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Substance active · ATC A01AC

Hydrocortisone

Corticosteroids for local oral treatment

Informations à but non commercial, établies à partir de sources officielles et réunies pour aider les professionnels de santé dans leur travail.

Ces fiches sont une aide à la consultation. Prescrire, dispenser ou conseiller reste une décision du professionnel de santé, qui en assume la responsabilité après vérification du résumé des caractéristiques du produit en vigueur.

Voir les médicaments qui la contiennent Contrôler une interaction

Spécialités commercialisées au Maroc (1) ↓ · Posologie par spécialité française (20) ↓

Voie systémique (orale ou injectable)

Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple HYDROCORTISONE ROUSSEL 10 mg, comprimé sécable) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 3 mars 2026.

Indications

Traitement glucocorticoïde de substitution au cours de l'insuffisance surrénale :

• insuffisance surrénale primitive : maladie d'Addison, surrénalectomie,

• insuffisance surrénale d'origine hypophysaire : syndrome de Sheehan, insuffisances hypophysaires de causes diverses,

• hyperplasie congénitale des surrénales avec ou sans syndrome de perte de sel (syndrome de Debré-Fibiger).

Contre-indications

Les contre-indications habituelles de la corticothérapie générale ne s'appliquent pas à l'utilisation de cette forme dans les indications de la corticothérapie de substitution.

• Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

• Tout état infectieux non traité d’origine bactérienne, virale, tuberculeuse ou fongique.

• Vaccination par des vaccins vivants à virus atténués lorsque l’hydrocortisone est utilisée à des doses immunosuppressives ou pour des traitements au long cours (cette contre-indication ne s’applique pas au traitement d’urgence et au traitement du déficit en cortisol).

Grossesse Prudence

⚠ Divergence FR/US — Effet tératogène chez l'animal et risque possible de fente labio-palatine au 1er trimestre : l'hydrocortisone ne doit être utilisée que si les avantages pour la mère l'emportent sur les risques ; l'insuffisance surrénale maternelle doit être traitée, avec surveillance du nouveau-né en cas de traitement prolongé.

Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.

HYDROCORTISONE ROUSSEL 10 mg, comprimé sécable ne doit être utilisé pendant la grossesse que si les avantages pour la mère l'emportent sur les risques, y compris ceux pour le fœtus.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).

Allaitement Déconseillé

⚠ Divergence FR/US — L'hydrocortisone passe dans le lait maternel : l'allaitement n'est pas recommandé (retentissement d'un traitement prolongé non évalué).

Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.

L'hydrocortisone est excrétée dans le lait maternel, l’allaitement n’est pas recommandé.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.

Mises en garde et précautions d'emploi

Mises en garde spéciales

Aux doses substitutives recommandées pour ce produit, les précautions d'emploi et les mises en garde des corticoïdes ne sont pas justifiées (risques infectieux...).

L'équilibre hydroélectrolytique doit être maintenu et le régime diététique normalement salé.

En période de stress : infection intercurrente, fièvre importante, traumatisme, intervention chirurgicale, maladie grave, la posologie doit être transitoirement augmentée (multipliée par deux par exemple) pour revenir rapidement à la posologie antérieure une fois l'épisode aigu passé.

En cas d'intervention chirurgicale, le produit doit être administré par voie parentérale et à des doses plus importantes, par exemple 300 mg par jour le jour de l'intervention avec une décroissance progressive. En cas de chaleur importante, la posologie peut aussi nécessiter d'être augmentée et surtout la prise de sel doit être renforcée ainsi que la prise de minéralo-corticoïdes en cas d'insuffisance surrénale primitive. En cas de trouble digestif empêchant la prise orale, une substitution parentérale est nécessaire à plus forte dose.

Le traitement substitutif ne doit pas être interrompu : risque d'insuffisance surrénale aiguë. Les patients doivent porter sur eux une carte d'insuffisant surrénalien avec mention de leur traitement (en cas d'accident).

Le traitement au long cours doit être évité chez les enfants en raison de la possibilité d’une suppression corticosurrénalienne et d’un retard de croissance.

Des cas de crise de phéochromocytome, pouvant être fatals, ont été rapportés après l’administration de corticoïdes. Les corticostéroïdes ne doivent être administrés aux patients chez qui un phéochromocytome a été suspecté ou identifié, qu’après une évaluation appropriée du rapport bénéfice/risque (voir rubrique 4.8).

Les corticoïdes oraux ou injectables peuvent favoriser l'apparition de tendinopathie, voire de rupture tendineuse (exceptionnelle). Ce risque est augmenté lors de la co-prescription avec des fluoroquinolones et chez les patients dialysés avec hyperparathyroïdisme secondaire ou ayant subi une transplantation rénale.

L'attention des sportifs doit être attirée sur le fait que cette spécialité contient de l'hydrocortisone et que ce principe actif est inscrit sur la liste des substances dopantes.

Depuis la commercialisation, un syndrome de lyse tumorale (SLT) a été rapporté chez des patients présentant des hémopathies malignes à la suite de l'utilisation d’HYDROCORTISONE ROUSSEL 10 mg, comprimé sécable seul ou en association avec d'autres agents de chimiothérapie. Les patients à haut risque de SLT, tels que les patients avec un taux de prolifération élevé, une charge tumorale élevée et une haute sensibilité aux agents cytotoxiques doivent être étroitement surveillés et des précautions appropriées doivent être prises (Voir rubrique 4.8 « Effets indésirables »).Troubles visuels :

Les corticoïdes doivent être utilisés avec prudence chez les patients atteints d’herpès simplex oculaire en raison du risque de perforation cornéenne.

Des troubles visuels peuvent apparaitre lors d’une corticothérapie par voie systémique ou locale. En cas de vision floue ou d’apparition de tout autre symptôme visuel apparaissant au cours d’une corticothérapie, un examen ophtalmologique est requis à la recherche notamment d’une cataracte, d’un glaucome, ou d’une lésion plus rare telle qu’une choriorétinopathie séreuse centrale, décrits après l’administration de corticostéroïdes par voie systémique ou locale. Une choriorétinopathie séreuse centrale peut entraîner un décollement de la rétine.

