Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple AFINITOR 2,5 mg, comprimé) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 20 novembre 2025.
Indications
Transplantations rénale et cardiaque
CERTICAN est indiqué pour la prévention du rejet d’organe chez les patients adultes présentant un risque immunologique faible à modéré recevant une allogreffe rénale ou cardiaque. En transplantation rénale et cardiaque, CERTICAN doit être utilisé en association avec de la ciclosporine sous forme de microémulsion et des corticoïdes.
Transplantation hépatique
CERTICAN est indiqué pour la prévention du rejet d’organe chez les patients adultes recevant une transplantation hépatique. En transplantation hépatique, CERTICAN doit être utilisé en association avec du tacrolimus et des corticoïdes.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active, aux autres dérivés de la rapamycine ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Grossesse Prudence
⚠ Divergence FR/US — Toxicité embryonnaire et fœtale chez l'animal : l'évérolimus n'est pas recommandé (déconseillé) pendant la grossesse ni chez la femme en âge de procréer sans contraception.
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
L’évérolimus n’est pas recommandé chez la femme enceinte et chez la femme en âge de procréer sans méthode contraceptive.
Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).
Allaitement Contre-indiqué
⚠ Divergence FR/US — Les femmes traitées ne doivent pas allaiter pendant le traitement et les 2 semaines suivant la dernière dose.
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
Par conséquent, les femmes traitées par l’évérolimus ne doivent pas allaiter pendant le traitement et pendant les 2 semaines qui suivent la prise de la dernière dose.
Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.
Mises en garde et précautions d'emploi
Conduite de l’immunosuppression
Lors des essais cliniques, CERTICAN a été administré en association avec de la ciclosporine sous forme de microémulsion, du basiliximab, ou avec du tacrolimus et des corticoïdes. L’association de CERTICAN avec d’autres médicaments immunosuppresseurs que ceux mentionnés ci-dessus n’a pas été suffisamment étudiée.
CERTICAN n’a pas été suffisamment étudié chez les patients à haut risque immunologique.
Association avec une induction par thymoglobuline
Des précautions strictes doivent être prises en cas d'utilisation d'une induction par thymoglobuline (globuline de lapin anti-thymocytes) associée à un protocole immunosuppresseur comprenant du CERTICAN, de la ciclosporine et des corticoïdes. Dans une étude clinique menée chez des patients transplantés cardiaques (Etude A2310, voir rubrique 5.1), une augmentation de l'incidence des infections graves, dont des infections à issue fatale, a été observée au cours des trois premiers mois suivant la transplantation dans le sous-groupe de patients ayant reçu une induction par thymoglobuline.
Infections opportunistes graves
Les patients traités par des immunosuppresseurs, y compris CERTICAN, présentent un risque accru de développer des infections opportunistes (infections bactériennes, fongiques, virales et parasitaires), dont la néphropathie associée au virus BK et la leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP) associée au virus JC. Ces infections sont souvent liées à un degré d’immunosuppression élevé et peuvent être à l’origine de complications graves ou fatales qui doivent être envisagées dans le diagnostic différentiel chez des patients immunodéprimés présentant une altération de la fonction rénale ou des symptômes neurologiques. Des infections à issue fatale et des septicémies ont été rapportées chez des patients traités par CERTICAN (voir rubrique 4.8).
Au cours des essais cliniques réalisés avec CERTICAN, un traitement prophylactique antibiotique de la pneumonie à Pneumocystis Jirovecii (carinii) et du Cytomégalovirus (CMV) était recommandé à la suite de la transplantation, en particulier chez les patients présentant un risque élevé d’infections opportunistes.
Insuffisance hépatique
Une surveillance étroite des concentrations résiduelles d’évérolimus dans le sang total (C0) et un ajustement de la dose de l’évérolimus sont recommandés chez les patients présentant une insuffisance hépatique (voir rubrique 4.2).
En raison de la demi-vie prolongée de l’évérolimus chez les patients insuffisants hépatiques (voir rubrique 5.2), un suivi des concentrations thérapeutiques de l’évérolimus doit être effectué après initiation du traitement ou ajustement de la dose et ce jusqu’à obtention de concentrations stables.
Interactions avec des substrats du CYP3A4 administrés par voie orale
Une attention particulière doit être portée lorsque CERTICAN est pris en association avec des substrats du CYP3A4 administrés par voie orale et ayant un index thérapeutique étroit en raison du risque d’interactions médicamenteuses. Si CERTICAN est pris avec des substrats du CYP3A4 administrés par voie orale et ayant un index thérapeutique étroit (par exemple pimozide, terfénadine, astémizole, cisapride, quinidine ou dérivés des alcaloïdes de l’ergot de seigle), le patient doit être surveillé afin de détecter la survenue d’effets indésirables décrits dans le résumé des caractéristiques du produit du substrat du CYP3A4 administré par voie orale (voir rubrique 4.5).
