Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple NAPROXENE SODIQUE TEVA 550 mg, comprimé pelliculé) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 2 septembre 2026.
Indications
Elles procèdent de l'activité anti-inflammatoire du naproxène, de l'importance des manifestations d'intolérance auxquelles le médicament donne lieu et de sa place dans l'éventail des produits anti-inflammatoires actuellement disponibles.
Elles sont limitées, chez l'adulte (à partir de 15 ans), au :
• traitement symptomatique au long cours :
o des rhumatismes inflammatoires chroniques, notamment polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante ou syndromes apparentés tels que syndrome de Fiessinger Leroy- Reiter et rhumatisme psoriasique ;
o certaines arthroses invalidantes et douloureuses;
• traitement symptomatique de courte durée des poussées aiguës des :
o rhumatismes abarticulaires tels que péri-arthrites scapulo-humérales, tendinites, bursites,
o arthroses,
o lombalgies,
o radiculalgies,
o affections aiguës post-traumatiques bénignes de l’appareil locomoteur ;
• dysménorrhées après recherche étiologique.
Il s’agit d’une thérapeutique d’appoint d’affections non rhumatologiques ; les risques encourus, en particulier l’extension d’un processus septique concomitant doivent être évalués par rapport au bénéfice attendu.
Elles sont limitées chez l’enfant à partir de 25 kg et capable de déglutir (soit environ à partir de 6 ans), à la polyarthrite chronique juvénile.
Contre-indications
Ce médicament est contre-indiqué dans les cas suivants :
• hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients, mentionnés à la rubrique 6.1 ;
• antécédents d'allergie ou d'asthme déclenchés par la prise de naproxène ou de substances d'activité proche telles que les autres AINS, acide acétylsalicylique ;
• antécédents d'hémorragie ou de perforation digestive au cours d'un précédent traitement par AINS ;
• ulcère peptique évolutif, antécédents d'ulcère peptique ou d'hémorragie récurrente (2 épisodes distincts, ou plus, d'hémorragie ou d'ulcération objectivés) ;
• insuffisance hépato-cellulaire sévère ;
• insuffisance rénale sévère ;
• insuffisance cardiaque sévère ;
• enfant de 15 ans ;
• grossesse, à partir du début du 6ème mois (24 semaines d’aménorrhée) (voir rubrique 4.6).
Grossesse Contre-indiqué aux 2e et 3e trimestres
Contre-indiqué à partir du début du 6e mois (24 SA), même en prise ponctuelle ; avant 24 SA (et en cas de projet de grossesse), à ne pas prescrire sauf nécessité absolue, à la dose la plus faible et sur la durée la plus courte. Au 1er trimestre, risque accru de fausse-couche et, pour certains AINS, de malformations cardiaques et de la paroi abdominale (gastroschisis) ; malformations également chez l'animal.
Confirmé par les sources française et américaine.
A partir du début du 6ème mois de grossesse (24 semaines d'aménorrhée) : toute prise de NAPROXENE SODIQUE TEVA 550 mg, comprimé pelliculé, même ponctuelle, est contre-indiquée.
Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).
Allaitement Déconseillé
⚠ Divergence FR/US — Les AINS passant dans le lait maternel, ce médicament est déconseillé pendant l'allaitement.
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
Les AINS passant dans le lait maternel, ce médicament est déconseillé chez la femme qui allaite.
Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.
Mises en garde et précautions d'emploi
Risque de mort fœtale
NAPROSYNE 250 mg, comprimé expose à un risque de mort fœtale même après une seule prise en raison de sa toxicité cardio-pulmonaire (constriction du canal artériel et de la survenue d’un oligoamnios voir rubrique 4.3).
Effets chez l’enfant à naitre
NAPROSYNE 250 mg, comprimé expose également le nouveau-né à un risque d’atteinte rénale (insuffisance rénale), de fermeture prématurée du canal artériel et d’hypertension pulmonaire. Voir rubrique 4.6).
NAPROSYNE 250 mg, comprimé est contre-indiqué chez la femme enceinte à partir du début du 6ème mois de grossesse (24 semaines d'aménorrhée).