Le risque d’infections secondaires fongiques et virales de l’œil peut également être accru chez les patients recevant des corticoïdes.

Troubles cardiaques :

Les effets indésirables des corticoïdes sur le système cardiovasculaire, tels que la dyslipidémie et l’hypertension, peuvent prédisposer les patients traités présentant des facteurs de risque cardiovasculaire existants à des effets cardiovasculaires supplémentaires, si de fortes doses et des cures prolongées sont utilisées. Par conséquent, les corticoïdes doivent être utilisés avec précaution chez ces patients et seulement s’ils sont strictement nécessaires.

Une attention particulière doit être apportée aux modifications du risque cardiovasculaire et une surveillance cardiaque supplémentaire doit être mise en place. En cas d’insuffisance cardiaque congestive, les corticoïdes systémiques doivent être utilisés avec prudence et seulement si strictement nécessaires.

Troubles endocriniens :

Des doses pharmacologiques de corticoïdes administrées sur des périodes prolongées peuvent entraîner une suppression hypothalamo-hypophyso-surrénalienne (HPA) (insuffisance corticosurrénalienne secondaire). Le degré et la durée de l’insuffisance corticosurrénalienne sont variables d’un patient à l’autre et dépendent de la dose, de la fréquence, du moment de l’administration et de la durée du traitement corticoïde.

Les corticoïdes peuvent induire ou aggraver le syndrome de Cushing ; les corticoïdes doivent être évités chez les patients atteints de la maladie de Cushing.

La paralysie périodique thyrotoxique (PPT) peut survenir chez les patients présentant une hyperthyroïdie et une hypokaliémie induite par l’hydrocortisone. Une PPT doit être suspectée chez les patients traités par hydrocortisone qui présentent des signes ou symptômes de faiblesse musculaire, en particulier chez les patients présentant une hyperthyroïdie.

En cas de suspicion de PPT, le taux sanguin de potassium doit être immédiatement contrôlé et doit faire l’objet d’une prise en charge adéquate afin d’assurer un retour à la normale de la kaliémie.

Troubles psychiatriques :

Les patients doivent être avertis que des effets indésirables psychiatriques potentiellement sévères peuvent survenir avec les stéroïdes systémiques (voir rubrique 4.8). Le risque de survenue de ces troubles semble être dose-dépendant et peut également survenir à faibles doses. Les patients doivent être encouragés à solliciter un avis médical en cas d’apparition de symptômes psychologiques inquiétants, en particulier si une humeur dépressive ou des idées suicidaires sont suspectées.

Une attention particulière est nécessaire lors de l’utilisation de corticoïdes systémiques chez les patients et/ou leurs proches présentant ou ayant des antécédents de troubles affectifs sévères. Ceux-ci peuvent inclure une maladie dépressive ou maniaco-dépressive et une psychose antérieure liée aux stéroïdes.

Effets immunosuppresseurs / Sensibilité accrue aux infections :

Les corticoïdes peuvent augmenter la susceptibilité aux infections, masquer certains signes d’infection et de nouvelles infections peuvent apparaître au cours de leur utilisation. La suppression de la réponse inflammatoire et de la fonction immunitaire augmente la sensibilité aux infections fongiques, virales et bactériennes et leur sévérité. Le tableau clinique peut souvent être atypique et peut atteindre un stade avancé avant d’être reconnu.

Les vaccins non vivants ou inactivés peuvent être administrés à des patients recevant des doses immunosuppressives de corticoïdes ; cependant, la réponse à ces vaccins peut être diminuée.

Les corticoïdes diminuent la réponse immunitaire aux vaccins.

Maladies virales spécifiques :

Les patients doivent éviter tout contact avec des sujets atteints de varicelle ou de rougeole. Des maladies virales spécifiques (varicelle, rougeole) peuvent être particulièrement sévères chez les patients traités par corticoïdes.

S’ils sont exposés à de telles infections pendant le traitement par HYDROCORTISONE ROUSSEL, ils doivent contacter immédiatement un médecin même s’il n’y a pas de symptômes.

La varicelle est un problème grave car cette maladie, généralement mineure, peut être fatale chez les patients immunodéprimés. Il est conseillé aux patients (ou aux parents d’enfants) sans antécédents de varicelle d’éviter tout contact personnel étroit avec la varicelle ou le zona.

Si le diagnostic de varicelle est confirmé, la maladie nécessite des soins spécialisés et un traitement urgent.

Immunosuppression :

Les corticoïdes inhibent la formation des anticorps. Le traitement par corticoïdes par voie parentérale a été associé à une augmentation significative du risque d’hypogammaglobulinémie sévère. En cas de traitement au long cours, les déficits en sous-classes d’IgG peuvent être accentués.

Les propriétés immunosuppressives des corticoïdes augmentent le risque de tuberculose et d’autres maladies liées au SIDA (par exemple sarcome de Kaposi ou infection à cytomégalovirus).

Des cas de sarcome de Kaposi ont été rapportés chez des patients recevant un traitement corticoïde.

Réactions cutanées (réactions d’hypersensibilité) :

Des réactions allergiques peuvent survenir. De rares réactions cutanées et anaphylactiques/ anaphylactoïdes ont été rapportées après un traitement par hydrocortisone par voie parentérale. Les médecins utilisant ce médicament doivent être préparés à faire face à une telle éventualité. Des précautions appropriées doivent être prises avant l’administration, en particulier lorsque le patient a des antécédents d’allergie médicamenteuse.

Effets gastro-intestinaux :

Le traitement par corticoïdes peut masquer les symptômes de l’ulcère gastro-duodénal, de sorte que des perforations ou des hémorragies peuvent survenir sans douleur significative. Le traitement par corticoïdes peut masquer une péritonite ou d’autres signes ou symptômes associés à des troubles gastro-intestinaux tels que perforation, obstruction ou pancréatite.

Affections vasculaires :

Des thromboses incluant des thrombo-embolies veineuses (TEV) ont été rapportées avec les corticoïdes. Les corticoïdes doivent être utilisés avec précaution chez les patients ayant ou pouvant être prédisposés à des troubles thromboemboliques.

