatriques traités par l’administration concomitante d’apixaban et d’AAS ≤ 165 mg par jour.
Utilisation de thrombolytiques pour le traitement des accidents vasculaires cérébraux ischémiques aigus
Il n’existe qu’une très faible expérience de l’utilisation de thrombolytiques pour le traitement des accidents vasculaires cérébraux ischémiques aigus chez les patients recevant l'apixaban (voir rubrique 4.5).
Patients porteurs de valves cardiaques artificielles
La sécurité et l’efficacité d’apixaban n’ont pas été étudiées chez les patients porteurs de prothèses valvulaires cardiaques, atteints ou non de fibrillation atriale. Par conséquent, l’utilisation d’apixaban n’est pas recommandée chez ces patients.
L’apixaban n’a pas été étudié chez les patients pédiatriques porteurs de prothèses valvulaires cardiaques ; par conséquent, l’utilisation de l’apixaban n’est pas recommandée.
Patients souffrant du syndrome des antiphospholipides
Les anticoagulants oraux à action directe (AOD) y compris l'apixaban ne sont pas recommandés pour les patients présentant des antécédents de thrombose auxquels on a diagnostiqué un syndrome des antiphospholipides. En particulier pour les patients testés triplement positifs (anticoagulant du lupus, anticorps anticardiolipine et anticorps anti-bêta 2-glycoprotéine I), le traitement par AOD pourrait être associé à des taux d’événements thrombotiques récurrents supérieurs à ceux observés en cas de traitement par un antagoniste de la vitamine K.
Interventions chirurgicales et procédures invasives
Apixaban doit être interrompu au moins 48 heures avant une chirurgie programmée ou une procédure invasive comportant un risque hémorragique modéré ou élevé. Ces procédures comprennent les interventions pour lesquelles la probabilité d’une hémorragie cliniquement significative ne peut pas être exclue ou pour lesquelles le risque hémorragique serait inacceptable.
Apixaban doit être interrompu au moins 24 heures avant une chirurgie programmée ou une procédure invasive comportant un risque hémorragique faible. Ces procédures comprennent les interventions pour lesquelles toute hémorragie susceptible de survenir doit être minime, de localisation non critique ou facilement contrôlée.
Si l’intervention chirurgicale ou la procédure invasive ne peut pas être retardée, des précautions doivent être prises en tenant compte de l’augmentation du risque hémorragique. Ce risque hémorragique doit être évalué par rapport à l’urgence de l’intervention.
Après une procédure invasive ou une intervention chirurgicale, le traitement par apixaban doit être repris dès que possible, si la situation clinique le permet et si une hémostase adéquate a été établie (pour la cardioversion voir rubrique 4.2).
Pour les patients subissant une ablation par cathéter pour fibrillation atriale, le traitement par apixaban ne doit pas être interrompu (voir rubriques 4.2, 4.3 et 4.5).
Interruption temporaire
L’interruption d’un traitement anticoagulant, notamment par apixaban, en raison d'une hémorragie active, d’une intervention chirurgicale programmée ou d’une procédure invasive expose les patients à une majoration du risque de thrombose. Les interruptions de traitement doivent être évitées, et dans le cas où une anticoagulation par apixaban doit être suspendue temporairement quelle que soit la raison, le traitement doit être repris dès que possible.
Anesthésie péridurale/rachidienne ou ponction
La réalisation d’une anesthésie neuroaxiale (anesthésie rachidienne/péridurale) ou d’une ponction lombaire/péridurale chez les patients traités par des médicaments antithrombotiques en prévention de complications thromboemboliques entraîne un risque d’apparition d’un hématome péridural ou rachidien pouvant provoquer une paralysie prolongée ou permanente. Le risque de ces évènements peut être majoré par l’utilisation postopératoire de cathéters périduraux à demeure ou par l’utilisation concomitante de médicaments modifiant l’hémostase. Les cathéters périduraux ou intrathécaux à demeure doivent être retirés au minimum 5 heures avant la première administration d’apixaban. Le risque peut également être augmenté en cas de ponctions lombaires ou péridurales répétées ou traumatiques. Les patients doivent être surveillés fréquemment à la recherche de signes et symptômes d’atteinte neurologique (ex, engourdissement ou faiblesse des jambes, dysfonctionnement des intestins ou de la vessie). Si un trouble neurologique est identifié, il est nécessaire de poser un diagnostic et de traiter en urgence. Avant toute intervention neuroaxiale, le médecin devra évaluer le bénéfice potentiel par rapport au risque encouru par les patients sous anticoagulants ou devant être traités par anticoagulants en vue d’une prévention antithrombotique.
Il n’y a pas d’expérience clinique quant à l’utilisation de l’apixaban avec des cathéters périduraux ou intrathécaux à demeure. En cas de nécessité et sur la base des données pharmacocinétiques générales sur l’apixaban, un intervalle de 20-30 heures (c’est-à-dire 2 fois la demi-vie) entre la dernière dose d’apixaban et le retrait du cathéter doit être respecté, et au moins une dose doit être supprimée avant le retrait du cathéter. La dose suivante d’apixaban peut être donnée au moins 5 heures après le retrait du cathéter. Comme avec tous les nouveaux médicaments anticoagulants, l’expérience clinique avec une anesthésie neuraxiale est limitée et une prudence extrême est par conséquent recommandée lors de l’utilisation de l’apixaban avec ce type d’anesthésie.