En cas de grossesse planifiée ou au cours des 5 premiers mois (avant 24 semaines d'aménorrhée), NAPROSYNE 250 mg, comprimé ne doit être prescrit qu’en cas de nécessité absolue.
Mises en garde
L’utilisation concomitante de NAPROSYNE 250 mg, comprimé avec d’autres AINS, y compris les inhibiteurs sélectifs de la cyclooxygénase 2 (cox-2), doit être évitée.
La survenue d’effets indésirables peut être minimisée par l’utilisation de la dose la plus faible possible pendant la durée de traitement la plus courte nécessaire au soulagement des symptômes (voir rubrique 4.2 et les paragraphes « Effets gastro-intestinaux » et « Effets cardiovasculaires et cérébro-vasculaires » ci-dessous).
Les patients présentant un asthme associé à une rhinite chronique, à une sinusite et/ou à une polypose nasale, ont un risque de manifestation allergique lors de la prise d’acide acétylsalicylique et/ou d’anti-inflammatoires non stéroïdiens plus élevé que le reste de la population.
L’administration de cette spécialité peut entraîner une crise d’asthme, notamment chez les sujets allergiques à l’acide acétylsalicylique ou à un AINS (voir rubrique 4.3).
Sujet âgé
Les sujets âgés présentent un risque accru d’effets indésirables aux AINS, en particulier d’hémorragie gastro-intestinale et de perforations pouvant être fatales(voir rubrique 4.2 et ci-dessous).
Effets gastro-intestinaux
Des hémorragies, ulcérations ou perforations gastro-intestinales parfois fatales, ont été rapportées avec tous les AINS, à n’importe quel moment du traitement, sans qu’il y ait eu nécessairement de signes d’alerte ou d’antécédents d’effets indésirables gastro-intestinaux graves.
Le risque d’hémorragie, d’ulcération ou de perforation gastro-intestinale augmente avec la dose utilisée chez les patients présentant des antécédents d’ulcère, en particulier en cas de complication à type d’hémorragie ou de perforation (voir rubrique 4.3) ainsi que chez le sujet âgé. Chez ces patients, le traitement doit être débuté à la posologie la plus faible possible. Un traitement protecteur de la muqueuse (par exemple misoprostol ou inhibiteur de la pompe à protons) doit être envisagé pour ces patients, comme pour les patients nécessitant un traitement par de faible dose d’aspirine ou traités par d’autres médicaments susceptibles d’augmenter le risque gastro-intestinal (voir ci-dessous et rubrique 4.5).
Les patients présentant des antécédents gastro-intestinaux, surtout s’il s’agit de patients âgés, doivent signaler tout symptôme abdominal inhabituel (en particulier les saignements gastro-intestinaux), notamment en début de traitement.
Une attention particulière doit être portée aux patients recevant des traitements associés susceptibles d’augmenter le risque d’ulcération ou d’hémorragie, comme les corticoïdes administrés par voie orale, les anticoagulants oraux tels que la warfarine, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) et les antiagrégants plaquettaires comme l’acide acétylsalicylique (voir rubrique 4.5).
En cas d’apparition d’hémorragie ou d’ulcération survenant chez un patient recevant NAPROSYNE 250 mg, comprimé, le traitement doit être arrêté.
Les AINS doivent être administrés avec prudence et sous étroite surveillance chez les malades présentant des antécédents de maladies gastro-intestinales (recto-colite hémorragique, maladie de Crohn), en raison d’un risque d’aggravation de la pathologie (voir rubrique 4.8).
Effets cardiovasculaires et cérébrovasculaires
Une surveillance adéquate et des recommandations sont requises chez les patients présentant des antécédents d’hypertension et/ou d’insuffisance cardiaque légère à modérée, des cas de rétention hydrosodée et d’œdème ayant été rapportés en association au traitement par AINS.
Des études cliniques et des données épidémiologiques suggèrent que l’utilisation des coxibs et de certains AINS (surtout lorsqu’il est utilisé à dose élevée et sur une longue durée) peut être associée à une légère augmentation du risque d’évènement thrombotique artériel (par exemple, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral). Bien que ces données suggèrent que l’utilisation du naproxène (1000 mg par jour) est associée à un risque moindre, le risque ne peut être totalement exclu.