Affections du système nerveux :

Des événements médicaux graves ont été rapportés en association avec les voies d’administration intrathécale/ épidurale. Des cas de lipomatose épidurale ont été rapportés chez des patients prenant des corticostéroïdes, généralement avec une utilisation au long cours à fortes doses.

Les corticoïdes systémiques ne sont pas indiqués pour le traitement des traumatismes crâniens ou des accidents vasculaires cérébraux, et ne doivent donc pas être utilisés, car il est peu probable qu’ils soient bénéfiques et peuvent même être nocifs. Pour les traumatismes crâniens, une étude multicentrique a révélé une augmentation de la mortalité à 2 semaines et 6 mois après les traumatismes crâniens chez les patients ayant reçu du succinate de méthylprednisolone sodique par rapport au placebo.

Les nourrissons et les enfants sous corticothérapie prolongée présentent un risque particulier d’augmentation de la pression intracrânienne.

Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif :

L’ostéoporose est généralement associée à une utilisation au long cours et à une forte dose de corticoïdes. Les corticoïdes doivent être utilisés avec précaution chez les patientes atteintes d’ostéoporose (les femmes ménopausées sont particulièrement à risque).

Anomalies des tests de laboratoires :

L’hydrocortisone peut avoir un effet accru chez les patients atteints de maladies hépatiques, dans la mesure où le métabolisme et l’élimination de l’hydrocortisone sont significativement diminués chez ces patients.

Les corticoïdes doivent être utilisés avec précaution chez les patients présentant les pathologies suivantes :

• anastomoses intestinales récentes, diverticulite, ulcération gastro-intestinale,

• antécédents de myopathie induite par les corticoïdes,

• patients insuffisants rénaux,

• patients présentant des troubles convulsifs.

Une surveillance clinique étroite de ces patients est nécessaire.

Utilisation chez les personnes âgées :

Les effets indésirables fréquents des corticoïdes systémiques peuvent être associés à des conséquences plus graves chez les personnes âgées, en particulier ostéoporose, hypertension, hypokaliémie, diabète, sensibilité aux infections et amincissement de la peau. Une surveillance clinique étroite est nécessaire pour éviter des réactions mettant en jeu le pronostic vital.

Les complications du traitement par corticostéroïdes étant dépendantes de la dose et de la durée du traitement, une décision doit être prise individuellement selon le rapport bénéfice/risque pour déterminer la dose, la durée du traitement et si un traitement quotidien ou intermittent doit être pris.

La dose la plus faible possible de corticoïdes doit être utilisée pour contrôler la maladie sous traitement et lorsqu’une réduction de la posologie est possible, elle doit être progressive.

Excipients à effets notoires

Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.

Précautions d’emploi

Une cardiomyopathie hypertrophique a été rapportée après l’administration d’hydrocortisone chez des nourrissons nés prématurément. Il convient donc de procéder à une évaluation diagnostique et à une surveillance appropriée de la fonction et de la structure cardiaques.

L’arrêt des corticoïdes après un traitement prolongé doit se faire de façon progressive. Les risques associés à un arrêt brutal du traitement sont l’exacerbation ou la récidive de la maladie sous-jacente, l’insuffisance corticosurrénalienne aiguë (en particulier dans les situations de stress, par exemple lors d’infections, après un accident, lors d’un effort physique intense) ou le syndrome de sevrage aux corticoïdes. Le syndrome de sevrage aux corticoïdes peut présenter un ensemble de symptômes, dont les plus typiques sont une fièvre, une anorexie, des nausées, une léthargie, des malaises, des arthralgies, une desquamation de la peau, une asthénie, une hypotension et une perte de poids.

Interactions médicamenteuses

Médicaments hypokaliémiants

L'hypokaliémie est un facteur favorisant l'apparition de troubles du rythme cardiaque (torsades de pointes, notamment) et augmentant la toxicité de certains médicaments, par exemple la digoxine. Une surveillance et une correction du potassium sanguin peuvent être envisagées si nécessaire.

De ce fait, les médicaments qui peuvent entraîner une hypokaliémie sont impliqués dans un grand nombre d'interactions. Il s'agit des diurétiques hypokaliémiants, seuls ou associés, des laxatifs stimulants, des glucocorticoïdes, du tétracosactide et de l'amphotéricine B (voie IV).

Associations déconseillées

+ Vaccins vivants atténués

Risque de maladie vaccinale généralisée, potentiellement mortelle (voir rubrique 4.3)

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

+ Autres hypokaliémiants

Risque majoré d'hypokaliémie.

Surveillance de la kaliémie avec si besoin correction.

+ Digitaliques

Hypokaliémie favorisant les effets toxiques des digitaliques.

Corriger auparavant toute hypokaliémie et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique.

Surveillance clinique et biologique. + Médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Corriger auparavant toute hypokaliémie avant d'administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique.

+ Inducteurs enzymatiques

Risque de diminution de l’efficacité de l’hydrocortisone (augmentation de son métabolisme); les conséquences sont particulièrement graves lorsque l’hydrocortisone est administrée en traitement substitutif ou en cas de transplantation.

Surveillance clinique et biologique ; adaptation de la posologie de l’hydrocortisone pendant l’association et après l’arrêt de l'inducteur enzymatique.

+ Inhibiteurs du CYP3A

Un traitement en association avec des inhibiteurs du CYP3A, y compris des médicaments contenant du cobicistat, pourrait augmenter le risque d’effets secondaires systémiques. L’association doit être évitée, sauf si les bénéfices sont supérieurs au risque accru d’effets secondaires systémiques des corticostéroïdes ; dans ce cas, les patients doivent être surveillés pour ces effets.

+ Insuline, metformine, sulfamides hypoglycémiants

Augmentation de la glycémie avec parfois acidocétose par diminution de la tolérance aux glucides induite par les corticostéroïdes.

Prévenir les patients et renforcer l’autosurveillance glycémique et urinaire, en particulier au début du traitement. Adapter éventuellement la posologie de l’antidiabétique pendant le traitement par corticostéroïdes et après son arrêt.

Interactions /effets importants des médicaments ou substances avec l'hydrocortisone

+ Cholestyramine

La cholestyramine peut augmenter la clairance des corticoïdes.

