Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple ALECENSA 150 mg, gélule) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 27 février 2026.
Indications
Traitement adjuvant du cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) réséqué Alecensa est indiqué en monothérapie dans le traitement adjuvant, après résection complète de la tumeur, des patients adultes atteints d’un cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) ALK- positif à haut risque de récidive (voir rubrique 5.1 pour les critères de sélection).
Traitement du CBNPC avancé Alecensa est indiqué en monothérapie en première ligne de traitement des patients adultes atteints d’un CBNPC avancé ALK-positif.
Alecensa est indiqué en monothérapie dans le traitement du CBNPC avancé ALK-positif chez les patients adultes préalablement traités par crizotinib.
Contre-indications
Hypersensibilité à l’alectinib ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Grossesse Contre-indiqué
L'alectinib peut entraîner des malformations fœtales (mécanisme d'action, toxicité animale) : éviter toute grossesse, contraception hautement efficace obligatoire pendant le traitement et 5 semaines après (3 mois pour les hommes).
Confirmé par les sources française et américaine.
D’après son mécanisme d’action, alectinib peut entraîner des malformations fœtales en cas d’administration chez une femme enceinte.
Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).
Allaitement Contre-indiqué
Passage dans le lait inconnu, risque pour le nourrisson non exclu : les mères ne doivent pas allaiter pendant le traitement.
Confirmé par les sources française et américaine.
Les mères doivent être averties qu’elles ne doivent pas allaiter pendant leur traitement par Alecensa.
Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.
Mises en garde et précautions d'emploi
Pneumopathie interstitielle diffuse / Pneumopathie inflammatoire Des cas de pneumopathie interstitielle diffuse / pneumopathie inflammatoire ont été rapportés lors des essais cliniques avec Alecensa (voir rubrique 4.8). Les patients doivent faire l’objet d’une surveillance afin de déceler tout symptôme pulmonaire évocateur d’une pneumopathie. Alecensa doit être immédiatement interrompu en cas de diagnostic de pneumopathie interstitielle diffuse / pneumopathie inflammatoire et doit être définitivement arrêté si aucune autre cause potentielle de pneumopathie interstitielle diffuse / pneumopathie inflammatoire n’a été identifiée (voir rubrique 4.2).
Hépatotoxicité Des augmentations des taux d’alanine aminotransférase (ALAT) et d’aspartate aminotransférase (ASAT) supérieures à 5 fois la limite supérieure de la normale (LSN), ainsi que des augmentations du taux de bilirubine supérieures à 3 fois la LSN sont survenues chez des patients inclus dans des essais cliniques pivots avec Alecensa (voir rubrique 4.8). La majorité de ces événements est survenue pendant les 3 premiers mois de traitement. Dans les essais cliniques pivots d’Alecensa, il a été rapporté que trois patients avec une augmentation des ASAT ou ALAT de Grade 3-4 avaient des lésions hépatiques d’origine médicamenteuse. Des augmentations simultanées des ALAT et ASAT supérieures ou égales à 3 fois la LSN et de la bilirubine totale supérieure ou égale à 2 fois la LSN, avec des phosphatases alcalines normales, ont été rapportées chez un patient traité par Alecensa dans les essais cliniques.
La fonction hépatique, comprenant un dosage des ALAT, ASAT et de la bilirubine totale, doit faire l’objet d’une surveillance à l’initiation du traitement puis toutes les 2 semaines pendant les 3 premiers mois de traitement. Par la suite, la surveillance doit être effectuée périodiquement, puisque des événements peuvent survenir au-delà de 3 mois de traitement, avec un test plus fréquent chez les patients qui présentent une augmentation des aminotransférases et de la bilirubine. En fonction de la sévérité des effets indésirables, le traitement par Alecensa doit être interrompu puis repris au palier de dose inférieur, ou arrêté définitivement tel que décrit dans le Tableau 2 (voir rubrique 4.2).
Myalgie sévère et augmentation des créatines phosphokinases (CPK) Des myalgies ou des douleurs musculo-squelettiques ont été rapportées chez des patients dans les essais pivots avec Alecensa, y compris des événements de Grade 3 (voir rubrique 4.8).
