Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple GLIMEPIRIDE BGR 4 mg, comprimé) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 4 juin 2026.
Indications
Ce médicament est indiqué dans le diabète sucré (de type 2), lorsque le régime alimentaire, l'exercice physique et la réduction pondérale seuls ne sont pas suffisants pour rétablir l’équilibre glycémique.
Contre-indications
GLIMEPIRIDE BGR ne doit pas être pris dans les cas suivants :
• hypersensibilité au glimépiride, aux autres sulfonylurées, aux sulfamides ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;
• diabète de type I ;
• coma diabétique ;
• acido‑cétose ;
• insuffisance rénale ou hépatique sévère : dans ces situations, il est recommandé de recourir à l’insuline.
Grossesse Données insuffisantes
⚠ Divergence FR/US — La rubrique grossesse fournie est vide : les textes ne permettent pas de conclure.
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).
Allaitement Déconseillé
⚠ Divergence FR/US — En raison du risque d'hypoglycémie néonatale (passage des sulfonylurées dans le lait), l'allaitement est déconseillé pendant le traitement.
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
Etant donné que d'autres sulfonylurées sont excrétées dans le lait maternel et compte tenu du risque d'hypoglycémie néonatale, l'allaitement est déconseillé en cas de traitement par ce médicament.
Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.
Mises en garde et précautions d'emploi
GLIMEPIRIDE BGR doit être pris peu de temps avant ou pendant un repas.
En cas de repas pris à intervalles irréguliers, et tout particulièrement en cas de saut d’un repas, le traitement par GLIMEPIRIDE BGR peut entraîner une hypoglycémie. Les symptômes possibles d'une hypoglycémie sont : céphalées, faim intense, nausées, vomissements, lassitude, somnolence, troubles du sommeil, agitation, agressivité, diminution de la concentration, de la vigilance et des réactions, dépression, confusion, troubles visuels et de la parole, aphasie, tremblements, parésie, troubles sensoriels, vertiges, sensation de faiblesse, perte de maîtrise de soi, délire, convulsions, somnolence et perte de connaissance pouvant aller jusqu'au coma, respiration superficielle et bradycardie.
De plus, des signes de contre-régulation adrénergique peuvent être observés : hypersudation, peau moite, anxiété, tachycardie, hypertension, palpitations, angine de poitrine et arythmies cardiaques.
Le tableau clinique d'un malaise hypoglycémique sévère peut ressembler à un accident vasculaire cérébral.
Les symptômes disparaissent en général après absorption d’hydrates de carbone (sucre).
Par contre, les édulcorants artificiels n'ont aucun effet. L’expérience avec les autres sulfonylurées montre que, malgré des mesures initialement efficaces, une hypoglycémie peut récidiver.
En cas d'hypoglycémie sévère ou prolongée, même si elle est temporairement contrôlée par une absorption de sucre, un traitement médical immédiat voire une hospitalisation peuvent s’imposer.
Facteurs favorisant l'hypoglycémie :
• refus ou (plus particulièrement chez les patients âgés) incapacité du patient à coopérer ;
• malnutrition, horaire irrégulier des repas, saut de repas, ou périodes de jeûne ;
• modification du régime ;
• déséquilibre entre exercice physique et prise d’hydrates de carbone ;
• consommation d'alcool, particulièrement en l’absence de repas ;insuffisance rénale ;
• insuffisance hépatique sévère ;
• surdosage en GLIMEPIRIDE BGR ;
• certains désordres non compensés du système endocrinien affectant le métabolisme des hydrates de carbone ou la contre-régulation de l'hypoglycémie (certains troubles de la fonction thyroïdienne, insuffisances hypophysaire ou surrénalienne ;
• administration concomitante de certains autres médicaments (voir rubrique 4.5).
Le traitement par GLIMEPIRIDE BGR nécessite des dosages réguliers du glucose sanguin et urinaire. De plus, le dosage du taux d'hémoglobine glycosylée est recommandé.