+ Anticoagulants oraux

L’effet des corticoïdes sur les anticoagulants oraux est variable. Il a été rapporté des effets majorés et diminués des anticoagulants lorsqu’ ils sont administrés en association avec des corticoïdes. Par conséquent, les marqueurs de coagulation doivent être surveillés pour maintenir les effets anticoagulants souhaités.

+ Anticholinergiques (agents bloquants neuromusculaires)

Les corticoïdes peuvent avoir un effet sur les anticholinergiques.

Une myopathie aiguë a été rapportée lors de l’utilisation concomitante de fortes doses de corticoïdes et d’anticholinergiques, tels que les médicaments bloquants neuromusculaires (voir rubrique 4.4 pour plus d’informations).

Un antagonisme des effets bloquants neuromusculaires du pancuronium et du vécuronium a été rapporté chez des patients prenant des corticoïdes. Cette interaction peut être attendue avec tous les antagonistes neuromusculaires compétitifs.

+ Anti-inflammatoires non stéroïdiens

Augmentation du risque d’ulcération et d’hémorragies gastro-intestinales.

+ Acide acétylsalicylique (doses élevées)

Les corticoïdes peuvent augmenter la clairance de l’aspirine à haute dose, ce qui peut entraîner une diminution des taux sériques de salicylate. L’arrêt du traitement corticoïde peut entraîner une augmentation des taux sériques de salicylate, ce qui peut entraîner une augmentation du risque de toxicité du salicylate.

Effets indésirables

Affections congénitales, familiales et génétiques 1
  • Fréquence indéterminée
    • Cardiomyopathies hypertrophiques chez les nourrissons nés prématurément
Affections oculaires 5
  • Fréquence indéterminée
    • Vision floue
    • choriorétinopathies
    • glaucome
    • exophtalmie
    • cataracte
Troubles généraux et anomalies au site d'administration 3
  • Fréquence indéterminée
    • Asthénie
    • gonflement du visage
    • retard de cicatrisation
Affections du système immunitaire 3
  • Fréquence indéterminée
    • Hypersensibilité médicamenteuse
    • réaction anaphylactique
    • réactions anaphylactoïdes
Lésions, intoxications et complications d'interventions 1
  • Fréquence indéterminée
    • Rupture tendineuse (en particulier du tendon d'Achille)
Investigations 7
  • Fréquence indéterminée
    • Prise de poids secondaire à une suppression surrénalienne (utilisation au long cours)
    • tolérance au glucose diminuée
    • calcium urinaire augmenté
    • baisse de la kaliémie
    • augmentation de l'alanine aminotransférase
    • augmentation de l'aspartate aminotransférase
    • augmentation des phosphatases alcalines sanguines
Troubles du métabolisme et de la nutrition 6
  • Fréquence indéterminée
    • Hyperkaliémie
    • hypokaliémie
    • alcalose hypokaliémique
    • rétention de liquide dans les tissus (Rétention hydrosodée)
    • dyslipidémies
    • syndrome de lyse tumorale — chez les patients présentant des hémopathies malignes
Affections psychiatriques 11
  • Fréquence indéterminée
    • Agitation
    • troubles du sommeil
    • troubles affectifs (y compris dépression, humeur euphorique, labilité affective, idées suicidaires)
    • trouble psychotique (y compris manie, délire, hallucination)
    • trouble mental
    • modification de la personnalité
    • état confusionnel
    • anxiété
    • sautes d'humeur
    • insomnie
    • irritabilité
Affections endocriniennes 4
  • Fréquence indéterminée
    • Syndrome de sevrage stéroïdien
    • crise adrénergique associée au phéochromocytome
    • syndrome de Cushing
    • hypopituitarisme
Affections des organes de reproduction et du sein 1
  • Fréquence indéterminée
    • Irrégularités menstruelles
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 9
  • Fréquence indéterminée
    • Atrophie cutanée
    • ecchymoses
    • acné
    • dermatite allergique
    • urticaire localisée ou généralisée
    • angiœdème
    • strie cutanée
    • hirsutisme
    • hypopigmentation cutanée
Affections vasculaires 4
  • Fréquence indéterminée
    • Thrombose y compris embolie
    • embolie pulmonaire
    • hypotension orthostatique
    • hypertension artérielle
Affections hématologiques et du système lymphatique 1
  • Fréquence indéterminée
    • Leucocytose
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incluant kystes et polypes) 1
  • Fréquence indéterminée
    • Sarcome de Kaposi
Affections cardiaques 3
  • Fréquence indéterminée
    • Insuffisance cardiaque congestive — chez les patients prédisposés
    • rupture myocardique à la suite d'un infarctus du myocarde
    • hypertension
Infections et infestations 1
  • Fréquence indéterminée
    • Infection opportuniste
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif 9
  • Fréquence indéterminée
    • Faiblesse musculaire
    • myalgie
    • myopathie
    • atrophie musculaire
    • ostéonécrose
    • fracture pathologique
    • retard de croissance
    • ostéoporose
    • fracture rachidienne par compression
Affections du système nerveux 7
  • Fréquence indéterminée
    • Lipomatose épidurale
    • augmentation de la pression intracrânienne avec œdème papillaire chez l'enfant (pseudotumor cerebri) — généralement après l'arrêt du traitement par l'hydrocortisone
    • hypertension intracrânienne bénigne
    • convulsions
    • amnésie
    • trouble cognitif
    • céphalées
Affections gastro-intestinales 6
  • Fréquence indéterminée
    • Ulcère gastroduodénal (avec possibilité de perforation de l'ulcère gastroduodénal et hémorragie de l'ulcère gastroduodénal)
    • perforation intestinale
    • hémorragie gastrique
    • pancréatite
    • ulcération œsophagienne
    • candidose œsophagienne
Affections de l'oreille et du labyrinthe 1
  • Fréquence indéterminée
    • Vertige
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit

Les effets indésirables rapportés au cours des essais cliniques et issus de l’expérience après commercialisation par le biais de cas rapportés spontanément ou de cas rapportés dans la littérature sont présentés ci-dessous. Les fréquences ont été définies en utilisant la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables doivent être présentés suivant un ordre décroissant de gravité.