Les patients présentant une hypertension non contrôlée, une insuffisance cardiaque congestive, une cardiopathie ischémique, une maladie artérielle périphérique, et/ou ayant un antécédent d’accident vasculaire cérébral (y compris l’accident ischémique transitoire) ne devront être traités par naproxène qu’après un examen attentif.
Une attention similaire doit être portée avant toute initiation d’un traitement à long terme chez les patients présentant des facteurs de risques pour les pathologies cardiovasculaires (comme une hypertension, une hyperlipidémie, un diabète ou une consommation tabagique).
Effets cutanés
Des réactions cutanées graves, dont certaines d’évolution fatale, incluant des dermatites exfoliatives, des syndromes de Stevens-Johnson (SJS), et des syndromes de Lyell ont été très rarement rapportées lors de traitements par AINS (voir rubrique 4.8).
L’incidence de ces effets indésirables semble plus importante en début de traitement, le délai d’apparition se situant, dans la majorité des cas, pendant le premier mois de traitement.
Une réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS), qui peut mettre en jeu le pronostic vital ou être fatales, a été rapportée en association avec l'utilisation d'un traitement par AINS.
Au moment de la prescription, les patients doivent être informés des signes et symptômes et surveillés de près pour les réactions cutanées. Si des signes et symptômes évocateurs de ces réactions apparaissent, le naproxène doit être immédiatement retirée et un traitement alternatif doit être envisagé (le cas échéant).
Les patients semblent être les plus exposés à ces réactions au début du traitement, l'apparition de la réaction se produisant dans la majorité des cas au cours des deux premiers mois de traitement. Le naproxène doit être interrompue à la première apparition d'une éruption cutanée, de lésions des muqueuses ou de tout autre signe d'hypersensibilité.
Si le patient a développé une réaction grave telle que SJS, TEN ou DRESS avec l'utilisation du naproxène, le traitement par le naproxène ne doit à aucun moment être repris chez ce patient.
Insuffisance rénale fonctionnelle
Les AINS, en inhibant l’action vasodilatatrice des prostaglandines rénales, sont susceptibles de provoquer une insuffisance rénale fonctionnelle par diminution de la filtration glomérulaire. Cet effet indésirable est dose dépendant.
En début de traitement ou après une augmentation de la posologie, une surveillance de la diurèse et de la fonction rénale est recommandée chez les patients présentant les facteurs de risque suivants :
• sujets âgés,
• médicaments associés tels que : IEC, sartans, diurétiques (voir rubrique 4.5),
• hypovolémie quelle qu’en soit la cause,
• insuffisance cardiaque,
• insuffisance rénale chronique,
• syndrome néphrotique,
• néphropathie lupique,
• cirrhose hépatique décompensée.
Comme le naproxène et ses métabolites sont éliminés en grande partie (95 pour cent) dans les urines par filtration glomérulaire, le naproxène doit être utilisé avec prudence chez les patients dont la fonction rénale est perturbée ; il est recommandé de contrôler la créatininémie et de surveiller le niveau d’hydratation du patient tout au long du traitement. Des doses les plus faibles possibles doivent être utilisées chez ces patients.
L’hémodialyse ne permet pas de diminuer la concentration plasmatique en naproxène en raison de sa forte liaison aux protéines plasmatiques.
Rétention hydro-sodée
Rétention hydro-sodée avec possibilité d’œdème, d’HTA ou de majoration d’HTA, d’aggravation d’insuffisance cardiaque. Une surveillance clinique est nécessaire, dès le début de traitement en cas d’HTA ou d’insuffisance cardiaque. Une diminution de l’effet des antihypertenseurs est possible (voir rubrique 4.5).
Hyperkaliémie
• Hyperkaliémie favorisée par le diabète ou un traitement concomitant par des médicaments hyperkaliémants (voir rubrique 4.5).
• Une surveillance régulière de la kaliémie doit être effectuée dans ces circonstances.