Un contrôle régulier de la numération sanguine (en particulier leucocytes et plaquettes) et de la fonction hépatique est nécessaire pendant le traitement par GLIMEPIRIDE BGR. Dans des situations de stress (accidents, opérations graves, infections avec fièvre, etc ), un passage temporaire à l'insuline peut être indiqué.
Aucune expérience n'est disponible concernant l'utilisation de glimépiride chez des patients ayant une insuffisance hépatique sévère et chez des patients dialysés. Chez les patients en insuffisance rénale ou hépatique sévère, un passage à l'insuline est recommandé.
Le traitement par un médicament de la classe des sulfonylurées peut entraîner une anémie hémolytique chez les patients porteurs d’un déficit enzymatique en glucose‑6‑phosphate déshydrogénase (G6PD). Le glimépiride appartenant à cette classe des précautions doivent être prises chez les patients déficients en G6PD et un traitement appartenant à une classe thérapeutique autre que les sulfonylurées doit être envisagé.
Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».
Interactions médicamenteuses
La prise simultanée de GLIMEPIRIDE BGR avec d’autres médicaments peut entraîner une augmentation ou une diminution non souhaitée de l'effet hypoglycémiant du glimépiride.
Pour cette raison, la prise de tout autre médicament ne doit se faire qu’en accord (ou sur prescription) d'un médecin.
Le glimépiride est métabolisé par le cytochrome P450 2C9 (CYP2C9). Son métabolisme est modifié en cas d’association avec des inducteurs du CYP2C9 (ex. rifampicine) ou des inhibiteurs (ex. fluconazole).
D’après les résultats d'une étude d’interaction in vivo publiée, l’aire sous la courbe (AUC) du glimépiride est environ doublée en présence de fluconazole, l’un des plus puissants inhibiteurs du CYP2C9.
D’après l’expérience connue avec le glimépiride et les sulfonylurées, les interactions suivantes doivent être mentionnées :
Potentialisation de l'effet hypoglycémiant et dans ce cas, une hypoglycémie peut survenir lorsqu’un des traitements suivants est pris :
• phénylbutazone, azapropazone et oxyphenbutazone ;
• insuline et antidiabétiques oraux, tels que la metformine ;
• salicylés et acide para‑amino salicylique ;
• stéroïdes anabolisants et hormones sexuelles mâles ;
• chloramphénicol, certains sulfamides à durée d’action prolongée, tétracyclines, antibiotiques de la famille des quinolones et clarithromycine ;
• anticoagulants coumariniques ;
• disopyramide ;
• fenfluramine ;
• fibrates ;
• inhibiteurs de l’enzyme de conversion ;
• fluoxétine, IMAO ;
• allopurinol, probénécide, sulfinpyrazone ;
• sympatholytiques ;
• cyclophosphamide, trophosphamide et iphosphamides ;
• miconazole, fluconazole ;
• pentoxifylline (à forte dose par voie parentérale) ;
• tritoqualine.
Diminution de l'effet hypoglycémiant et dans ce cas, une hyperglycémie peut survenir lorsqu’un des traitements suivants est pris :
• œstrogènes et progestatifs ;
• salidiurétiques et diurétiques thiazidiques ;
• thyréomimétiques, glucocorticoïdes ;
• dérivés de la phénothiazine, chlorpromazine ;
• adrénaline et sympathicomimétiques ;
• acide nicotinique (forte posologie) et dérivés de l'acide nicotinique ;
• laxatifs (usage à long terme) ;
• phénytoïne, diazoxide ;
• glucagon, barbituriques et rifampicine ;
• acétazolamide.