Aucune donnée n’est disponible concernant le moment de mise en place ou de retrait d’un cathéter neuraxial chez les patients pédiatriques sous apixaban. Dans de tels cas, il conviendra d’interrompre l’apixaban et d’envisager un anticoagulant parentéral à courte durée d’action.
Patients présentant une EP hémodynamiquement instable ou patients nécessitant une thrombolyse ou une embolectomie pulmonaire
Apixaban n’est pas recommandé en tant qu’alternative à l’héparine non fractionnée chez les patients présentant une embolie pulmonaire et qui sont hémodynamiquement instables ou susceptibles de subir une thrombolyse ou une embolectomie pulmonaire, puisque la sécurité et l’efficacité d’apixaban n’ont pas été établies dans ces situations cliniques.
Patients atteints de cancer actif
Les patients atteints de cancer actif peuvent être à risque élevé à la fois de thrombose veineuse et d'hémorragies. Lorsque l'apixaban est envisagé comme traitement de la TVP ou de l'EP chez les patients cancéreux, une évaluation rigoureuse des bénéfices par rapport aux risques doit être réalisée (voir aussi rubrique 4.3).
Patients avec une insuffisance rénale
Patients adultes Des données cliniques limitées indiquent que les concentrations plasmatiques d'apixaban sont augmentées chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine de 15 à 29 mL/min) ce qui peut conduire à une augmentation du risque hémorragique. Pour le traitement de la TVP, le traitement de l’EP et la prévention d’une récidive de TVP et d’EP (tETEV), apixaban sera utilisé avec précaution chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine de 15 à 29 mL/min) (voir rubriques 4.2 et 5.2).
Pour la prévention de l’accident vasculaire cérébral et de l’embolie systémique chez les patients atteints de FANV, les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine de 15 à 29 mL/min) et les patients présentant une créatinine sérique ≥ 1,5 mg/dL (133 micromoles/L) associée à un âge ≥ 80 ans ou à un poids corporel ≤ 60 kg doivent recevoir la dose faible d’apixaban, soit 2,5 mg deux fois par jour (voir rubrique 4.2).
En raison de l'absence de donnée clinique chez les patients présentant une clairance de la créatinine < 15 mL/min et chez les patients dialysés, apixaban n’est pas recommandé chez ces patients (voir rubriques 4.2 et 5.2).
Patients pédiatriques Les patients pédiatriques présentant une insuffisance rénale sévère n’ont pas été étudiés et ne doivent donc pas recevoir d’apixaban (voir rubriques 4.2 et 5.2).
Patients âgés
Un âge avancé peut augmenter le risque hémorragique (voir rubrique 5.2).
Par ailleurs, l’administration concomitante d’apixaban et d’AAS chez les patients âgés doit être effectuée avec prudence en raison du risque hémorragique potentiellement accru.
Poids corporel
Chez les adultes, un faible poids corporel (< 60 kg) peut augmenter le risque hémorragique (voir rubrique 5.2)
Patients avec une insuffisance hépatique
Apixaban est contre-indiqué chez les patients présentant une atteinte hépatique associée à une coagulopathie et à un risque de saignement cliniquement significatif (voir rubrique 4.3).
Il n’est pas recommandé chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (voir rubrique 5.2)
Il doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère ou modérée (Child Pugh A ou B) (voir rubriques 4.2 et 5.2).
Les patients présentant un taux d'enzymes hépatiques élevé ALAT/ASAT > 2 × LSN ou un taux de bilirubine totale ≥ 1,5 × LNS ont été exclus des études cliniques. Par conséquent, apixaban doit être utilisé avec précaution dans cette population (voir rubrique 5.2). Avant initiation du traitement par apixaban, la fonction hépatique doit être évaluée.
L’apixaban n’a pas été étudié chez les patients pédiatriques atteints d’insuffisance hépatique.
Interactions avec les inhibiteurs du cytochrome P450 3A4 (CYP3A4) et de la glycoprotéine P (P-gp)
L'utilisation d'apixaban n'est pas recommandée chez les patients recevant simultanément un traitement systémique par des inhibiteurs puissants du CYP3A4 et de la P-gp, tels que les antimycosiques azolés (ex., kétoconazole, itraconazole, voriconazole et posaconazole) et les inhibiteurs de la protéase du VIH (ex. ritonavir). Ces médicaments peuvent multiplier par 2 l’exposition à apixaban (voir rubrique 4.5), ou plus en présence de facteurs additionnels qui augmentent l'exposition à apixaban (ex : insuffisance rénale sévère). Aucune donnée clinique n’est disponible chez les patients pédiatriques recevant simultanément un traitement systémique par des inhibiteurs puissants du CYP3A4 et de la P-gp (voir rubrique 4.5).