MedDRA

Classes de systèmes d'organes

|

Effet Indésirable

|

Fréquence

Affections congénitales, familiales et génétiques

|

Cardiomyopathies hypertrophiques chez les nourrissons nés prématurément.

|

Indéterminée

Affections oculaires

|

Vision floue (voir rubrique 4.4),

choriorétinopathies, glaucome, exophtalmie, cataracte.

|

Indéterminée

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

|

Asthénie, gonflement du visage, retard de cicatrisation.

|

Indéterminée

Affections du système immunitaire

|

Hypersensibilité médicamenteuse, réaction anaphylactique, réactions anaphylactoïdes.

|

Indéterminée

Lésions, intoxications et complications d'interventions

|

Rupture tendineuse (en particulier du tendon d’Achille).

|

Indéterminée

Investigations

|

Prise de poids secondaire à une suppression surrénalienne (utilisation au long cours), tolérance au glucose diminuée, calcium urinaire augmenté, baisse de la kaliémie, augmentation de l’alanine aminotransférase, augmentation de l’aspartate aminotransférase, augmentation des phosphatases alcalines sanguines.

|

Indéterminée

Troubles du métabolisme et de la nutrition

|

Hyperkaliémie, hypokaliémie,

alcalose hypokaliémique,

rétention de liquide dans les tissus (Rétention hydrosodée), dyslipidémies, des cas de syndrome de lyse tumorale ont été rapportés chez les patients présentant des hémopathies malignes (voir rubrique 4.4).

|

Indéterminée

Affections psychiatriques

|

Agitation, troubles du sommeil, troubles affectifs (y compris dépression, humeur euphorique, labilité affective, idées suicidaires), trouble psychotique (y compris manie, délire, hallucination), trouble mental, modification de la personnalité, état confusionnel, anxiété, sautes d’humeur, insomnie, irritabilité.

|

Indéterminée

Affections endocriniennes

|

Syndrome de sevrage stéroïdien (un « syndrome de sevrage » peut également survenir, y compris fièvre, rhinite, conjonctivite, nodules cutanés douloureux avec démangeaisons et perte de poids) (voir rubrique 4.4),

crise adrénergique associée au phéochromocytome (effet de classe des corticostéroïdes) (voir rubrique 4.4), syndrome de Cushing, hypopituitarisme.

|

Indéterminée

Affections des organes de reproduction et du sein

|

Irrégularités menstruelles.

|

Indéterminée

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

|

Atrophie cutanée, ecchymoses, acné, dermatite allergique, urticaire localisée ou généralisée, angiœdème, strie cutanée, hirsutisme, hypopigmentation cutanée.

|

Indéterminée

Affections vasculaires

|

Thrombose y compris embolie, embolie pulmonaire, hypotension orthostatique,hypertension artérielle.

|

Indéterminée

Affections hématologiques et du système lymphatique

|

Leucocytose.

|

Indéterminée

Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incluant kystes et polypes)

|

Sarcome de Kaposi.

|

Indéterminée

Affections cardiaques

|

Insuffisance cardiaque congestive (chez les patients prédisposés), rupture myocardique à la suite d’un infarctus du myocarde, hypertension.

|

Indéterminée

Infections et infestations

|

Infection opportuniste.

|

Indéterminée

Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif

|

Faiblesse musculaire, myalgie, myopathie, atrophie musculaire, ostéonécrose, fracture pathologique, retard de croissance, ostéoporose, fracture rachidienne par compression.

|

Indéterminée

Affections du système nerveux

|

Lipomatose épidurale, une augmentation de la pression intracrânienne avec œdème papillaire chez l’enfant (pseudotumor cerebri) a été rapportée, généralement après l’arrêt du traitement par l’hydrocortisone, hypertension intracrânienne bénigne, convulsions, amnésie, trouble cognitif, céphalées.

|

Indéterminée

Affections gastro-intestinales

|

Ulcère gastroduodénal (avec possibilité de perforation de l’ulcère gastroduodénal et hémorragie de l’ulcère gastroduodénal), perforation intestinale, hémorragie gastrique, pancréatite, ulcération œsophagienne, candidose œsophagienne.

|

Indéterminée

Affections de l’oreille et du labyrinthe

|

Vertige.

|

Indéterminée

Infections et infestations

|

Infection opportuniste.

|

Indéterminée

En cas de sous-dosage, on peut observer : asthénie, hypotension orthostatique, hyperkaliémie.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/

Surdosage

Désordres hydro-électrolytiques : hypokaliémie, alcalose hypokaliémique, rétention hydrosodée avec hypertension artérielle.

Troubles endocriniens et métaboliques : prise de poids, gonflement du visage. Diminution de la tolérance au glucose. Parfois irrégularités menstruelles.

Troubles cutanés : atrophie cutanée. Retard de cicatrisation. Ecchymoses, acné.

Troubles neuro-psychiques : Surexcitation avec euphorie et troubles du sommeil.

Troubles musculosquelettiques : quelques cas de ruptures tendineuses ont été décrits de manière exceptionnelle, en particulier en co-prescription avec les fluoroquinolones.

Voie cutanée

Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple LOCOID, pommade) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 20 avril 2026.

Indications

• Indications privilégiées où la corticothérapie est tenue pour le meilleur traitement : eczéma de contact, dermatite atopique, lichénification.

• Indications où la corticothérapie locale est l’un des traitements habituels : dermite de stase (« eczéma variqueux »), psoriasis, lichen, prurigo non parasitaire, dyshidrose, lichen scléro-atrophique génital, granulome annulaire, lupus érythémateux discoïde, pustuloses amicrobiennes palmoplantaires, dermite séborrhéique à l’exception du visage, traitement symptomatique du prurit du mycosis fongoïde.

• Indications de circonstance pour une durée brève : piqûres d’insecte et prurigo parasitaire après traitement étiologique.

EFFICORT HYDROPHILE 0,127 %, crème sera recommandé pour traiter les lésions aigües et suintantes.

Contre-indications

• Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1

• Affections cutanées causées par des infections dues à des bactéries, des virus, des champignons, des levures ou des parasites.

