Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple SPIRONOLACTONE ARROW 25 mg, comprimé pelliculé sécable) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 6 août 2026.
Indications
Chez l’adulte et l’enfant
Traitement de l'hyperaldostéronisme primaire.
Hyperaldostéronisme réactionnel à un traitement diurétique efficace.
Hypertension artérielle essentielle.
Etats œdémateux pouvant s'accompagner d'un hyperaldostéronisme secondaire :
• œdème et ascite de l'insuffisance cardiaque,
• syndrome néphrotique,
• ascite cirrhotique.
Thérapeutique adjuvante de la myasthénie : dans cette indication, la spironolactone est une médication permettant de maintenir le capital potassique et de diminuer les besoins exagérés de potassium.
Chez l'adulte seulement
• Traitement de l'insuffisance cardiaque stade III ou IV selon la classification de la NYHA (fraction d'éjection systolique ≤ 35 %), en association avec un traitement comprenant un diurétique de l'anse, un inhibiteur de l'enzyme de conversion, et un digitalique dans la majorité des cas.
Le traitement par la spironolactone 25 mg au long cours associé au traitement de fond ci-dessus a significativement amélioré la survie dans l'étude Rales (voir rubrique 5.1).
• La spironolactone est indiquée dans le traitement de l’hirsutisme, seule ou en association avec d’autres médicaments.
Contre-indications
Ce médicament ne doit jamais être utilisé en cas de :
• hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;
• insuffisance rénale sévère ou aiguë notamment : anurie, dysfonctionnement rénal à évolution rapide ;
• insuffisance rénale modérée chez l’enfant ;
• maladie d’Addison ;
• hyperkaliémie ;
• stade terminal de l'insuffisance hépatique ;
• association à d'autres diurétiques épargneurs de potassium (seuls ou associés) tels que : amiloride, canrénoate de potassium, éplérénone, triamtérène sauf s’il existe une hypokaliémie (voir rubrique 4.5) ;
• association au mitotane (voir rubrique 4.5).
Ce médicament est généralement déconseillé :
• chez le cirrhotique quand la natrémie est inférieure à 125 mmol/L ;
• chez les sujets susceptibles de présenter une acidose.
Grossesse Prudence
Données limitées et risque d'altération de la croissance intra-utérine (réduction de la perfusion placentaire) : la spironolactone ne doit pas être utilisée pendant la grossesse sauf si le bénéfice potentiel justifie le risque.
Confirmé par les sources française et américaine.
La spironolactone ne doit pas être utilisée pendant la grossesse, sauf si le bénéfice potentiel justifie le risque potentiel.
Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).
Allaitement Déconseillé
⚠ Divergence FR/US — La canrénone passe dans le lait : la spironolactone ne doit pas être utilisée pendant l'allaitement ; il faut choisir entre interrompre l'allaitement et interrompre ou s'abstenir du traitement.
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
La spironolactone ne doit pas être utilisée pendant l’allaitement.
Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.
Mises en garde et précautions d'emploi
Hyperkaliémie
L'utilisation concomitante de médicaments connus pour provoquer une hyperkaliémie avec la spironolactone peut entraîner une hyperkaliémie sévère.
Toute prescription d'un médicament agissant sur le système rénine-angiotensine-aldostérone est susceptible de provoquer une hyperkaliémie. Ce risque, potentiellement mortel, est majoré chez les sujets âgés, les insuffisants rénaux et les diabétiques, et/ou en cas d'association de plusieurs médicaments hyperkaliémiants, et/ou lors de la survenue d'évènements intercurrents (voir également rubrique 4.5).
Avant d'envisager une association de plusieurs médicaments bloquant le système rénine-angiotensine-aldostérone, il faut évaluer soigneusement le rapport bénéfice/risque et l'existence d'alternatives éventuelles.