Interactions avec les inducteurs du CYP3A4 et de la P-gp
L’administration concomitante d’apixaban et d’inducteurs puissants du CYP3A4 et de la P-gp (ex : rifampicine, phénytoïne, carbamazépine, phénobarbital ou millepertuis) peut entraîner une diminution d’environ 50 % de l’exposition à apixaban. Dans une étude clinique chez des patients présentant une fibrillation atriale, une diminution de l’efficacité et un risque accru de saignement ont été observés lors de la co-administration d’apixaban avec des inducteurs puissants du CYP3A4 et de la P-gp, par rapport à apixaban administré seul.
Chez les patients recevant un traitement systémique simultané d’inducteurs puissants du CYP3A4 et de la P-gp, les recommandations suivantes s’appliquent (voir rubrique 4.5) :
- pour la prévention de l’AVC et de l’embolie systémique chez les patients atteints de FANV, et pour la prévention de la récidive de TVP et d’EP, apixaban doit être utilisé avec précaution ;
- pour le traitement de la TVP et de l’EP, apixaban ne doit pas être utilisé, l’efficacité pouvant être compromise
Aucune donnée clinique n’est disponible chez les patients pédiatriques recevant simultanément un traitement systémique par des inducteurs puissants du CYP3A4 et de la P-gp (voir rubrique 4.5).
Paramètres biologiques
Les paramètres de la coagulation [ex : temps de prothrombine (TP), INR et temps de céphaline activé (TCA)] sont modifiés comme le laisse prévoir le mécanisme d’action d'apixaban. Les modifications de ces paramètres de la coagulation aux doses thérapeutiques sont faibles et sujettes à un degré de variabilité important (voir rubrique 5.1).
Informations concernant les excipients
Eliquis contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c.-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium ».
Interactions médicamenteuses
Inhibiteurs du CYP3A4 et de la P-gp
L’administration concomitante d’apixaban et de kétoconazole (400 mg une fois par jour), un inhibiteur puissant du CYP3A4 et de la P-gp, a entraîné une augmentation de 2 fois la valeur moyenne de l’ASC et de 1,6 fois la valeur moyenne de la Cmax d'apixaban.
L'utilisation d'apixaban n'est pas recommandée chez les patients recevant simultanément un traitement systémique par des inhibiteurs puissants du CYP3A4 et de la P-gp, tels que les antimycosiques azolés (ex : kétoconazole, itraconazole, voriconazole et posaconazole) et les inhibiteurs de la protéase du VIH (ex : ritonavir) (voir rubrique 4.4).
Les substances actives qui ne sont pas considérées comme des inhibiteurs puissants du CYP3A4 et de la P-gp (ex : amiodarone, clarithromycine, diltiazem, fluconazole, naproxène, quinidine, vérapamil) devraient augmenter la concentration plasmatique d’apixaban de façon moins marquée. Aucun ajustement posologique d'apixaban n’est nécessaire en cas de co-administration avec des substances qui ne sont pas des inhibiteurs puissants du CYP3A4 et de la P-gp. Par exemple, le diltiazem (360 mg une fois par jour), considéré comme un inhibiteur modéré du CYP3A4 et un faible inhibiteur de la P-gp, a entraîné une augmentation de 1,4 fois la valeur moyenne de l’ASC et de 1,3 fois la valeur moyenne de la Cmax d'apixaban. L’administration de naproxène (500 mg en dose unique), un inhibiteur de la P-gp mais pas du CYP3A4, a entraîné une augmentation respectivement de 1,5 fois et de 1,6 fois des valeurs moyennes de l’ASC et de la Cmax, d'apixaban. La clarithromycine (500 mg, deux fois par jour), un inhibiteur de la P-gp et un inhibiteur puissant du CYP3A4, a entraîné une augmentation respectivement de 1,6 fois et de 1,3 fois des valeurs moyennes de l’ASC et de la Cmax d'apixaban.
Inducteurs du CYP3A4 et de la P-gp
La co-administration d’apixaban et de rifampicine, un puissant inducteur du CYP3A4 et de la P-gp, a entraîné une diminution respectivement d’environ 54 % et 42 % de l’ASC moyenne et de la Cmax moyenne d'apixaban. L’utilisation concomitante d’apixaban et d’autres inducteurs puissants du CYP3A4 et de la P-gp (ex : phénytoïne, carbamazépine, phénobarbital ou millepertuis) peut également entraîner une réduction des concentrations plasmatiques d'apixaban. Aucun ajustement posologique d'apixaban n’est nécessaire en cas de traitement concomitant avec de tels médicaments, cependant chez les patients recevant un traitement systémique simultané d’inducteurs puissants du CYP3A4 et de la P-gp, apixaban doit être utilisé avec précaution pour la prévention de l’AVC et de l’embolie systémique chez les patients atteints de FANV, et pour la prévention de la revidice de la TVP et de l’EP. Apixaban n’est pas recommandé pour le traitement de la TVP et de l’EP chez les patients recevant un traitement systémique simultané d’inducteurs puissants du CYP3A4 et de la P-gp, l’efficacité pouvant être compromise (voir rubrique 4.4).