• Lésions ulcérées.

• Acné et rosacée.

• Dermatite périorale.

Grossesse Prudence

Utilisation envisageable quel que soit le terme uniquement si le bénéfice l'emporte sur le risque potentiel ; éviter un usage prolongé ou sur une grande surface.

Confirmé par les sources française et américaine.

L’utilisation de LOCOID peut être envisagée au cours de la grossesse, quel que soit le terme, uniquement si le bénéfice l’emporte sur le risque potentiel.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).

Allaitement Compatible

⚠ Divergence FR/US — Compte tenu de la voie topique, utilisable pendant l'allaitement ; ne pas appliquer sur les seins.

Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.

Compte tenu de l'utilisation par voie topique, ce médicament peut être utilisé en cas d'allaitement.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.

Mises en garde et précautions d'emploi

Mises en garde :

L’utilisation prolongée sur le visage des corticoïdes à activité forte expose à la survenue d’une dermite cortico-induite et paradoxalement corticosensible, avec rebond après chaque arrêt. Un sevrage progressif, particulièrement difficile est alors nécessaire.

En raison du passage possible des corticoïdes dans la circulation générale, un traitement sur de grandes surfaces ou sous occlusion peut entraîner les effets systémiques d’une corticothérapie générale, particulièrement chez le nourrisson et l’enfant en bas âge. Ils consistent en un syndrome cushingoïde et ralentissement de la croissance : ces accidents disparaissent à l’arrêt du traitement, mais un arrêt brutal peut être suivi d’une insuffisance surrénale aiguë.

Précautions d’emploi :

Chez le nourrisson, il est préférable d’éviter les corticoïdes forts. Il faut se méfier particulièrement des phénomènes d’occlusion spontanés pouvant survenir dans les plis ou sous les culottes imperméables.

En cas d’infection bactérienne ou mycosique d’une dermatose corticosensible, il faut, soit faire précéder l’utilisation du corticoïde d’un traitement spécifique, soit, éventuellement et dans certains cas seulement utiliser une association corticoïde plus traitement spécifique.

Si une intolérance locale apparaît, le traitement doit être interrompu et la cause doit en être recherchée.

En cas d’application palpébrale, la durée du traitement doit être limitée. Une application prolongée expose en effet à des risques de ptosis (par atteinte musculaire du releveur de la paupière), de glaucome, d’effet rebond.

EFFICORT HYDROPHILE 0,127 %, crème contient de l’alcool stéarylique qui peut provoquer des réactions cutanées locales (par exemple : dermatite de contact) et contient 22 mg d’alcool benzylique par gramme de crème qui peut provoquer des réactions allergiques et une irritation locale.

L'utilisation continue à long terme ou inappropriée de corticoïdes locaux peut entraîner le développement de phénomène de rebond après l’arrêt du traitement (réaction de sevrage des corticoïdes locaux). Une forme sévère de phénomène de rebond peut se développer sous la forme d'une dermatite avec rougeur intense, de picotements et/ou de sensation de brûlure, de démangeaisons, de desquamation de la peau, de pustules suintantes, pouvant s'étendre au-delà de la zone initialement traitée. Ce phénomène de rebond est plus susceptible de se produire lors du traitement de sites cutanés sensibles tels que le visage ou les zones de flexion, en cas d’arrêt brutal ou de diminution progressive trop rapide après une utilisation prolongée.

En cas de réapparition des symptômes de la maladie dans les jours ou semaines suivant un traitement réussi, une réaction de sevrage doit être suspectée (voir rubrique 4.8). La réapplication doit être effectuée avec prudence et l’avis médical d’un spécialiste est recommandé dans ces cas, ou d’autres options de traitements doivent être envisagées.

Troubles visuels

Des troubles visuels peuvent apparaître lors d'une corticothérapie par voie systémique ou locale. En cas de vision floue ou d'apparition de tout autre symptôme visuel apparaissant au cours d'une corticothérapie, un examen ophtalmologique est requis à la recherche notamment d'une cataracte, d'un glaucome, ou d'une lésion plus rare telle qu'une choriorétinopathie séreuse centrale, décrits avec l'administration de corticostéroïdes par voie systémique ou locale.

Interactions médicamenteuses

Des troubles métaboliques comme une diminution de la tolérance au glucose sont observés lors de l’utilisation concomitante de corticostéroïdes locaux et d’antidiabétiques. Prévenir le patient et renforcer l’autosurveillance glycémique et urinaire, surtout en début de traitement.

Effets indésirables

2
  • Fréquence non précisée
    • irritation cutanée
    • hypersensibilité
Infections et infestations 1
  • Fréquence indéterminée
    • Infection cutanée
Affections du système immunitaire 1
  • Fréquence indéterminée
    • Hypersensibilité
Affections endocriniennes 1
  • Très rare (< 1/10 000)
    • Suppression corticosurrénalienne
Affections oculaires 1
  • Fréquence indéterminée
    • Vision floue
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 16
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Atrophie cutanée
    • Dermatite
    • Télangiectasies
    • Purpura
    • Vergetures
    • Hypertrichose
    • Acné
    • Dermatite périorale
    • Dépigmentation cutanée
  • Fréquence indéterminée
    • Prurit
    • Érythème
    • Éruption cutanée
    • Escarres
    • Ulcère de jambe
    • Retard de cicatrisation des plaies atones
    • Aggravation de la rosacée
Troubles généraux et anomalies au site d'administration 2
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • Effet rebond
  • Fréquence indéterminée
    • Douleur au site d’application
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit

Des cas d’irritation cutanée et d’hypersensibilité ont été rapportés pendant les études cliniques.

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés après la mise sur le marché sont l’hypersensibilité et des effets cutanés tels que érythème, prurit et infections cutanées.

Les effets indésirables sont présentés par classe de systèmes d’organes MedDRA.

Très fréquent (≥1/10)

Fréquent (≥1/100 et <1/10)

Peu fréquent (≥1/1 000 et <1/100)

Rare (≥1/10 000 et <1/1 000)

Très rare (<1/10 000)

Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)

Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité.