Une augmentation des CPK a été rapportée dans les essais pivots avec Alecensa, y compris des événements de Grade 3 (voir rubrique 4.8). Le délai médian de survenue des augmentations des CPK de Grade ≥ 3 était de 15 jours dans les essais cliniques (BO40336, BO28984, NP28761, NP28673).
Les patients doivent être informés qu’ils doivent déclarer toute douleur, sensibilité ou faiblesse musculaire inexpliquées. Le taux des CPK doit être évalué toutes les deux semaines durant le premier mois de traitement et lorsqu’il est cliniquement indiqué chez des patients déclarant des symptômes.
Selon la sévérité de l’augmentation des CPK, le traitement par Alecensa doit être interrompu, puis repris à la même dose ou à une dose inférieure (voir rubrique 4.2).
Bradycardie Des cas de bradycardie symptomatique peuvent survenir avec Alecensa (voir rubrique 4.8). La fréquence cardiaque et la pression artérielle doivent être surveillées si cliniquement indiqué. Une adaptation de la posologie n’est pas nécessaire en cas de bradycardie asymptomatique (voir rubrique 4.2). Si les patients présentent une bradycardie symptomatique ou des événements menaçant le pronostic vital, l’utilisation de traitements concomitants favorisant la bradycardie et de traitements antihypertenseurs doit être évaluée et le traitement par Alecensa doit être adapté tel que décrit dans le Tableau 2 (voir rubriques 4.2 et 4.5, « Les substrats de la glycoprotéine P (P-gp) » et « Les substrats de la protéine de résistance du cancer du sein (BCRP) »).
Anémie hémolytique Des cas d’anémie hémolytique ont été rapportés avec Alecensa (voir rubrique 4.8). Si la concentration d’hémoglobine est inférieure à 10 g/dL et qu’une anémie hémolytique est suspectée, le traitement par Alecensa doit être interrompu et des analyses de laboratoire appropriées doivent être initiées. Si l’anémie hémolytique est confirmée, le traitement par Alecensa doit être repris au palier de dose inférieur dès la résolution tel que décrit dans le Tableau 2 (voir rubrique 4.2).
Perforation gastrointestinale Des cas de perforations gastrointestinales ont été rapportés chez des patients à risque (par ex : antécédent de diverticulite, métastases du tractus gastrointestinal, utilisation concomitante de médicaments présentant un risque connu de perforation gastrointestinale) traités par alectinib.
L’interruption du traitement par Alecensa doit être envisagée chez les patients présentant une perforation gastrointestinale. Les patients doivent être informés des signes et symptômes de perforations gastrointestinales et il doit leur être conseillé de consulter rapidement en cas de survenue de tels signes et symptômes.
Photosensibilité Des cas de photosensibilité à la lumière du jour ont été rapportés après une administration d’Alecensa (voir rubrique 4.8). Il faut conseiller aux patients d’éviter l’exposition prolongée au soleil pendant le traitement par Alecensa, et jusqu’à au moins 7 jours après l’arrêt du traitement. Il faut également conseiller aux patients d’appliquer un écran solaire à large spectre anti-Ultraviolet A (UVA)/Ultraviolet B (UVB) et un baume pour les lèvres (Indice de protection solaire [SPF] ≥ 50) afin de se protéger contre les érythèmes solaires.
Toxicité embryo-fœtale Alecensa peut entraîner des malformations fœtales lorsqu’il est administré à une femme enceinte. Les patientes en âge de procréer recevant Alecensa doivent utiliser des méthodes contraceptives hautement efficaces durant le traitement et pendant au moins 5 semaines après l’arrêt du traitement par Alecensa (voir rubriques 4.5, 4.6 et 5.3). Les patients de sexe masculin ayant des partenaires en âge de procréer doivent utiliser des méthodes contraceptives hautement efficaces durant le traitement et pendant au moins 3 mois après l’arrêt du traitement par Alecensa (voir rubriques 4.6 et 5.3).
Intolérance au lactose Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares).
Contenu en sodium Ce médicament contient 48 mg de sodium par dose journalière (1200 mg), ce qui équivaut à 2,4 % de la dose journalière maximale de 2 g recommandée par l’OMS pour un adulte.