Anticoagulants, antiagrégants plaquettaires, SSRI/SNRI et AINS
Compte tenu du risque de saignement accru, un traitement concomitant avec tout autre anticoagulant est contre-indiqué sauf dans des circonstances particulières de changement de traitement anticoagulant, lorsque l'HNF est administrée aux doses nécessaires pour maintenir un cathéter veineux central ou artériel ouvert ou lorsque l'HNF est administrée au cours de l'ablation par cathéter pour une fibrillation atriale (voir rubrique 4.3).
Après administration combinée d’énoxaparine (40 mg en dose unique) et d’apixaban (5 mg en dose unique), un effet cumulatif sur l’activité anti-Facteur Xa a été observé.
Aucune interaction pharmacocinétique ou pharmacodynamique évidente n'a été observée lors de la co-administration d'apixaban et d'AASà 325 mg une fois par jour.
La co-administration d’apixaban et de clopidogrel (75 mg une fois par jour) ou la co-administration d'apixaban, de 75 mg de clopidogrel et de 162 mg d’AAS une fois par jour ou de prasugrel (60 mg suivis de 10 mg une fois par jour) dans les études de Phase I n’a pas montré d’augmentation notable du temps de saignement, ni d’inhibition supplémentaire de l’agrégation plaquettaire, par rapport à l’administration d’antiagrégants plaquettaires sans apixaban. Les augmentations des tests de la coagulation (TQ, INR et TCA) ont été conformes à celles observées avec apixaban seul.
L’administration de naproxène (500 mg), un inhibiteur de la P-gp, a entraîné une augmentation respectivement de 1,5 fois et de 1,6 fois des valeurs moyennes de l’ASC et de la Cmax d'apixaban. En regard, des augmentations des paramètres de la coagulation ont été observées avec apixaban. Aucune modification de l’effet du naproxène sur l’agrégation plaquettaire induite par l’acide arachidonique n’a été observée, et aucune prolongation cliniquement pertinente du temps de saignement n’a été observée après l’administration concomitante d’apixaban et de naproxène.
En dépit de ces observations, il se peut que des individus présentent une réponse pharmacodynamique plus prononcée lors d'une co-administration d'antiagrégants plaquettaires et d'apixaban. Apixaban doit être utilisé avec précaution lors d'une co-administration avec des SSRI/SNRI, des AINS, l'AAS et/ou des inhibiteurs du P2Y12 car ces médicaments augmentent habituellement le risque de saignement (voir rubrique 4.4).
Il n'existe qu'une expérience limitée de co-administration avec d'autres inhibiteurs de l'agrégation plaquettaire (tels que les antagonistes des récepteurs GPIIb/IIIa, la dipyridamole, le dextran ou la sulfinpyrazone) ou des agents thrombolytiques. Etant donné que de tels agents augmentent le risque d'hémorragie, la co-administration de ces médicaments avec apixaban n'est pas recommandée (voir rubrique 4.4).
Dans l’étude CV185325, aucun événement hémorragique cliniquement important n’a été rapporté chez les 12 patients pédiatriques traités par l’administration concomitante d’apixaban et d’AAS ≤ 165 mg par jour.
Autres traitements concomitants
Aucune interaction pharmacocinétique ou pharmacodynamique cliniquement significative n’a été observée lors de la co-administration d’apixaban et d’aténolol ou de famotidine. La co-administration d'apixaban 10 mg et d’aténolol 100 mg n’a pas eu d’effet cliniquement pertinent sur la pharmacocinétique d'apixaban. Après administration simultanée de ces deux médicaments, l’ASC moyenne et la Cmax moyenne d'apixaban ont été inférieures de 15 % et 18 % à celles observées quand apixaban est administré seul. La co-administration d’apixaban 10 mg et de famotidine 40 mg n’a pas eu d’effet sur l’ASC ou la Cmax d'apixaban.
Effets d'apixaban sur d’autres médicaments
Les études in vitro conduites sur apixaban n'ont montré aucun effet inhibiteur de l'activité des CYP1A2, CYP2A6, CYP2B6, CYP2C8, CYP2C9, CYP2D6 ou CYP3A4 (CI50 > 45 μM) et un faible effet inhibiteur de l'activité du CYP2C19 (CI50 > 20 μM) à des concentrations d'apixaban significativement plus élevées que les concentrations plasmatiques maximales observées chez les patients. Apixaban n’a pas entraîné d’induction des CYP1A2, CYP2B6, CYP3A4/5 à des concentrations atteignant jusqu'à 20 μM. C’est pourquoi apixaban ne devrait pas altérer la clairance métabolique de médicaments coadministrés et métabolisés par ces enzymes. Apixaban n’est pas un inhibiteur significatif de la P-gp.