Les principaux facteurs de risque d'hyperkaliémie à prendre en considération sont :
• diabète, altération de la fonction rénale, âge (> 70 ans), autres affections connues à l’origine d’hyperkaliémie ;
• association avec un ou plusieurs autres médicaments bloquant le système rénine-angiotensine-aldostérone et/ou d'autres médicaments hyperkaliémiants et/ou de suppléments potassiques. Certains médicaments ou classes thérapeutiques sont en effet susceptibles de favoriser la survenue d'une hyperkaliémie : sels de potassium, diurétiques hyperkaliémiants, inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC), antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II (ARA II), anti-inflammatoires non stéroïdiens (y compris inhibiteurs sélectifs de la COX 2), héparines (de bas poids moléculaires ou non fractionnées), immunosuppresseurs comme la ciclosporine ou le tacrolimus, le triméthoprime ;
• événements intercurrents, en particulier : déshydratation, décompensation cardiaque aiguë, acidose métabolique, altération de la fonction rénale, altération importante et soudaine de l'état général (par exemple lors de maladies infectieuses), souffrance et lyse cellulaire (par exemple : ischémie aiguë d'un membre, rhabdomyolyse, traumatismes étendus).
Le suivi des patients, et notamment des patients à risque, devra comporter un ionogramme sanguin, avec en particulier un contrôle de la kaliémie, de la natrémie, et de la fonction rénale :
• avant l'instauration du traitement puis une semaine à 15 jours après ;
• de même (avant et après) chaque augmentation de dose ou modification de traitement.
Puis en traitement d'entretien, les contrôles devront être réalisés régulièrement OU lors de la survenue d'un événement intercurrent.
Un bilan hépatique est indispensable chez les malades graves.
Fonction rénale
La valeur de la créatininémie peut être faussement rassurante quant à la fonction rénale ; celle-ci peut être mieux évaluée par un ionogramme ou une formule comme celle de Cockroft qui tient compte de l'âge, du poids et du sexe :
Clcr = (140 - âge) x poids/0,814 x créatininémie
• avec l'âge exprimé en années ;
• le poids en kg ;
• la créatininémie en micromol/L.
Cette formule est valable pour les sujets de sexe masculin, et doit être corrigée pour les femmes en multipliant le résultat par 0,85.
Diurétiques de l'anse
En cas d'insuffisance cardiaque sévère traitée par un IEC, l'administration de spironolactone ne peut être envisagée qu'en cas de traitement concomitant par un diurétique de l'anse, à dose suffisante. En cas de diminution de la dose de diurétique sous traitement par la spironolactone, la kaliémie sera surveillée de façon plus stricte.
Insuffisance cardiaque à fonction systolique préservée
Il n'existe pas actuellement de données permettant d'établir le bénéfice d'un traitement par spironolactone en cas d'insuffisance cardiaque à fonction systolique préservée.
La surveillance de l'ionogramme sanguin (en particulier la kaliémie) et urinaire, un bilan rénal et hépatique sont indispensables chez les malades graves. Cette surveillance est justifiée chez tous les patients en cas de traitement simultané par un diurétique puissant.
Hirsutisme
La sécurité de la spironolactone dans le traitement de l’hirsutisme n’a pas été établie par des essais cliniques récents à long terme ni des études récentes épidémiologiques au-delà de 12 mois (voir rubrique 4.2).
Troubles du cycle menstruel
Chez les patientes présentant des troubles du cycle menstruel, une contraception orale peut être ajoutée au traitement par spironolactone ou la dose peut être réduite afin de limiter ou d’arrêter les saignements afin d’obtenir des cycles menstruels réguliers (voir rubrique 4.2).
Hypotension et altération de la fonction rénale
Une diurèse excessive peut entraîner une déshydratation symptomatique, une hypotension et une altération de la fonction rénale, en particulier chez les patients présentant une déplétion de sel ou chez ceux qui prennent des inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine et des antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II. Une aggravation de la fonction rénale peut également se produire en cas d’utilisation concomitante de médicaments néphrotoxiques (par exemple, aminosides, cisplatine et AINS). Une surveillance périodique de l’état volumétrique et de la fonction rénale doit être mise en place ou est à conseiller.
Anomalies électrolytiques et métaboliques
La spironolactone peut provoquer une hyponatrémie, une hypomagnésémie, une hypocalcémie, une alcalose hypochlorémique et une hyperglycémie. Une hyperuricémie asymptomatique peut se produire et, rarement, la goutte est précipitée. Une surveillance périodique des électrolytes sériques, de l’acide urique et de la glycémie doit être mise en place ou est à conseiller.