Interactions médicamenteuses
Effets des autres médicaments sur alectinib D’après les données obtenues in vitro, le CYP3A4 est la principale enzyme servant de médiateur sur le métabolisme à la fois d’alectinib et de son principal métabolite actif (M4) et le CYP3A contribue à 40- 50 % du métabolisme hépatique total. Le métabolite M4 a montré une puissance et une activité similaire in vitro contre ALK.
Inducteurs du CYP3A L’administration concomitante, une fois par jour, de doses orales multiples de 600 mg de rifampicine, un inducteur puissant du CYP3A, avec une dose orale unique de 600 mg d’alectinib a diminué la Cmax et l’ASCinf d’alectinib de respectivement 51 % et 73 % et a augmenté la Cmax et l’ASCinf du métabolite M4 de respectivement 2,20 et 1,79 fois. L’effet sur l’exposition associée à alectinib et au métabolite M4 était mineur, réduisant la Cmax et l’ASCinf de respectivement 4 % et 18 %. D’après les effets sur l’exposition associée à alectinib et au métabolite M4, aucune adaptation posologique n’est nécessaire en cas d’administration concomitante d’Alecensa et d’inducteurs du CYP3A. Une surveillance appropriée est recommandée pour les patients prenant des inducteurs puissants du CYP3A (incluant notamment la carbamazépine, le phénobarbital, la phénytoïne, la rifabutine, la rifampicine et le millepertuis).
Inhibiteurs du CYP3A L’administration concomitante, deux fois par jour, de doses orales multiples de 400 mg de posaconazole, un inhibiteur puissant du CYP3A, avec une dose orale unique de 300 mg d’alectinib a augmenté la Cmax et l’ASCinf d’alectinib de respectivement 1,18 et 1,75 fois, et a réduit la Cmax et l’ASC du métabolite M4 de respectivement 71 % et 25 %. L’effet sur l’exposition associée à alectinib et au métabolite M4 était mineur, réduisant la Cmax de 7 % et augmentant l’ASCinf de 1,36 fois.
D’après les effets sur l’exposition associée à alectinib et au métabolite M4, aucune adaptation posologique n’est nécessaire en cas d’administration concomitante d’Alecensa et d’inhibiteurs du CYP3A. Une surveillance appropriée est recommandée pour les patients prenant des inhibiteurs puissants du CYP3A (incluant notamment le ritonavir, le saquinavir, la télithromycine, le kétoconazole, l’itraconazole, le voriconazole, le posaconzaole, le néfazodone, le pamplemousse ou les oranges amères).
Médicaments augmentant le pH gastrique Des doses multiples d’ésoméprazole, un inhibiteur de pompe à protons, 40 mg une fois par jour, n’a démontré aucun effet cliniquement significatif sur l’exposition associée à alectinib et au métabolite M4. Par conséquent, aucune adaptation posologique n’est nécessaire en cas d’administration concomitante d’Alecensa et d’inhibiteurs de la pompe à protons ou autres médicaments augmentant le pH gastrique (par ex : les antagonistes du récepteur H2 ou antiacides).
Effet des transporteurs sur la disposition d’alectinib Le métabolite M4 est un substrat de la glycoprotéine P (P-gp). Du fait qu’alectinib inhibe la P-gp, il n’est pas attendu que l’administration concomitante avec un inhibiteur de la P-pg ait un effet pertinent sur l’exposition au métabolite M4.
Effets de l’alectinib sur d’autres médicaments
Les substrats du CYP In vitro, alectinib et son métabolite M4 montrent une faible inhibition temps-dépendant du CYP3A4 et alectinib présente une faible induction potentielle du CYP3A4 et du CYP2B6 à des concentrations cliniques.
Des doses multiples de 600 mg d’alectinib n’avaient aucune influence sur l’exposition du midazolam (2 mg), un substrat sensible du CYP3A. Par conséquent, aucune adaptation posologique n’est nécessaire en cas de co-administration avec des substrats du CYP3A.