Dans les études conduites chez des volontaires sains, tel que décrit ci-dessous, apixaban n’a pas altéré de manière significative les pharmacocinétiques de la digoxine, du naproxène, ou de l’aténolol.
Digoxine La co-administration d’apixaban (20 mg une fois par jour) et de digoxine (0,25 mg une fois par jour), un substrat de la P-gp, n’a pas affecté l’ASC ou la Cmax de la digoxine. Ainsi, apixaban n’inhibe pas le transport de substrat de la P-gp.
Naproxène La co-administration de doses uniques d’apixaban (10 mg) et de naproxène (500 mg), un AINS couramment utilisé, n’a pas eu d’effet sur l’ASC ou la Cmax du naproxène.
Aténolol La co-administration d’une dose unique d’apixaban (10 mg) et d’aténolol (100 mg), un béta-bloquant courant, n’a pas altéré la pharmacocinétique de l’aténolol.
Charbon activé
L’administration de charbon activé réduit l’exposition à apixaban (voir rubrique 4.9).
Population pédiatrique
Aucune étude d’interaction n’a été effectuée chez les patients pédiatriques. Les données d’interaction mentionnées ci-dessus ont été obtenues chez les adultes et les mises en garde de la rubrique 4.4 doivent être prises en compte pour la population pédiatrique.
Effets indésirables
Affections hématologiques et du système lymphatique 4
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Anémie
- Thrombocytopénie — tETEV ; adulte
- Thrombocytopénie — enfant
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Thrombocytopénie — FANV ; adulte
Affections du système immunitaire 5
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Hypersensibilité, œdème allergique et anaphylaxie — enfant
- Prurit — enfant
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Hypersensibilité, œdème allergique et anaphylaxie — adulte
- Prurit — adulte
- Fréquence indéterminée
- Angioedème
Affections du système nerveux 3
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Hémorragie cérébrale — FANV ; adulte
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Hémorragie cérébrale — tETEV ; adulte
- Fréquence indéterminée
- Hémorragie cérébrale — enfant
Affections oculaires 3
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Hémorragie de l’œil (y compris hémorragie conjonctivale) — FANV ; adulte
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Hémorragie de l’œil (y compris hémorragie conjonctivale) — tETEV ; adulte
- Fréquence indéterminée
- Hémorragie de l’œil (y compris hémorragie conjonctivale) — enfant
Affections vasculaires 8
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Hémorragie
- hématome
- Hypotension (y compris hypotension procédurale) — FANV ; adulte
- Hypotension (y compris hypotension procédurale) — enfant
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Hypotension (y compris hypotension procédurale) — tETEV ; adulte
- Hémorragie intra-abdominale — FANV ; adulte
- Fréquence indéterminée
- Hémorragie intra-abdominale — tETEV ; adulte
- Hémorragie intra-abdominale — enfant
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 6
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Épistaxis — enfant
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Épistaxis — adulte
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Hémoptysie — adulte
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Hémorragie du tractus respiratoire — adulte
- Fréquence indéterminée
- Hémoptysie — enfant
- Hémorragie du tractus respiratoire — enfant
Affections gastro-intestinales 15
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Nausées
- Hémorragie gastro-intestinale — adulte
- Hémorragie buccale — tETEV ; adulte
- Hématochézie — enfant
- Hémorragie rectale
- saignement gingival
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Hémorragie hémorroïdaire — adulte
- Hémorragie buccale — FANV ; adulte
- Hématochézie — adulte
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Hémorragie rétropéritonéale — FANV ; adulte
- Fréquence indéterminée
- Hémorragie gastro-intestinale — enfant
- Hémorragie hémorroïdaire — enfant
- Hémorragie buccale — enfant
- Hémorragie rétropéritonéale — tETEV ; adulte
- Hémorragie rétropéritonéale — enfant
Affections hépatobiliaires 13
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Anomalies des tests de la fonction hépatique — enfant
- élévation de l'aspartate aminotransférase — enfant
- élévation des phosphatases alcalines sanguines — enfant
- élévation de la bilirubine sanguine — enfant
- Élévation de la gamma-glutamyltransférase — adulte
- Élévation de l’alanine aminotransférase — tETEV ; adulte
- Élévation de l’alanine aminotransférase — enfant
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Anomalies des tests de la fonction hépatique — adulte
- élévation de l'aspartate aminotransférase — adulte
- élévation des phosphatases alcalines sanguines — adulte
- élévation de la bilirubine sanguine — adulte
- Élévation de l’alanine aminotransférase — FANV ; adulte
- Fréquence indéterminée
- Élévation de la gamma-glutamyltransférase — enfant
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 9
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Eruption cutanée — tETEV ; adulte
- Eruption cutanée — enfant
- Alopécie — enfant
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Eruption cutanée — FANV ; adulte