La prise de ce médicament doit être évitée en cas de traitement avec un autre anti-inflammatoire non stéroïdien, avec un anticoagulant oral, avec du lithium, avec de l’aspirine à doses antalgiques, antipyrétiques ou anti-inflammatoires, avec du méthotrexate à des doses supérieures à 20 mg par semaine, avec les héparines de bas poids moléculaire et apparentés et les héparines non fractionnées (à doses curatives et/ou chez le sujet âgé) (voir rubrique 4.5).
Effets hépatiques
Comme avec d’autres AINS, des élévations d’un ou plusieurs tests de la fonction hépatique peuvent survenir. Ces perturbations du bilan hépatique peuvent être le résultat d’une hypersensibilité plutôt que d’une toxicité directe. Des réactions hépatiques graves incluant la jaunisse et l’hépatite (certains cas d’hépatites ont été fatals) ont été rapportées avec le naproxène sodique, comme avec d’autres AINS. Une réactivité croisée a été rapportée.
Précautions d’emploi
Ce produit doit être utilisé avec précaution dans les affections de nature infectieuse ou comportant un risque infectieux même bien contrôlé ; en effet :
• le naproxène pourrait être susceptible de réduire les défenses naturelles de l’organisme contre l’infection,
• le naproxène pourrait être susceptible de masquer les signes et les symptômes habituels de l’infection.
Le naproxène entraîne une diminution de l’agrégation plaquettaire et un allongement du temps de saignement :
• ceci doit être pris en compte lors de la détermination du temps de saignement ;
• les patients présentant des troubles de la coagulation ou traités par des médicaments interférant avec l’hémostase, doivent être étroitement surveillés. Les patients à haut risque de saignement ou sous traitement anticoagulant (par exemple avec les dérivés du dicoumarol) peuvent présenter un risque accru de saignement en cas de coadministration avec le naproxène.
De rares cas d’effets indésirables ophtalmologiques ayant été rapportés, il est recommandé de pratiquer, si le médecin le juge nécessaire, un examen ophtalmologique chez les patients qui développent sous naproxène des troubles de la vision.
Au cours d’un traitement prolongé, il est recommandé de contrôler la numération et la formule sanguine, les fonctions hépatique et rénale.
En cas de prise de corticoïdes, la dose de corticoïdes doit être diminuée progressivement jusqu’à l’arrêt complet et le patient doit être étroitement surveillé pour détecter tout éventuel signe d’effet indésirable.
Le naproxène, comme tout médicament inhibiteur de la synthèse des cyclooxygénases et des prostaglandines, peut altérer la fertilité. Son utilisation n’est pas recommandée chez les femmes qui souhaitent concevoir un enfant (voir rubrique 4.6).
Le naproxène existe sous forme d’autres dosages qui peuvent être plus adaptés.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c’est-à-dire qu’il est essentiellement «sans sodium ».
Interaction avec des tests de laboratoire
Il est suggéré d’interrompre temporairement le traitement par Naprosyne 48 heures avant la réalisation des tests de la fonction surrénalienne, le naproxène pouvant interférer artificiellement avec certains tests des stéroïdes 17-cétogènes. De même, Naprosyne peut interférer avec certains dosages de l’acide 5-hydroxyindolacétique (5-HIAA) urinaire.
Interactions médicamenteuses
Risque lié à l'hyperkaliémie
Certains médicaments ou classes thérapeutiques sont susceptibles de favoriser la survenue d'une hyperkaliémie : les sels de potassium, les diurétiques hyperkaliémiants, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion, les antagonistes de l'angiotensine II, les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les héparines (de bas poids moléculaire ou non fractionnées), les immunosuppresseurs comme la ciclosporine ou le tacrolimus, le triméthoprime.
L'association de ces médicaments majore le risque d'hyperkaliémie. Ce risque est particulièrement important avec les diurétiques épargneurs de potassium, notamment lorsqu'ils sont associés entre eux ou avec des sels de potassium, tandis que l'association d'un IEC et d'un AINS, par exemple, est à moindre risque dès l'instant que sont mises en œuvre les précautions recommandées.
Pour connaître les risques et les niveaux de contraintes spécifiques aux médicaments hyperkaliémiants, il convient de se reporter aux interactions propres à chaque substance.