Un risque d’induction du CYP2B6 et d’enzymes régulées par le pregnane X receptor (PXR) excepté le CYP3A4 ne peut pas être complétement exclu. L’efficacité d’une administration concomitante de contraceptifs oraux peut être réduite.
Les substrats de la P-gp In vitro, alectinib et son principal métabolite actif M4 sont des inhibiteurs du transporteur d’efflux P- gp. Par conséquent, alectinib et son métabolite M4 peuvent avoir le potentiel d’augmenter les concentrations plasmatiques des substrats de la P-gp co-administrés. Une surveillance appropriée est recommandée en cas d’administration concomitante d’alectinib avec des substrats de la P-gp (par ex : la digoxine, le dabigatran etexilate, le topotécan, le sirolimus, l’évérolimus, le nilotinib et le lapatinib).
Les substrats de la protéine de résistance du cancer du sein (BCRP) In vitro, alectinib et son métabolite M4 sont des inhibiteurs du transporteur d’efflux BCRP. Par conséquent, alectinib et son métabolite M4 peuvent avoir le potentiel d’augmenter les concentrations plasmatiques des substrats de la BCRP co-administrés. Une surveillance appropriée est recommandée en cas d’administration concomitante d’alectinib avec des substrats de la BCRP (par ex : le méthotrexate, le mitoxantrone, le topotécan et le lapatinib).
Effets indésirables
Affections hématologiques et du système lymphatique 2
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Anémie
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Anémie hémolytique
Affections du système nerveux 1
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Dysgueusie
Affections oculaires 1
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Trouble de la vision
Affections cardiaques 1
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Bradycardie
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 1
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Pneumopathie interstitielle diffuse / pneumopathie inflammatoire
Affections gastro-intestinales 5
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Diarrhée
- Vomissements
- Constipation
- Nausées
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Stomatite
Affections hépatobiliaires 5
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Augmentation des ASAT
- Augmentation des ALAT
- Augmentation de la bilirubinémie
- Augmentation de la phosphatase alcaline
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Lésion hépatique d’origine médicamenteuse
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 2
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Eruption cutanée
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Photosensibilité
Affections musculo- squelettiques et systémiques 2
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Myalgie grave
- Augmentation du taux sanguin de créatine phosphokinase
Affections du rein et des voies urinaires 2
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Augmentation de la créatininémie
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Lésion rénale aiguë
Troubles généraux et anomalies au site d'administration 1
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Œdème
Investigations 1
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Augmentation du poids
Troubles du métabolisme et de la nutrition 1
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Hyperuricémie
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit
Résumé du profil de tolérance
Les données présentées ci-dessous reflètent l’exposition à Alecensa chez 533 patients atteints d’un CBNPC réséqué ou avancé ALK-positif. Ces patients ont reçu Alecensa à la dose recommandée de 600 mg deux fois par jour dans les essais cliniques pivots pour le traitement adjuvant du CBNPC réséqué (BO40336, ALINA) ou du CBNPC avancé (BO28984, ALEX; NP28761; NP28673). Voir rubrique 5.1 pour plus d’informations sur les participants des essais cliniques.
Dans l’essai BO40336 (ALINA ; N = 128), la durée médiane d’exposition à Alecensa était de 23,9 mois. Dans l’essai BO28984 (ALEX ; N = 152), la durée médiane d’exposition à Alecensa était de 28,1 mois. Dans les essais cliniques de phase II (NP28761, NP28673 ; N = 253), la durée médiane d’exposition à Alecensa était de 11,2 mois.
Les effets indésirables les plus fréquents (≥ 20 %) étaient : constipation, myalgie, œdème , augmentation de la bilirubinémie, augmentation des ASAT, anémie, éruption cutanée et augmentation des ALAT.
Tableau des effets indésirables Le tableau 3 liste les effets indésirables survenus chez les patients ayant reçu Alecensa au cours des essais cliniques (BO40336, BO28984, NP28761, NP28673).
Les effets indésirables listés dans le Tableau 3 sont présentés par classe de système d’organes et par catégorie de fréquence définie selon les conventions suivantes : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000). Dans chaque classe de système d’organes, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de fréquence et de sévérité. Au sein du même groupe de fréquence et de sévérité, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
Tableau 3 Effets indésirables signalés chez les patients traités par Alecensa au cours d’essais cliniques (BO40336, BO28984, NP28761, NP28673 ; N = 533).