- Alopécie — adulte
- Très rare (< 1/10 000)
- Érythème polymorphe — FANV ; adulte
- Fréquence indéterminée
- Érythème polymorphe — tETEV ; adulte
- Érythème polymorphe — enfant
- Vascularite cutanée
Affections musculosquelettiques et des tissus conjonctifs 3
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Hémorragie musculaire — tETEV ; adulte
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Hémorragie musculaire — FANV ; adulte
- Fréquence indéterminée
- Hémorragie musculaire — enfant
Affections du rein et des voies urinaires 2
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Hématurie
- Fréquence indéterminée
- Néphropathie liée aux anticoagulants
Affections des organes de reproduction et du sein 6
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Hémorragie vaginale anormale — enfant
- hémorragie urogénitale — enfant
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Hémorragie vaginale anormale — tETEV ; adulte
- hémorragie urogénitale — tETEV ; adulte
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Hémorragie vaginale anormale — FANV ; adulte
- hémorragie urogénitale — FANV ; adulte
Troubles généraux et anomalies au site d’administration 2
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Hémorragie au site d’administration — adulte
- Fréquence indéterminée
- Hémorragie au site d’administration — enfant
Investigations 2
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Sang occulte positif — adulte
- Fréquence indéterminée
- Sang occulte positif — enfant
Lésions, intoxications et complications liées aux procédures 11
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Contusion
- Hémorragie post-procédurale (y compris hématome post-procédural, hémorragie de la plaie, hématome au site de ponction veineuse et hémorragie au site d’insertion du cathéter) — enfant
- sécrétion de la plaie — enfant
- hémorragie au site de l’incision (y compris hématome au site de l’incision) — enfant
- hémorragie opératoire — enfant
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Hémorragie post-procédurale (y compris hématome post-procédural, hémorragie de la plaie, hématome au site de ponction veineuse et hémorragie au site d’insertion du cathéter) — adulte
- sécrétion de la plaie — adulte
- hémorragie au site de l’incision (y compris hématome au site de l’incision) — adulte
- hémorragie opératoire — adulte
- Hémorragie traumatique — adulte
- Fréquence indéterminée
- Hémorragie traumatique — enfant
1
- Fréquence non précisée
- anémie post-hémorragique
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit
Résumé du profil de tolérance
Chez les adultes, la sécurité de l’apixaban a été étudiée dans 7 études cliniques de Phase III incluant plus de 21 000 patients : plus de 5 000 patients dans des études portant sur la pETEV, plus de 11 000 patients dans des études portant sur la FANV et plus de 4 000 patients dans des études portant sur le traitement d’ETEV (tETEV), pour une exposition moyenne totale de 20 jours, 1,7 an et 221 jours respectivement (voir rubrique 5.1).
Les effets indésirables fréquents ont été les suivants : hémorragie, contusion, épistaxis et hématome (voir Tableau 3 pour le profil des effets indésirables et les fréquences par indication).
Dans les études chez les patients atteints de FANV, l’incidence globale des effets indésirables hémorragiques sous apixaban était de 24,3 % dans l’étude apixaban vs warfarine, et de 9,6 % dans l’étude apixaban vs acide acétylsalicylique. Dans l’étude apixaban vs warfarine, l’incidence de saignements gastro-intestinaux majeurs définis selon les critères de l’ISTH (y compris un saignement du tractus GI supérieur, GI inférieur et du rectum) sous apixaban était de 0,76 % par an. L’incidence des saignements intraoculaires majeurs définis selon les critères de l’ISTH sous apixaban était de 0,18 % par an.
Dans les études tETEV, l’incidence globale des effets indésirables hémorragiques sous apixaban était de 15,6 % dans l’étude apixaban vs énoxaparine/warfarine, et de 13,3 % dans l’étude apixaban vs placebo (voir rubrique 5.1).
Tableau des effets indésirables
Le Tableau 3 présente les effets indésirables par classe de systèmes d’organes et fréquence en utilisant la classification suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) ; indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) chez les adultes pour la FANV et la pETEV ou les tETEV et chez les patients pédiatriques âgés de 28 jours à moins de 18 ans pour les tETEV et la prévention de la récidive d’ETEV.
Les fréquences des effets indésirables chez les patients pédiatriques présentés dans le tableau 3 sont issues de l’étude CV185325, dans laquelle les patients ont reçu de l’apixaban pour le traitement des ETEV et la prévention de la récidive d’ETEV.
Tableau 3 : Tableau des effets indésirables Classe de systèmes d'organes Prévention de l'AVC et de l'embolie systémique chez les patients adultes atteints de FANV présentant un ou plusieurs facteurs de risque (FANV) Traitement de la TVP et de l’EP, et prévention de la récidive de la TVP et de l’EP (tETEV) chez les patients adultes Traitement des ETEV et prévention de la récidive d’ETEV chez les patients pédiatriques âgés de 28 jours à moins de 18 ans.