Sujets très âgés (> 75 ans)
La tolérance de la spironolactone n'ayant pas été étudiée chez le sujet très âgé présentant une insuffisance cardiaque, la spironolactone devra être utilisée avec précaution chez ce type de patients, en raison de la détérioration physiologique de la fonction rénale.
En cas de diabète, l'hyperglycémie favorise le risque d'hyperkaliémie.
L'attention des sportifs est attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles anti-dopage.
Excipients à effet notoire
Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé pelliculé sécable, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».
Interactions médicamenteuses
Certains médicaments ou classes thérapeutiques sont susceptibles de favoriser la survenue d'une hyperkaliémie : les sels de potassium, les diurétiques hyperkaliémiants, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion, les antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II, les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les héparines (de bas poids moléculaire ou non fractionnées), les immunosuppresseurs comme la ciclosporine ou le tacrolimus, le triméthoprime. L'association de ces médicaments majore le risque d'hyperkaliémie. Ce risque est particulièrement important avec les diurétiques épargneurs de potassium, notamment lorsqu'ils sont associés entre eux ou avec des sels de potassium, tandis que l'association d'un IEC et d'un AINS, par exemple, est à moindre risque dès l'instant que sont mises en œuvre les précautions recommandées.
Pour connaître les risques et les niveaux de contrainte spécifiques aux médicaments hyperkaliémiants, il convient de se reporter aux interactions propres à chaque substance. Certaines substances ne font pas l'objet d'interactions spécifiques au regard de ce risque. Néanmoins, ils peuvent agir comme facteurs favorisants lorsqu'ils sont associés à d'autres médicaments déjà mentionnés dans cette rubrique.
Outre les autres médicaments connus pour entraîner une hyperkaliémie, l’utilisation concomitante de triméthoprime/sulfaméthoxazole (co-trimoxazole) et la spironolactone peut entraîner une hyperkaliémie cliniquement significative.
Associations contre-indiquées
+ Autres diurétiques épargneurs de potassium (seuls ou associés) (amiloride, canrénoate de potassium, éplérénone, triamtérène)
Hyperkaliémie potentiellement létale notamment chez l'insuffisant rénal (addition des effets hyperkaliémiants).
Contre-indiquée sauf s’il existe une hypokaliémie.
+ Mitotane
La spironolactone peut réduire les concentrations plasmatiques de mitotane chez les patients présentant un carcinome corticosurrénalien traités par le mitotane et ne doit pas être utilisée simultanément au mitotane.
Risque de blocage de l’action du mitotane par la spironolactone.
Associations déconseillées
+ Abiratérone
La spironolactone se lie au récepteur des androgènes et peut augmenter les taux d’antigène prostatique spécifique (PSA) chez les patients atteints de cancer de la prostate traités par abiratérone.
L’utilisation avec l’abiratérone n’est pas recommandée.
+ Potassium
Pour une quantité de potassium > à 1 mmol/prise, hyperkaliémie potentiellement létale, notamment chez l’insuffisant rénal (addition des effets hyperkaliémiants).
Association déconseillée sauf en cas d’hypokaliémie.
+ Ciclosporine, tacrolimus
Hyperkaliémie potentiellement létale, surtout lors d’une insuffisance rénale (addition des effets hyperkaliémiants).
+ Antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II, inhibiteurs de l’enzyme de conversion (sauf pour la spironolactone à des doses comprises entre 12,5 mg et 50 mg/jour dans le traitement de l'insuffisance cardiaque ainsi qu’en cas d’hypokaliémie)
Risque d’hyperkaliémie (potentiellement létale) surtout lors d’une insuffisance rénale (addition des effets hyperkaliémiants).
Si l’association est justifiée, contrôle strict de la kaliémie et de la fonction rénale.
Associations faisant l'objet de précautions d’emploi
+ Lithium
La spironolactone réduit la clairance rénale du lithium, augmentant ainsi le risque de toxicité du lithium. Surveillez régulièrement les taux de lithium lorsque la spironolactone est coadministrée.
+ Anti-inflammatoires non stéroïdiens
Insuffisance rénale aiguë chez le patient à risque (âgé, déshydraté, sous diurétiques, avec une fonction rénale altérée) par diminution de la filtration glomérulaire, secondaire à une diminution de la synthèse des prostaglandines rénales. Ces effets sont généralement réversibles. Par ailleurs, réduction de l'effet antihypertenseur.