Classe de système d’organes Effets Indésirables (MedDRA) Alecensa N=533 Catégorie de fréquences (tout grade) Catégorie de fréquences (grades 3-4) Affections hématologiques et du système lymphatique
Anémie1) Très fréquent Fréquent Anémie hémolytique2) Fréquent -* Affections du système nerveux Dysgueusie3) Fréquent Peu fréquent Affections oculaires Trouble de la vision4) Fréquent -* Affections cardiaques Bradycardie5) Très fréquent -* Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Pneumopathie interstitielle diffuse / pneumopathie inflammatoire Fréquent Peu fréquent Affections gastro-intestinales Diarrhée Très fréquent Fréquent Vomissements Très fréquent Peu fréquent Constipation Très fréquent Peu fréquent Nausées Très fréquent Peu fréquent Stomatite6) Fréquent Peu fréquent Affections hépatobiliaires Augmentation des ASAT Très fréquent Fréquent Augmentation des ALAT Très fréquent Fréquent Augmentation de la bilirubinémie7) Très fréquent Fréquent Augmentation de la phosphatase alcaline Très fréquent Peu fréquent Lésion hépatique d’origine médicamenteuse8) Peu fréquent Peu fréquent Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Eruption cutanée9) Très fréquent Fréquent Photosensibilité Fréquent Peu fréquent Classe de système d’organes Effets Indésirables (MedDRA) Alecensa N=533 Catégorie de fréquences (tout grade) Catégorie de fréquences (grades 3-4) Affections musculo- squelettiques et systémiques
Myalgie10) Très fréquent Peu fréquent Augmentation du taux sanguin de créatine phosphokinase Très fréquent Fréquent Affections du rein et des voies urinaires
Augmentation de la créatininémie Très fréquent Peu fréquent** Lésion rénale aiguë Fréquent Peu fréquent** Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Œdème 11) Très fréquent Peu fréquent Investigations Augmentation du poids Très fréquent Peu fréquent Troubles du métabolisme et de la nutrition
Hyperuricémie12) Fréquent -* *Aucun effet indésirable de grade 3-4 n’a été observé. **Comprend un événement de grade 5 (observé dans le CBNPC avancé). 1) comprend des cas d’anémie, de diminution de l’hémoglobine et d’anémie normochrome normocytaire. 2) des cas rapportés dans l’étude BO40336 (N = 128). 3) comprend des cas de dysgueusie, d’hypogueusie et de trouble du goût. 4) comprend des cas de vision trouble, d’atteinte visuelle, de corps flottants vitréens, de diminution de l’acuité visuelle, d’asthénopie, de diplopie, de photophobie et de photopsie. 5) comprend des cas de bradycardie et de bradycardie sinusale. 6) comprend des cas de stomatite et d’ulcération buccale. 7) comprend des cas d’augmentation du taux sanguin de bilirubine, d’hyperbilirubinémie, d’augmentation du taux sanguin de bilirubine conjuguée et d’augmentation du taux sanguin de bilirubine non conjuguée. 8) comprend deux patients avec une lésion hépatique d’origine médicamenteuse selon le terme MedDRA ainsi qu’un patient avec une augmentation des ALAT et ASAT de Grade 4 qui a une lésion hépatique d’origine médicamenteuse documentée par une biopsie hépatique. 9) comprend des cas d’éruption cutanée, d’éruption cutanée maculopapuleuse, de dermatite, de dermatite acnéiforme, d’érythème, d’éruption cutanée papuleuse, d’éruption cutanée prurigineuse, d’éruption cutanée maculeuse, d’éruption cutanée exfoliative et d’éruption érythémateuse. 10) comprend des cas de myalgie, de douleur musculo-squelettique et d’arthralgie. 11) comprend des cas d’œdème périphérique, d’œdème, d’œdème généralisé, d’œdème palpébral , d’œdème périorbital, d’œdème facial, d’œdème localisé, de gonflement périphérique, de gonflement du visage, de gonflement de la lèvre, de gonflement, de gonflement articulaire et de gonflement de la paupière. 12) comprend des cas d’hyperuricémie et d’augmentation de l’acide urique sanguin.