Toutefois certaines substances, comme le triméthoprime, ne font pas l'objet d'interactions spécifiques au regard de ce risque. Néanmoins, ils peuvent agir comme facteurs favorisant lorsqu'ils sont associés à d'autres médicaments comme ceux sus mentionnés.
Associations déconseillées
Autres AINS
Majoration du risque ulcérogène et hémorragique digestif.
Acide acétylsalicylique à des doses anti-inflammatoires (≥ 1 g par prise et/ou ≥ 3 g par jour), et à des doses antalgiques ou antipyrétiques (≥ 500 mg par prise et/ou < 3 g par jour)
Majoration du risque ulcérogène et hémorragique digestif.
Anticoagulants oraux
Augmentation du risque hémorragique de l'anticoagulant oral (agression de la muqueuse gastro-duodénale par les AINS). Les AINS sont susceptibles de majorer les effets des anticoagulants, comme la warfarine (voir rubrique 4.4).
Si l'association ne peut être évitée, surveillance clinique et biologique étroite.
Acide acétylsalicylique
Les données pharmacodynamiques cliniques suggèrent que la prise de naproxène inhibe l’effet de l’acide acétylsalicylique sur l’activité plaquettaire. Cette inhibition peut persister pendant plusieurs jours après l’arrêt du naproxène. La pertinence clinique de cette interaction reste inconnue.
Héparines non fractionnées, héparines de bas poids moléculaire et apparentés (à doses curatives et/ou chez le sujet âgé)
Augmentation du risque hémorragique (agression de la muqueuse gastro-duodénale par les AINS).
Si l'association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite.
Lithium
Augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium). Si l'association ne peut être évitée, surveiller étroitement la lithémie et adapter la posologie du lithium pendant l'association et après l'arrêt de l'AINS.
Méthotrexate, utilisé à des doses supérieures à 20 mg/semaine
Augmentation de la toxicité hématologique du méthotrexate (diminution de la clairance rénale du méthotrexate par les anti-inflammatoires).
Pemetrexed (patients ayant une fonction rénale faible à modérée, clairance de la créatinine comprise entre 45 ml/min et 80 ml/min)
Risque de majoration de la toxicité du pemetrexed (diminution de la clairance rénale par les AINS).
Associations faisant l'objet de précautions d’emploi
Ciclosporine, tacrolimus
Risque d'addition des effets néphrotoxiques, notamment chez le sujet âgé.
Surveiller la fonction rénale en début de traitement par l’AINS.
Diurétiques, inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC), antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II
Insuffisance rénale aiguë chez le malade à risque (sujet âgé et/ou déshydraté) par diminution de la filtration glomérulaire (inhibition des prostaglandines vasodilatatrices par les AINS). Par ailleurs, réduction de l'effet antihypertenseur.
Hydrater le malade. Surveiller la fonction rénale en début de traitement.
Méthotrexate, utilisé à des doses inférieures ou égales à 20 mg/semaine
Augmentation de la toxicité hématologique du méthotrexate (diminution de la clairance rénale du méthotrexate par les anti-inflammatoires).
Contrôle hebdomadaire de l'hémogramme durant les premières semaines de l'association.
Surveillance accrue en cas d'altération (même légère) de la fonction rénale, ainsi que chez le sujet âgé.
Pemetrexed (patients ayant une fonction rénale normale)
Risque de majoration de la toxicité du pemetrexed (diminution de la clairance rénale par les AINS). Surveillance biologique de la fonction rénale.
Associations à prendre en compte
Acide acétylsalicylique à des doses anti-agrégantes (de 50 mg à 375 mg par jour en 1 ou plusieurs prises)
Majoration du risque ulcérogène et hémorragique digestif.
Glucocorticoïdes (sauf hydrocortisone en traitement substitutif)
Augmentation du risque d'ulcération et d'hémorragie gastro-intestinale (voir rubrique 4.4).
Anti-agrégants plaquettaires et inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS)
Augmentation du risque d'hémorragie gastro-intestinale (voir rubrique 4.4).