Potentialisation ou diminution de l'effet hypoglycémiant :
• les antagonistes des récepteurs H2, les bêta‑bloquants, la clonidine et la réserpine peuvent provoquer une potentialisation ou une diminution de l’effet hypoglycémiant ;
• sous l’influence des médicaments sympatholytiques tels que béta-bloquants, clonidine, guanéthidine et réserpine, les signes de contre-régulation adrénergique à l’hypoglycémie peuvent être diminués ou absents ;
• la prise d’alcool peut exacerber ou atténuer l'effet hypoglycémiant du glimépiride de façon imprévisible.
Le glimépiride peut exacerber ou atténuer les effets des anticoagulants coumariniques.
Le colesevelam se lie au glimépiride et réduit son absorption par le tractus gastro‑intestinal. Aucune interaction n’a été observée lorsque le glimépiride a été pris au moins 4 heures avant le colesevelam. Par conséquent, le glimépiride doit être administré au moins 4 heures avant le colesevelam.
Effets indésirables
Atteintes hématologiques 9
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- thrombocytopénie
- leucopénie
- neutropénie
- agranulocytose
- érythrocytopénie
- anémie hémolytique
- pancytopénie
- Fréquence indéterminée
- thrombocytopénie sévère grave
- purpura thrombocytopénique
Atteintes du système immunitaire 3
- Très rare (< 1/10 000)
- angéite leucocytoclasique
- réactions modérées d'hypersensibilité pouvant évoluer vers des réactions plus graves grave
- Fréquence indéterminée
- allergie croisée avec les sulfonylurées, les sulfamides et leurs dérivés
Troubles métaboliques et nutritionnels 1
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- hypoglycémies grave
Troubles visuels 1
- Fréquence indéterminée
- troubles visuels transitoires — surtout en début de traitement
Troubles gastro-intestinaux 7
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Dysgueusie
- Très rare (< 1/10 000)
- nausées
- vomissements
- diarrhée
- distension abdominale
- inconfort abdominal
- douleurs abdominales
Troubles hépato‑biliaires 5
- Très rare (< 1/10 000)
- atteinte de la fonction hépatique
- cholestase
- ictère
- hépatite pouvant évoluer vers l’insuffisance hépatique
- Fréquence indéterminée
- élévation des enzymes hépatiques
Atteintes cutanées 6
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Alopécie
- Fréquence indéterminée
- réactions d’hypersensibilité
- prurit
- urticaire
- éruptions cutanées
- photosensibilité
Investigations 2
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Prise de poids
- Très rare (< 1/10 000)
- hyponatrémie
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit
Les effets indésirables suivants, rapportés lors des études cliniques et basés sur les données disponibles avec le glimépiride et les autres sulfonylurées, sont listés ci‑dessous par classe de système d’organes et suivant un ordre décroissant de fréquence (très fréquent : ≥ 1/10 ; fréquent : ≥ 1/100 à < 1/10 ; peu fréquent : ≥ 1/1 000 à < 1/100 ; rare : ≥ 1/10 000 à < 1/1 000 ; très rare : < 1/10 000 ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Atteintes hématologiques
Rare : thrombocytopénie, leucopénie, neutropénie, agranulocytose, érythrocytopénie, anémie hémolytique et pancytopénie ; en général réversibles à l'arrêt du traitement.
Fréquence indéterminée : thrombocytopénie sévère (nombre de plaquettes < à 10 000/mm3 ou 10 giga/l) et purpura thrombocytopénique.
Atteintes du système immunitaire
Très rare : angéite leucocytoclasique, réactions modérées d'hypersensibilité pouvant évoluer vers des réactions plus graves avec dyspnée, chute tensionnelle voire choc.
Fréquence indéterminée : une allergie croisée avec les sulfonylurées, les sulfamides et leurs dérivés est possible.
Troubles métaboliques et nutritionnels
Rare : hypoglycémies.
Ces hypoglycémies apparaissent le plus souvent d’emblée, pouvant être sévères et parfois difficiles à corriger. La survenue de ces hypoglycémies dépend, comme pour tout traitement hypoglycémiant, de facteurs individuels comme les habitudes alimentaires et de la dose de l’hypoglycémiant (voir rubrique 4.4).