Description d’effets indésirables spécifiques
Pneumopathie interstitielle diffuse Dans les essais cliniques, des cas de pneumopathie interstitielle diffuse sont survenus chez 1,7 % des patients traités par Alecensa, 0,4 % de ces cas étaient de grade 3 et des arrêts de traitement dûs à une pneumopathie interstielle diffuse sont survenus chez 1,1 % des patients, et chez 0,4 % des patients, l’événement a entraîné des modifications de la dose. Dans l’essai clinique de phase III BO28984, aucun cas de pneumopathie interstitielle diffuse de Grade 3 ou 4 n’a été observé chez les patients traités par Alecensa versus 2,0 % des patients traités par le crizotinib. Il n’y a eu aucun cas de pneumopathie interstitielle diffuse d’issue fatale dans aucun des essais cliniques. Les patients doivent faire l’objet d’une surveillance des symptômes pulmonaires évocateurs d’une pneumopathie (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Hépatotoxicité Dans les essais cliniques, trois patients ont présenté une lésion hépatique d’origine médicamenteuse documentée (dont deux patients pour lesquels l’effet indésirable rapporté était une lésion hépatique d’origine médicamenteuse et un patient présentant une augmentation des ASAT et ALAT de grade 4 dont l’analyse de la biopsie hépatique a conclu à une lésion hépatique d’origine médicamenteuse). Des augmentations des taux d’ASAT et d’ALAT ont été rapportées respectivement chez 23,6 % et 20,5 % des patients traités par Alecensa dans les essais cliniques. La majorité de ces événements était de Grade 1 et 2, et des événements de Grade ≥ 3 ont été rapportés chez 3,0 % des patients pour une augmentation des taux d’ASAT et 3,2 % des patients pour une augmentation des taux d’ALAT. Les événements sont généralement survenus au cours des trois premiers mois de traitement, ils étaient le plus souvent transitoires et réversibles à l’interruption temporaire du traitement par Alecensa (rapporté chez 2,3 % et 3,6 % des patients, respectivement) ou à une réduction de la posologie (1,7 % et 1,5 %, respectivement). Des augmentations des taux d’ASAT et d’ALAT, chez 1,3 % et 1,5 % des patients respectivement, ont conduit à l’arrêt du traitement par Alecensa. Des augmentations des taux d’ALAT ou d’ASAT de Grade 3 ou 4 ont été observées chez 4,6 % et 5,3 % des patients traités par Alecensa versus 16,6 % et 10,6 % des patients traités par crizotinib dans l’essai clinique de phase III BO28984.
Une augmentation du taux de bilirubine a été rapportée chez 25,9 % des patients traités par Alecensa dans les essais cliniques. La majorité des événements était d’intensité de Grade 1 et 2 ; des événements de Grade ≥ 3 ont été rapportés chez 3,9 % des patients. Ces événements sont généralement survenus au cours des trois premiers mois de traitement, ils étaient le plus souvent transitoires et la plupart étaient réversibles après modification de la posologie. Chez 8,3 % des patients, l’augmentation du taux de bilirubine a conduit à des modifications de posologie et chez 2,1 % des patients, l’augmentation du taux de bilirubine a conduit à l’arrêt du traitement par Alecensa. Dans l’essai clinique de phase III BO28984, une augmentation du taux de bilirubine de Grade 3 ou 4 est survenue chez 5,9 % des patients traités par Alecensa versus aucun patient traité par le crizotinib.
Une augmentation concomitante des ALAT ou ASAT supérieures ou égales à trois fois la LSN et de la bilirubine totale supérieure ou égale à deux fois la LSN, avec des phosphatases alcalines normales, a été rapportée chez un patient (0,2 %) traité dans les essais cliniques avec Alecensa.
Les patients doivent faire l’objet d’une surveillance de la fonction hépatique y compris les ALAT, ASAT et la bilirubine totale tel que décrit en rubrique 4.4 et doivent être pris en charge tel que recommandé en rubrique 4.2.