Infections et infestations

Fréquence indéterminée

|

Infection cutanée

Affections du système immunitaire

Fréquence indéterminée

|

Hypersensibilité

Affections endocriniennes

Très rare (<1/10 000)

|

Suppression corticosurrénalienne

Affections oculaires

Fréquence indéterminée

|

Vision floue*

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Rare ≥1/10 000 et <1/1 000

|

Atrophie cutanée**

Dermatite***

Télangiectasies

Purpura

Vergetures

Hypertrichose

Acné

Dermatite périorale

Dépigmentation cutanée

Fréquence indéterminée

|

Prurit

Érythème

Éruption cutanée

Escarres

Ulcère de jambe

Retard de cicatrisation des plaies atones

Aggravation de la rosacée

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Rare ≥1/10 000 et <1/1 000

|

Effet rebond

Fréquence indéterminée

|

Douleur au site d’application

*Voir rubrique 4.4.

**Souvent irréversible et accompagnée d’un amincissement de l’épiderme.

***Des cas de dermatite et d’eczéma, y compris de dermatite de contact, ont été signalés.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.

Surdosage

Il n’existe pas de données sur le surdosage.

Cependant en cas d'utilisation excessive ou prolongée des corticoïdes locaux, risque d'exacerbation des effets indésirables, et la possibilité d'effets systémiques ne doit pas être écartée.

En cas de surdosage systémique, un traitement symptomatique approprié est indiqué.

Voie ophtalmique

Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple SOFTACORT 3,35 mg/ml, collyre en solution en récipient unidose) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 23 avril 2026.

Indications

Traitement des pathologies conjonctivales modérées et non infectieuses d’origine allergique ou inflammatoire.

Contre-indications

• Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

• Hypertension oculaire connue liée à l’administration de glucocorticoïdes et autre forme d’hypertension oculaire.

• Infection aiguë par le virus Herpes simplex ou la plupart des autres infections cornéennes virales au stade de l’ulcération (sauf en cas d’association avec une chimiothérapie antivirale spécifique au virus de l’herpès), conjonctivite avec kératite ulcéreuse dès le stade initial (test positif à la fluorescéine).

• Tuberculose oculaire.

• Mycose oculaire.

• Infection oculaire purulente aiguë, conjonctive purulente ou blépharite purulente, orgelet ou infection par le virus de l’herpès susceptibles d’être masqués ou aggravés par l’administration de médicaments anti-inflammatoires.

Grossesse Prudence

Utilisation non recommandée (déconseillée) pendant la grossesse, sauf en cas de nécessité absolue ; toxicité sur la reproduction (fentes palatines) chez l'animal, effets fœtaux non rapportés par voie ophtalmique.

Confirmé par les sources française et américaine.

L’utilisation de SOFTACORT n’est pas recommandée au cours de la grossesse, sauf en cas de nécessité absolue.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).

Allaitement Prudence

On ignore si ce collyre est excrété dans le lait maternel ; un risque pour les nouveau-nés/nourrissons ne peut être exclu.

Confirmé par les sources française et américaine.

Un risque pour les nouveau-nés / nourrissons ne peut être exclu.

Extrait du résumé des caractéristiques du produit

Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.

Mises en garde et précautions d'emploi

Les corticoïdes à usage local ne doivent jamais être administrés en présence d’un œil rouge non diagnostiqué.

Ce médicament n’est pas recommandé pour le traitement de la kératite herpétique, mais il peut être utilisé si nécessaire uniquement en association avec un traitement antiviral et sous la supervision étroite d’un ophtalmologiste.

Un amincissement pathologique de la cornée et de la sclère peut accroître le risque de perforation lors de l’utilisation de corticoïdes locaux.

Une infection fongique doit être suspectée en cas d’ulcération cornéenne quand un corticoïde est ou a été utilisé pendant une période prolongée.

Les patients traités par un collyre à base d’hydrocortisone doivent faire l’objet d’un suivi fréquent. Il a été montré que l’utilisation prolongée de corticoïdes peut causer une hypertension oculaire ou un glaucome en particulier chez les patients présentant des antécédents d’augmentation de la PIO liée à l’administration de corticoïdes ou présentant une PIO élevée préexistant ou un glaucome, (voir rubriques 4.3. et 4.8) et le développement d’une cataracte, notamment chez les enfants et les personnes âgées.

L’utilisation de corticoïdes peut également provoquer des infections oculaires opportunistes liées à la suppression de la réponse de l’hôte ou au retardement de la cicatrisation. De plus, les corticoïdes à usage local administrés par voie ophtalmique peuvent favoriser, aggraver ou masquer les signes et symptômes d’infections oculaires opportunistes.

Il convient d'éviter le port de lentilles de contact pendant le traitement par un collyre contenant des corticoïdes.

Troubles visuels

Des troubles visuels peuvent apparaitre lors d’une corticothérapie par voie systémique ou locale. En cas de vision floue ou d’apparition de tout autre symptôme visuel apparaissant au cours d’une corticothérapie, un examen ophtalmologique est requis à la recherche notamment d’une cataracte, d’un glaucome, ou d’une lésion plus rare telle qu’une choriorétinopathie séreuse centrale, décrits avec l’administration de corticostéroïdes par voie systémique ou locale.

Ce médicament contient 0,227 mg de phosphates par goutte (voir rubrique 4.8).

Population pédiatrique

Chez l'enfant, un traitement continu de longue durée par les corticoïdes peut produire une insuffisance surrénalienne (voir rubrique 4.2).

Chez l’enfant, l’hypertension oculaire liée à l’utilisation de corticoïdes topiques est plus fréquente, plus sévère et plus rapide que celle rapportée chez l’adulte.

Interactions médicamenteuses

Aucune étude d’interaction n’a été réalisée.

Une augmentation du risque d'effets secondaires systémiques est attendu en cas de traitement concomitant (ou traitement en association) avec des inhibiteurs du CYP3A, y compris les produits contenant du cobicistat. L’association doit être évitée sauf si le bénéfice est supérieur au risque accru d'effets secondaires systémiques liés aux corticoïdes, auquel cas les patients doivent être surveillés pour les effets secondaires systémiques liés à l’utilisation de corticoïdes.