Affections hématologiques et du système lymphatique Anémie Fréquent Fréquent Fréquent Thrombocytopénie Peu fréquent Fréquent Fréquent Affections du système immunitaire Hypersensibilité, œdème allergique et anaphylaxie Peu fréquent Peu fréquent Fréquent‡ Prurit Peu fréquent Peu fréquent* Fréquent Angioedème Indéterminé Indéterminé Indéterminé Affections du système nerveux Hémorragie cérébrale† Peu fréquent Rare Indéterminé Affections oculaires Hémorragie de l’œil (y compris hémorragie conjonctivale) Fréquent Peu fréquent Indéterminé Affections vasculaires Hémorragie, hématome Fréquent Fréquent Fréquent Hypotension (y compris hypotension procédurale) Fréquent Peu fréquent Fréquent Hémorragie intra-abdominale Peu fréquent Indéterminé Indéterminé Classe de systèmes d'organes Prévention de l'AVC et de l'embolie systémique chez les patients adultes atteints de FANV présentant un ou plusieurs facteurs de risque (FANV) Traitement de la TVP et de l’EP, et prévention de la récidive de la TVP et de l’EP (tETEV) chez les patients adultes Traitement des ETEV et prévention de la récidive d’ETEV chez les patients pédiatriques âgés de 28 jours à moins de 18 ans.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales Épistaxis Fréquent Fréquent Très fréquent Hémoptysie Peu fréquent Peu fréquent Indéterminé Hémorragie du tractus respiratoire Rare Rare Indéterminé Affections gastro-intestinales Nausées Fréquent Fréquent Fréquent Hémorragie gastro-intestinale Fréquent Fréquent Indéterminé Hémorragie hémorroïdaire Peu fréquent Peu fréquent Indéterminé Hémorragie buccale Peu fréquent Fréquent Indéterminé Hématochézie Peu fréquent Peu fréquent Fréquent Hémorragie rectale, saignement gingival Fréquent Fréquent Fréquent Hémorragie rétropéritonéale Rare Indéterminé Indéterminé Affections hépatobiliaires Anomalies des tests de la fonction hépatique, élévation de l'aspartate aminotransférase, élévation des phosphatases alcalines sanguines, élévation de la bilirubine sanguine Peu fréquent Peu fréquent Fréquent Élévation de la gamma-glutamyltransféra se Fréquent Fréquent Indéterminé Élévation de l’alanine aminotransférase Peu fréquent Fréquent Fréquent Affections de la peau et du tissu sous-cutané Eruption cutanée Peu fréquent Fréquent Fréquent Alopécie Peu fréquent Peu fréquent Fréquent Érythème polymorphe Très rare Indéterminé Indéterminé Vascularite cutanée Indéterminé Indéterminé Indéterminé Affections musculosquelettiques et des tissus conjonctifs Hémorragie musculaire Rare Peu fréquent Indéterminé Affections du rein et des voies urinaires Hématurie Fréquent Fréquent Fréquent Classe de systèmes d'organes Prévention de l'AVC et de l'embolie systémique chez les patients adultes atteints de FANV présentant un ou plusieurs facteurs de risque (FANV) Traitement de la TVP et de l’EP, et prévention de la récidive de la TVP et de l’EP (tETEV) chez les patients adultes Traitement des ETEV et prévention de la récidive d’ETEV chez les patients pédiatriques âgés de 28 jours à moins de 18 ans.
Néphropathie liée aux anticoagulants Indeterminé Indeterminé Indeterminé Affections des organes de reproduction et du sein Hémorragie vaginale anormale, hémorragie urogénitale Peu fréquent Fréquent Très fréquent§ Troubles généraux et anomalies au site d’administration Hémorragie au site d’administration Peu fréquent Peu fréquent Indéterminé Investigations Sang occulte positif Peu fréquent Peu fréquent Indéterminé Lésions, intoxications et complications liées aux procédures Contusion Fréquent Fréquent Fréquent Hémorragie post-procédurale (y compris hématome post-procédural, hémorragie de la plaie, hématome au site de ponction veineuse et hémorragie au site d’insertion du cathéter), sécrétion de la plaie, hémorragie au site de l’incision (y compris hématome au site de l’incision), hémorragie opératoire Peu fréquent Peu fréquent Fréquent Hémorragie traumatique Peu fréquent Peu fréquent Indéterminé * Il n’y a pas eu de cas de prurit généralisé dans CV185057 (prévention à long terme des ETEV). † Le terme “hémorragie cérébrale” inclut l’ensemble des hémorragies intracrâniennes ou intraspinales (par exemple AVC hémorragique ou les hémorragies du putamen, cérébelleuses, intraventriculaires, ou subdurales). ‡ Comprend la réaction anaphylactique, l’hypersensibilité médicamenteuse et l’hypersensibilité. § Comprend les saignements menstruels abondants, les saignements intermenstruels et l’hémorragie vaginale.
L’utilisation d’apixaban peut être associée à une augmentation du risque de saignement occulte ou extériorisé de tout tissu ou organe, ceci pouvant entraîner une anémie post-hémorragique. Les signes, les symptômes, et la sévérité varieront en fonction de la localisation et du degré ou de l’étendue du saignement (voir rubriques 4.4 et 5.1).