Héparines non fractionnées, héparines de bas poids moléculaire et apparentés (à doses préventives)
Augmentation du risque hémorragique.
Bêta-bloquants (sauf esmolol)
Réduction de l'effet antihypertenseur (inhibition des prostaglandines vasodilatatrices par les AINS et rétention hydrosodée avec les AINS pyrazolés).
Déférasirox
Majoration du risque ulcérogène et hémorragique digestif.
Effets indésirables
17
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- gastrites
- Fréquence non précisée
- légère augmentation du risque d'évènement thrombotique artériel — surtout lorsqu'ils sont utilisés à doses élevées et sur une longue durée
- Des ulcères peptiques, perforations ou hémorragies gastro-intestinales, parfois fatales grave
- nausées
- vomissements
- diarrhées
- flatulences
- constipation
- dyspepsie
- stomatite ulcérative
- douleur abdominale
- melæna
- hématémèse
- exacerbation d'une recto-colite ou d'une maladie de Crohn
- Œdème
- hypertension
- insuffisance cardiaque
Effets gastro-intestinaux 8
- Très rare (< 1/10 000)
- ulcères, hémorragies et/ou perforations gastro-intestinales
- Fréquence non précisée
- épigastralgies
- météorisme abdominal
- diarrhée
- stomatites ulcéreuses
- œsophagites
- colites
- pancréatites
Réactions d'hypersensibilité 9
- Fréquence non précisée
- rash cutané
- urticaire
- aggravation d'urticaire chronique
- prurit
- asthme
- crise d'asthme
- œdème de Quincke
- vascularite
- réactions anaphylactoïdes aux composants
Réactions cutanées 12
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- pseudoporphyries
- Purpura
- érythème polyphorme
- érythème pigmenté fixe
- érythème noueux
- lichen plan
- Très rare (< 1/10 000)
- réactions bulleuses
- syndrome de Stevens-Jonhson
- réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS)
- syndrome de Lyell
- Fréquence non précisée
- perte de cheveux
- réactions de photosensibilité
Effets sur le système nerveux central 7
- Fréquence non précisée
- céphalées
- vertiges
- somnolence
- insomnies
- difficultés de concentration
- troubles de l'idéation
- méningites aseptiques
Manifestations rénales 9
- Fréquence non précisée
- Rétention hydrosodée
- hyperkaliémie
- œdèmes
- Insuffisance rénale aiguë (IRA) fonctionnelle — chez les patients présentant des facteurs de risque
- Atteintes rénales organiques
- néphrite interstitielle
- nécrose tubulaire aiguë
- syndrome néphrotique
- nécrose papillaire
Effets ophtalmiques 4
- Très rare (< 1/10 000)
- papillite
- névrite optique rétrobulbaire
- œdème papillaire
- Fréquence non précisée
- Troubles visuels
Effets sur l'appareil auditif 2
- Fréquence non précisée
- Troubles de l'audition
- acouphènes
Effets cardiovasculaires 2
- Fréquence non précisée
- œdèmes périphériques modérés — chez les patients dont la fonction cardiaque est compromise
- aggravation de l'insuffisance cardiaque congestive et de l'hypertension — chez les patients dont la fonction cardiaque est compromise
Effets sur le système respiratoire 1
- Fréquence non précisée
- Pneumonies à éosinophiles
Manifestations hématologiques 5
- Fréquence non précisée
- Leucopénie
- granulocytopénie
- thrombocytopénie
- aplasie médullaire
- anémie hémolytique
Manifestations hépatiques 3
- Très rare (< 1/10 000)
- hépatite sévère grave
- Fréquence non précisée
- modifications transitoires et réversibles des paramètres biologiques hépatiques
- ictère
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit
Des études cliniques et des données épidémiologiques suggèrent que l'utilisation de certains AINS (surtout lorsqu'ils sont utilisés à doses élevées et sur une longue durée) peut être associée à une légère augmentation du risque d'évènement thrombotique artériel (par exemple, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral) (voir rubrique 4.4).
Les effets indésirables les plus fréquemment observés sont de nature gastro-intestinale. Des ulcères peptiques, perforations ou hémorragies gastro-intestinales, parfois fatales, peuvent survenir, en particulier chez le sujet âgé (voir rubrique 4.4).