Effets indésirables

Affections oculaires 13
  • Fréquence indéterminée
    • Brûlures
    • picotements
    • Réactions allergiques et d’hypersensibilité
    • retard de cicatrisation
    • cataracte capsulaire postérieure
    • infections opportunistes
    • glaucome
    • mydriase
    • ptosis
    • uvéite induite par les corticoïdes
    • variations de l’épaisseur de la cornée
    • kératopathie cristalline
    • vision floue
3
  • Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
    • calcification cornéenne — en association avec l’utilisation de gouttes contenant des phosphates chez certains patients atteints de cornées gravement endommagées
  • Fréquence non précisée
    • hypertension oculaire — l’utilisation prolongée de corticoïdes
    • perforation — Dans les maladies provoquant un amincissement de la cornée
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit

Liste des effets indésirables :

Les effets indésirables sont classés selon les catégories de fréquence suivantes : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Hydrocortisone

Affections oculaires :

• Fréquence indéterminée : Brûlures*, picotements*.

Effets de la classe des corticoïdes

Les effets indésirables suivants n’ont pas été observés avec l’hydrocortisone, mais sont survenus avec d’autres corticoïdes à usage local.

Affections oculaires :

• Fréquence indéterminée : Réactions allergiques et d’hypersensibilité, retard de cicatrisation, cataracte capsulaire postérieure*, infections opportunistes (infection par le virus Herpes simplex, infections fongiques, voir rubrique 4.4), glaucome*, mydriase, ptosis, uvéite induite par les corticoïdes, variations de l’épaisseur de la cornée*, kératopathie cristalline, vision floue (voir rubrique 4.4).

* voir rubrique « Description de certains effets indésirables »

Quelques cas rares de calcification cornéenne ont été signalés en association avec l’utilisation de gouttes contenant des phosphates chez certains patients atteints de cornées gravement endommagées.

Description de certains effets indésirables :

Une sensation de brûlure et des picotements peuvent apparaître immédiatement après l'instillation. Ces manifestations sont généralement modérées, de courte durée et n’ont aucune conséquence.

Il a été montré que l’utilisation prolongée de corticoïdes peut causer une hypertension oculaire ou un glaucome (en particulier chez les patients présentant des antécédents d’augmentation de la pression intra-oculaire suite à la prise de corticoïdes ou présentant une pression intra-oculaire élevée préexistante ou un glaucome, ou des antécédents familiaux de PIO élevée ou de glaucome) ou également la formation d’une cataracte. Les enfants et les patients âgés peuvent être particulièrement sensibles à l’augmentation de la pression intra-oculaire induite par les corticoïdes (voir rubrique 4.4).

L’augmentation de la pression intra-oculaire induite par un traitement topique corticoïde a été généralement observée au cours des 2 premières semaines de traitement (voir rubrique 4.4.).

Les diabétiques sont également plus susceptibles de développer une cataracte sous-capsulaire suite à l’administration de corticoïde topique.

Dans les maladies provoquant un amincissement de la cornée, l’utilisation topique de corticoïdes peut conduire dans certains cas à une perforation (voir rubrique 4.4).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.

Surdosage

En cas de surdosage lors d’une administration locale, avec irritation oculaire prolongée, il convient de rincer l’œil ou les yeux à l’eau stérile.

Un surdosage prolongé peut entraîner une hypertension oculaire. Dans ce cas, il est nécessaire d’interrompre le traitement.

La symptomatologie due à une ingestion accidentelle n'est pas connue. Néanmoins, comme avec d'autres corticoïdes, le médecin peut envisager un lavage d'estomac ou le déclenchement de vomissements.

Spécialités commercialisées au Maroc

1 produit(s) à base de Hydrocortisone seule, du catalogue marocain, dont la posologie de référence est celle d'une spécialité française de même dosage et de même forme. Ouvrez un produit pour la lire. Les produits sans équivalent sûr n'en affichent pas : voir tous les médicaments de cette substance.

Posologie par spécialité française

Textes officiels de l'ANSM (France) : 18 spécialité(s) à base de Hydrocortisone seule, et 2 association(s) avec d'autres substances. Ouvrez une spécialité pour lire la posologie de son résumé des caractéristiques du produit.

Ces fiches sont une aide à la consultation. Prescrire, dispenser ou conseiller reste une décision du professionnel de santé, qui en assume la responsabilité après vérification du résumé des caractéristiques du produit en vigueur.

18 spécialité(s)

Voie systémique (orale ou injectable) 6
HYDROCORTISONE ARROW 10 mg, comprimé sécable10,00 mg
HYDROCORTISONE ROUSSEL 10 mg, comprimé sécable10,00 mg
HYDROCORTISONE SUBSTIPHARM 100 mg, lyophilisat (flacon) et solution pour usage parentéral
COLOFOAM, mousse rectale2 g
HYDROCORTISONE UPJOHN 100 mg, préparation injectable
HYDROCORTISONE UPJOHN 500 mg, préparation injectable
Voie cutanée 10
CORAZED 1%, crème1,000 g
CORTAPAISYL 0,5 %, crème0,558 g
CORTISEDERMYL 0,5 %, crème0,50 g
EFFICORT HYDROPHILE 0,127 %, crème0,127 g
EFFICORT LIPOPHILE 0,127 %, crème0,127 g
LOCOID 0,1 %, crème0,1 g
LOCOID, crème épaisse pour application locale0,10 g
LOCOID 0,1 %, émulsion fluide pour application locale0,1 g
LOCOID, lotion0,100g
LOCOID, pommade0,10 g
Voie ophtalmique 2
LENASTER 3,35 mg/mL, collyre en solution en récipient unidose3,35 mg
SOFTACORT 3,35 mg/ml, collyre en solution en récipient unidose3,35 mg

Sources

  • Résumés des caractéristiques du produit (RCP) publiés par l'ANSM (base de données publique des médicaments) et par l'Agence européenne des médicaments (EMA)
  • Étiquetage des médicaments de la FDA américaine (openFDA), pour la grossesse, l'allaitement et la pédiatrie
  • LactMed (Institut national américain de la santé), pour l'allaitement

Texte officiel le plus récent : 23 avril 2026.

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