Bradycardie Des cas de bradycardie (11,3 %) de Grade 1 ou 2 ont été rapportés chez des patients traités par Alecensa au cours d’essais cliniques. Aucun patient n’a présenté d’événements de Grade ≥ 3. Cent- deux des 521 patients (19,6 %) traités par Alecensa, pour lesquels des ECG en série étaient disponibles, ont eu des valeurs de fréquence cardiaque post-dose inférieures à 50 battements par minute (bpm). Dans l’essai clinique de phase III BO28984, 12,4 % des patients traités par Alecensa ont eu des valeurs de fréquence cardiaque inférieures à 50 bpm versus 17,6 % des patients traités par le crizotinib. Les patients développant une bradycardie symptomatique doivent être pris en charge tel que recommandé en rubriques 4.2 et 4.4. Aucun cas de bradycardie n’a entrainé l’arrêt du traitement par Alecensa.
Myalgie sévère et augmentation des CPK Des cas de myalgie (35,3 %) comprenant des événements de myalgie (24,2 %), d’arthralgie (16,3 %) et des douleurs musculo-squelettiques (0,8 %) ont été rapportés chez des patients traités par Alecensa au cours des essais cliniques. La majorité des événements était de Grade 1 ou 2 et cinq patients (0,9 %) ont présenté un événement de Grade 3. Compte-tenu de ces effets indésirables, des modifications de la posologie du traitement par Alecensa ont été nécessaires pour neuf patients (1,7 %). Alecensa n’a pas été arrêté en raison de ces événements de myalgie. Une augmentation des CPK a été rapportée chez 56,2 % des 491 patients des essais cliniques pour lesquels des données biologiques sur les CPK étaient disponibles avec Alecensa. L’incidence d’une augmentation des CPK de Grade ≥ 3 était de 5,5 %. Le délai médian de survenue de l’augmentation des CPK de Grade ≥ 3 était de 15 jours dans les essais. Des modifications de dose suite à une augmentation des CPK ont été faites chez 5,4 % des patients ; aucun arrêt de traitement par Alecensa n’est survenu suite à des élévations des CPK. Dans l’essai clinique BO28984, une arthralgie sévère a été rapportée chez un patient (0,7 %) dans le bras alectinib et chez deux patients (1,3 %) dans le bras crizotinib. Une augmentation des CPK de Grade ≥ 3 a été rapportée chez 3,3 % des patients traités par Alecensa et 4,6 % des patients traités par crizotinib.
Anémie hémolytique Une anémie hémolytique a été observée chez 3,1 % des patients traités par Alecensa au cours des essais cliniques. Ces cas étaient de grade 1 ou 2 (non graves) et n’ont pas conduit à l’arrêt du traitement (voir rubriques 4.2 et 4.4).
Effets gastro-intestinaux Des constipations (39,6 %), des diarrhées (18,8 %), des nausées (17,6 %), et des vomissements (12,4 %) étaient les effets gastro-intestinaux (GI) les plus fréquemment rapportés. La plupart de ces événements était de sévérité faible ou modérée ; des événements de Grade 3 ont été rapportés pour les diarrhées (1,1 %), les nausées (0,4 %), les constipations (0,4 %) et les vomissements (0,2 %). Ces événements n’ont pas conduit à l’arrêt du traitement par Alecensa. Le délai médian de survenue des événements de constipations, nausées, diarrhées et/ou vomissements dans les essais cliniques était de 21 jours. La fréquence de ces effets a diminué après le premier mois de traitement. Dans l’essai clinique de phase III BO28984, des événements de Grade 3 et 4 pour les nausées et constipations ont chacun été rapportés chez un patient (0,7 %), tandis que des diarrhées ont été rapportées chez 2 patients (1,3 %) dans le bras alectinib ; l’incidence des événements de Grade 3 et 4 pour les nausées, vomissements et diarrhées était respectivement de 3,3 %, 3,3 % et 2,0 % dans le bras crizotinib.
Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.
Surdosage
En cas de surdosage, les patients doivent être étroitement surveillés et des soins symptomatiques généraux instaurés. Il n’existe aucun antidote spécifique en cas de surdosage à Alecensa.