Hydrater le malade et surveiller la fonction rénale en début de traitement et régulièrement pendant l’association.
+ Acide acétylsalicylique (pour des doses anti-inflammatoires d'acide acétylsalicylique (≥ 1 g par prise et/ou ≥ 3 g par jour) ou pour des doses antalgiques ou antipyrétiques (≥ 500 mg par prise et/ou < 3 g par jour))
Insuffisance rénale aiguë chez le patient à risque (âgé, déshydraté, sous diurétique, avec une fonction rénale altérée) par diminution de la filtration glomérulaire, secondaire à une diminution de la synthèse des prostaglandines rénales. Par ailleurs, réduction de l'effet antihypertenseur.
Hydrater le malade et surveiller la fonction rénale en début de traitement et régulièrement pendant l’association.
+ Inhibiteurs de l'enzyme de conversion (avec la spironolactone à la posologie de 12,5 à 50 mg par jour, et avec des doses faibles d'IEC dans le traitement de l'insuffisance cardiaque de classe III ou IV (NYHA) avec fraction d'éjection < 35 % et préalablement traitée par l'association inhibiteur de l'enzyme de conversion + diurétique de l'anse)
Risque d'hyperkaliémie, potentiellement létale, en cas de non-respect des conditions de prescription de cette association.
Vérifier au préalable l'absence d'hyperkaliémie et d'insuffisance rénale. Surveillance biologique étroite de la kaliémie et de la créatininémie (1 fois par semaine pendant le premier mois, puis une fois par mois ensuite).
+ Produits de contraste iodés
En cas de déshydratation provoquée par les diurétiques, risque majoré d'insuffisance rénale fonctionnelle aiguë, en particulier lors d'utilisation de doses importantes de produits de contraste iodés.
Réhydratation avant administration du produit iodé.
+ Diurétiques hypokaliémiants
L'association rationnelle, utile pour certains patients, n'exclut pas la survenue d'hypokaliémie ou, en particulier chez l'insuffisant rénal et le diabétique, d'hyperkaliémie. Surveiller la kaliémie, éventuellement l'ECG, et s'il y a lieu, reconsidérer le traitement.
Associations à prendre en compte
+ Alpha-bloquants à visée urologique, antihypertenseurs alpha-bloquants
Majoration de l'effet hypotenseur. Risque d'hypotension orthostatique majoré.
+ Médicaments à l’origine d’une hypotension orthostatique (notamment dérivés nitrés, inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5, antidépresseurs imipraminiques, neuroleptiques phénothiaziniques, agonistes dopaminergiques, lévodopa)
Risque de majoration d’une hypotension, notamment orthostatique.
+ Autres hyperkaliémiants
Risque de majoration de l'hyperkaliémie, potentiellement létale.
+ Autres médicaments hyponatrémiants (diurétiques, desmopressine, antidépresseurs inhibant la recapture de la sérotonine, carbamazépine, oxcarbazépine)
Majoration du risque d’hyponatrémie.