Population pédiatrique
La sécurité de l’apixaban a été examinée dans 1 étude clinique de Phase I et dans 3 études cliniques de Phase II/III incluant 970 patients. Parmi ces patients, 568 ont reçu une ou plusieurs doses d’apixaban pour une exposition moyenne totale de 1, 24, 331 et 80 jours, respectivement (voir rubrique 5.1). Les patients ont reçu des doses ajustées en fonction de leur poids d’une formulation d’apixaban adaptée à leur âge.
Globalement, le profil de sécurité de l’apixaban chez les patients pédiatriques âgés de 28 jours à moins de 18 ans était semblable à celui des adultes et était généralement cohérent dans tous les groupes d’âges pédiatriques.
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés chez les patients pédiatriques étaient l’épistaxis et l’hémorragie vaginale anormale (voir tableau 3 pour le profil et la fréquence des effets indésirables par indication).
Chez les patients pédiatriques, l’épistaxis (très fréquent), l’hémorragie vaginale anormale (très fréquent), l’hypersensibilité et l’anaphylaxie (fréquent), le prurit (fréquent), l’hypotension (fréquent), l’hématochézie (fréquent), l’augmentation de l’aspartate aminotransférase (fréquent), l’alopécie (fréquent) et l’hémorragie postopératoire (fréquent) ont été rapportées plus fréquemment que chez les adultes traités par apixaban, mais avec des fréquences comparables à celles observées chez les patients pédiatriques du bras recevant le traitement de référence ; la seule exception était l’hémorragie vaginale anormale, qui a été rapportée comme fréquente dans le bras recevant le traitement de référence. Dans tous les cas sauf un, des élévations des transaminases hépatiques ont été rapportées chez des patients pédiatriques recevant une chimiothérapie concomitante pour une tumeur maligne sous-jacente.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Appendix V.
Surdosage
Un surdosage d'apixaban peut entraîner une augmentation du risque de saignement. En cas de complications hémorragiques, le traitement doit être interrompu et l’origine du saignement recherchée.
L’initiation d’un traitement approprié, par exemple une hémostase chirurgicale, la transfusion de plasma frais congelé ou l’administration d’un agent de réversion pour les inhibiteurs du facteur Xa doit être envisagée (voir rubrique 4.4).
Dans les études cliniques contrôlées, l’administration orale d’apixaban à des sujets adultes sains à des doses allant jusqu’à 50 mg par jour pendant 3 à 7 jours (25 mg deux fois par jour pendant 7 jours ou 50 mg une fois par jour pendant 3 jours) n’a pas entraîné d’effets indésirables cliniquement pertinents.
Chez des sujets adultes sains, l’administration de charbon activé 2 et 6 heures après l’administration d’une dose de 20 mg d’apixaban a réduit l’ASC moyenne de l’apixaban respectivement de 50 % et de 27 %, et n’a eu aucun impact sur la Cmax. La demi-vie moyenne d’apixaban a diminué de 13,4 heures lorsqu’apixaban était administré seul, respectivement de 5,3 heures et 4,9 heures lorsque du charbon activé a été administré 2 et 6 heures après apixaban. Par conséquent, l’administration de charbon activé peut être utile dans la prise en charge du surdosage ou d’une administration accidentelle d’apixaban.
L’hémodialyse a diminué de 14 % l’ASC de l’apixaban chez les sujets atteints d’une maladie rénale au stade terminal (MRST) lors de l’administration orale d’une dose unique de 5 mg d’apixaban. Par conséquent, il est peu probable que l’hémodialyse soit un moyen efficace de prendre en charge un surdosage d’apixaban.
Dans les situations où la réversion de l’anticoagulation est nécessaire en raison d’un saignement engageant le pronostic vital ou incontrôlé, un agent de réversion des inhibiteurs du facteur Xa (andexanet alfa) est disponible pour les adultes (voir rubrique 4.4). L’administration d’un concentré de complexe prothrombinique (CCP) ou du facteur VIIa recombinant pourra aussi être envisagée. La réversion des effets pharmacodynamiques de l’apixaban, telles que démontrées par les modifications du test de génération de thrombine, était évidente à la fin de la perfusion et a atteint les valeurs de base dans les 4 heures après le début d’une perfusion de 30 minutes d’un CCP contenant 4 facteurs chez des sujets sains. Cependant, il n’y a aucune expérience clinique de l’utilisation d’un CCP contenant 4 facteurs pour contrôler des saignements chez les personnes ayant reçu de l’apixaban. Actuellement, l’utilisation du facteur VIIa recombinant chez les personnes traitées par apixaban n’est pas documentée. Un nouveau dosage et titrage du facteur VIIa recombinant doivent être envisagés en fonction de la résorption du saignement.
Un agent de réversion spécifique (andexanet alfa) antagonisant les effets pharmacodynamiques de l’apixaban n'a pas été évalué pour la population pédiatrique (consulter le résumé des caractéristiques du produit de l’andexanet alfa). La transfusion de plasma frais congelé, l'administration d’un concentré de complexe prothrombinique (CCP) ou du facteur VIIa recombinant pourra aussi être envisagée.
Selon les disponibilités locales, une consultation avec un spécialiste de la coagulation doit être envisagée en cas de saignement majeur