Des nausées, vomissements, diarrhées, flatulences, constipation, dyspepsie, stomatite ulcérative, douleur abdominale, melæna, hématémèse, exacerbation d'une recto-colite ou d'une maladie de Crohn (voir rubrique 4.4) ont été rapportés à la suite de l'administration d'AINS. Moins fréquemment, des gastrites ont été observées.
Œdème, hypertension et insuffisance cardiaque ont été rapportés en association au traitement par AINS.
Effets gastro-intestinaux
• Ont été surtout rapportés des troubles gastro-intestinaux à type d'épigastralgies, souvent légères ou modérées, de nausées, de vomissements, de météorisme abdominal, de dyspepsie, diarrhée, constipation, stomatites ulcéreuses.
• Ont été exceptionnellement observés : ulcères, hémorragies et/ou perforations gastro-intestinales. Ces hémorragies digestives sont d'autant plus fréquentes que la posologie utilisée est élevée.
• Quelques cas isolés d'œsophagites, colites et pancréatites ont également été rapportés.
Réactions d'hypersensibilité
• Dermatologique : rash cutané, urticaire, aggravation d'urticaire chronique, prurit.
• Respiratoire : asthme. La survenue de crise d'asthme chez certains sujets peut être liée à une allergie à l'acide acétylsalicylique ou à un AINS (voir rubrique 4.3).
• Générales : œdème de Quincke, vascularite, réactions anaphylactoïdes aux composants.
Réactions cutanées
• Prurit, perte de cheveux, réactions de photosensibilité incluant de rares cas de « pseudoporphyries » ont été observées.
• Purpura, érythème polyphorme, érythème pigmenté fixe, érythème noueux et lichen plan ont été rarement signalés.
• Très rarement des réactions bulleuses (comprenant le syndrome de Stevens-Jonhson, la réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS) et le syndrome de Lyell) ont été observées.
Effets sur le système nerveux central
• Ont été surtout rapportés : céphalées, vertiges, somnolence.
• Ont également été rapportés : insomnies, difficultés de concentration, troubles de l'idéation, méningites aseptiques.
Manifestations rénales
• Rétention hydrosodée, hyperkaliémie avec possibilité d'œdèmes (voir rubriques 4.4 et 4.5).
• Insuffisance rénale aiguë (IRA) fonctionnelle chez les patients présentant des facteurs de risque (voir rubrique 4.4).
• Atteintes rénales organiques pouvant se traduire par une IRA : des cas isolés de néphrite interstitielle, de nécrose tubulaire aiguë, de syndrome néphrotique, de nécrose papillaire ont été rapportés.
Effets ophtalmiques
• Troubles visuels, exceptionnellement papillite, névrite optique rétrobulbaire et œdème papillaire.
Effets sur l'appareil auditif
• Troubles de l'audition, en particulier acouphènes.
Effets cardiovasculaires
• Ont été rapportés des œdèmes périphériques modérés, chez les patients dont la fonction cardiaque est compromise, une aggravation de l'insuffisance cardiaque congestive et de l'hypertension.
Effets sur le système respiratoire
• Pneumonies à éosinophiles.
Manifestations hématologiques
• Leucopénie (principalement granulocytopénie), thrombocytopénie, aplasie médullaire et anémie hémolytique.
Manifestations hépatiques
• Quelques cas de modifications transitoires et réversibles des paramètres biologiques hépatiques, ictère, exceptionnellement hépatite sévère (dont un cas d'évolution fatale) ont été signalés.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.
Surdosage
Signes cliniques d’un surdosage :
Somnolence, vertiges, désorientation, brûlures d’estomac, indigestion, nausées ou vomissements, apnée.
Signes biologiques de surdosage :
Altération des fonctions hépatique et rénale, hypoprothrombinémie, acidose métabolique.
Conduite à tenir :
• transfert immédiat en milieu hospitalier ;
• évacuation rapide du produit ingéré par lavage gastrique ;
• charbon activé pour diminuer l’absorption du naproxène ;
• traitement symptomatique.