Effets indésirables
Tumeurs bénignes, malignes et non spécifiées (y compris kystes et polypes) 1
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Tumeur bénigne du sein (homme)
Troubles du système sanguin et lymphatique 3
- Fréquence indéterminée
- Agranulocytose
- Leucopénie
- Thrombocytopénie
Troubles gastro-intestinaux 3
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Nausées
- vomissements
- Fréquence indéterminée
- Troubles gastro-intestinaux
Troubles généraux et anomalies au site d’administration 2
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Malaise
- Fréquence indéterminée
- Fatigue
Troubles hépatobiliaires 2
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Fonction hépatique anormale
- Fréquence indéterminée
- Hépatite
Troubles du métabolisme et de la nutrition 3
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Hyperkaliémie
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Déséquilibre électrolytique
- Fréquence indéterminée
- Hyponatrémie
Troubles psychiatriques 2
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Etat confusionnel
- Fréquence indéterminée
- Troubles de la libido
Troubles musculo-squelettiques et du tissu conjonctif 1
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Spasmes musculaires
Troubles du système nerveux 3
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Vertiges
- Fréquence indéterminée
- Maux de tête
- Somnolence
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 9
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Prurit
- Eruption cutanée
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Urticaire
- Fréquence indéterminée
- Syndrome de Stevens-Johnson (SJS)
- Nécrolyse épidermique toxique (NET)
- Réaction cutanée médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS)
- Pemphigoïde
- Alopécie
- Hypertrichose
Troubles rénaux et urinaires 1
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Insuffisance rénale aiguë
Affections des organes de reproduction et du sein 5
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Gynécomastie
- Douleurs mammaires (hommes)
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Troubles de la menstruation (par exemple, polyménorrhée, oligoménorrhée, aménorrhée, menstruation irrégulière)
- Douleurs mammaires (femmes)
- Fréquence indéterminée
- Dysfonctionnement érectile
Trouble vasculaire 1
- Fréquence indéterminée
- Hypotension
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit
Liste tabulée des effets indésirables
Les effets indésirables rapportés au cours des essais cliniques et après la commercialisation sont présentés dans le tableau ci-dessous, selon leur fréquence : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Classe de système d’organes
|
Très fréquent
≥ 1/10
|
Fréquent
≥ 1/100 à < 1/10
|
Peu fréquent
≥ 1/1 000 à < 1/100
|
Rare
≥ 1/10 000 à < 1/1 000
|
Très rare
< 1/10 000
|
Indéterminée (ne peut être estimée à partir des données disponibles)
Tumeurs bénignes, malignes et non spécifiées (y compris kystes et polypes)
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Tumeur bénigne du sein (homme)
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Troubles du système sanguin et lymphatique
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Agranulocytose
Leucopénie
Thrombocytopénie
Troubles gastro-intestinaux
|
|
Nausées, vomissements
|
|
|
|
Troubles gastro-intestinaux
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
|
|
Malaise
|
|
|
|
Fatigue
Troubles hépatobiliaires
|
|
|
Fonction hépatique anormale
|
|
|
Hépatite
Troubles du métabolisme et de la nutrition
|
Hyperkaliémie
|
|
Déséquilibre électrolytique
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|
Hyponatrémie
Troubles psychiatriques
|
|
Etat confusionnel
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|
|
|
Troubles de la libido
Troubles musculo-squelettiques et du tissu conjonctif
|
|
Spasmes musculaires
|
|
|
|
Troubles du système nerveux
|
|
Vertiges
|
|
|
|
Maux de tête
Somnolence
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
|
|
Prurit
Eruption cutanée
|
Urticaire
|
|
|
Syndrome de Stevens-Johnson (SJS)
Nécrolyse épidermique toxique (NET)
Réaction cutanée médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS)
Pemphigoïde
Alopécie
Hypertrichose
Troubles rénaux et urinaires
|
|
Insuffisance rénale aiguë
|
|
|
|
Affections des organes de reproduction et du sein
|
|
Gynécomastie*
Douleurs mammaires (hommes)
|
Troubles de la menstruation (par exemple, polyménorrhée, oligoménorrhée, aménorrhée, menstruation irrégulière)
Douleurs mammaires (femmes)
|
|
|
Dysfonctionnement érectile
Trouble vasculaire
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Hypotension
* La gynécomastie est généralement réversible à l’arrêt de la spironolactone, bien que dans de rares cas elle puisse persister.
Description de certains effets indésirables
Des troubles électrolytiques et une hyponatrémie peuvent être observés.
Sous spironolactone, le potassium sérique peut augmenter modérément. Une hyperkaliémie plus marquée a été rapportée chez les patients souffrant d’insuffisance rénale et chez les sujets recevant une supplémentation en potassium ou un inhibiteur de l’ECA. Bien que la grande majorité des cas d’hyperkaliémie soient asymptomatiques, ils doivent être rapidement corrigés. En cas d’hyperkaliémie, le traitement par spironolactone sera ajusté ou arrêté en cas de traitement d’une insuffisance cardiaque de stade III ou IV de la NYHA (voir rubriques 4.2, 4.4 et 4.5).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.
Surdosage
Symptômes
Somnolence, nausées et vomissements, diarrhée.
Les cas d'hyponatrémie ou d'hyperkaliémie sont rares.
Traitement
• Procéder à un lavage gastrique.
• Corriger les éventuelles variations des électrolytes.