Troubles visuels
Fréquence indéterminée : les modifications glycémiques peuvent entraîner, surtout en début de traitement, des troubles visuels transitoires.
Troubles gastro-intestinaux
Très rare : nausées, vomissements, diarrhée, distension abdominale, inconfort abdominal et douleurs abdominales pouvant exceptionnellement conduire à l'arrêt du traitement.
Rare : Dysgueusie.
Troubles hépato‑biliaires
Fréquence indéterminée : élévation des enzymes hépatiques.
Très rare : atteinte de la fonction hépatique (avec par exemple cholestase et ictère), voire hépatite pouvant évoluer vers l’insuffisance hépatique.
Atteintes cutanées
Fréquence indéterminée : des réactions d’hypersensibilité (prurit, urticaire, éruptions cutanées et photosensibilité) peuvent survenir.
Rare : Alopécie.
Investigations
Très rare : hyponatrémie.
Rare : Prise de poids.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr
Surdosage
Symptômes
Un surdosage conduit à une hypoglycémie pouvant durer de 12 à 72 h et récidiver après récupération. Les symptômes peuvent survenir jusqu'à 24 heures après l'ingestion. En général, une surveillance en milieu hospitalier est recommandée.
Des nausées, des vomissements ainsi que des douleurs épigastriques peuvent survenir.
L'hypoglycémie peut généralement s'accompagner de symptômes neurologiques tels qu’agitation, tremblements, troubles visuels, problèmes de coordination, somnolence, coma et convulsions.
Un surdosage aigu ainsi qu'un traitement à long terme avec une dose trop élevée de glimépiride peuvent entraîner une hypoglycémie grave mettant en jeu le pronostic vital.
Conduite à tenir
Dès qu'un surdosage de GLIMEPIRIDE BGR est découvert, un médecin doit être prévenu sans tarder. Le patient doit immédiatement prendre du sucre, si possible, sous forme de glucose, à moins qu'un médecin n'ait déjà pris en charge le traitement du surdosage. Une surveillance attentive est nécessaire jusqu'à ce que le médecin s’assure que le patient est hors de danger. Il faut se rappeler que l'hypoglycémie peut réapparaître après la récupération initiale.
En cas d'épisode léger d'hypoglycémie, le traitement initial consiste à administrer du glucose par voie orale. Les réactions hypoglycémiques sévères nécessitent un traitement immédiat.
Les surdosages importants de GLIMEPIRIDE BGR et les réactions sévères avec des signes tels qu’une perte de conscience ou d’autres troubles neurologiques graves sont des urgences médicales et nécessitent un traitement immédiat. L’admission à l’hôpital dans un service de soins intensifs est indiquée. Dans le cas où d’importantes quantités de GLIMEPIRIDE BGR seraient ingérées, un lavage gastrique est indiqué dans l’heure suivant l’ingestion, suivi de charbon actif, de sulfate de sodium et d’octréotide.
Commencer l’administration de glucose dès que possible, si nécessaire, par une injection intra-veineuse en bolus de 50 ml d'une solution à 50 %, suivie d'une solution à 10 % en perfusion sous contrôle strict de la glycémie pendant au moins 24 heures. Alternativement, chez les adultes, l’administration de glucagon peut être envisagée. Poursuivre par un traitement symptomatique.
Dans les cas sévères avec une évolution prolongée, l’hypoglycémie, ou le risque de rechuter en hypoglycémie, peut persister pendant plusieurs jours.
Lors du traitement d'une hypoglycémie due à une ingestion accidentelle de GLIMEPIRIDE BGR chez les nourrissons et les jeunes enfants, la quantité de glucose ingérée doit être soigneusement recherchée et dosée afin d'éviter la survenue d’une hyperglycémie dangereuse pour l’enfant. Une surveillance étroite de la glycémie doit être effectuée.