Interactions avec des inhibiteurs ou inducteurs puissants du CYP3A4 et/ou de la glycoprotéine P (PgP)
L’administration concomitante de CERTICAN avec des inhibiteurs puissants du CYP3A4 et/ou la pompe d’efflux glycoprotéine P (PgP) (par exemple, le kétoconazole, l’itraconazole, le voriconazole, la clarithromycine, la télithromycine, le ritonavir) peut augmenter les taux sanguins d’évérolimus et n’est pas recommandée, à moins que le bénéfice ne soit supérieur au risque.
L’administration concomitante de CERTICAN avec de puissants inducteurs du CYP3A4 et/ou de la PgP (par exemple la rifampicine, la rifabutine, la carbamazépine, la phénytoïne) n’est pas recommandée, sauf si le bénéfice est supérieur au risque.
Si l’administration concomitante d’inducteurs ou d’inhibiteurs du CYP3A4 et/ou de la PgP ne peut pas être évitée, il est recommandé que les concentrations résiduelles d’évérolimus dans le sang total et l’état clinique du patient soient surveillés pendant leur administration concomitante avec évérolimus et après leur arrêt. Des ajustements posologiques de l’évérolimus peuvent être nécessaires (voir rubrique 4.5).
Lymphomes et autres tumeurs malignes
Les patients recevant un traitement immunosuppresseur comportant plusieurs médicaments en association, y compris CERTICAN, présentent un risque accru de développer des lymphomes ou d’autres tumeurs malignes, notamment cutanées (voir rubrique 4.8). Le risque semble être davantage lié à la durée et à l’intensité de l’immunosuppression plutôt qu’à l’utilisation d’un médicament donné. Les patients doivent faire l’objet d’une surveillance régulière afin de déceler d’éventuels cancers cutanés. Il doit en outre leur être conseillé de limiter leur exposition au soleil et aux rayons UV et d’utiliser une crème solaire à indice de protection élevé.
Hyperlipidémie
Chez les patients transplantés, l’utilisation de CERTICAN avec de la ciclosporine sous forme de microémulsion ou du tacrolimus a été associée à une élévation du cholestérol et des triglycérides sériques pouvant nécessiter un traitement. Les patients traités par CERTICAN doivent faire l’objet d’une surveillance afin de détecter une éventuelle hyperlipidémie. Si nécessaire, des mesures telles qu’un régime alimentaire et un traitement par des médicaments hypolipémiants devront être prises (voir rubrique 4.5). Avant toute instauration d’un traitement immunosuppresseur incluant CERTICAN, le rapport bénéfice-risque doit être considéré chez les patients présentant une hyperlipidémie établie. De la même manière, le rapport bénéfice-risque d’un maintien du traitement par CERTICAN doit être réévalué chez les patients présentant une hyperlipidémie réfractaire sévère. Les patients traités par un inhibiteur de l’HMG-CoA réductase et/ou un fibrate doivent être suivis quant à l’apparition possible d’une rhabdomyolyse et d’autres effets indésirables tels que ceux décrits dans le Résumé des Caractéristiques du Produit de ces médicaments (voir rubrique 4.5).
Angio-œdème
CERTICAN a été associé au développement d’angio-œdèmes. Dans la majorité des cas rapportés, les patients recevaient un traitement concomitant par un inhibiteur de l’enzyme de conversion (IEC).
Evérolimus et altération de la fonction rénale induite par les inhibiteurs de la calcineurine
Chez les patients transplantés rénaux et cardiaques, l’administration de CERTICAN en association avec des doses standard de ciclosporine augmente le risque d’altération de la fonction rénale. La diminution des doses de ciclosporine est requise lors de l’association avec CERTICAN afin de prévenir l’altération de la fonction rénale. Une adaptation appropriée du traitement immunosuppresseur, en particulier une réduction de la dose de ciclosporine, doit être envisagée chez les patients présentant des concentrations élevées de créatinine sérique.
Dans une étude chez des patients transplantés hépatiques, l’utilisation concomitante de CERTICAN et du tacrolimus à dose réduite n’a pas été associée à une dégradation de la fonction rénale comparativement au tacrolimus à dose standard sans CERTICAN associé. Une surveillance régulière de la fonction rénale est recommandée chez tous les patients. Des précautions particulières doivent être prises lors de l’association de CERTICAN avec des médicaments connus pour leur effet délétère sur la fonction rénale.
Protéinurie
L’administration de CERTICAN en association avec un inhibiteur de la calcineurine chez des patients transplantés a été associée à une augmentation de la protéinurie. Le risque est majoré lorsque les concentrations sanguines de l’évérolimus sont élevées. Chez les patients transplantés rénaux recevant un traitement immunosuppresseur d’entretien comportant un inhibiteur de la calcineurine (ICN) et présentant une protéinurie légère, des cas d’aggravation de la protéinurie ont été rapportés lorsque l’ICN est remplacé par CERTICAN. Une réversibilité a été observée lors de l’arrêt de CERTICAN et de la réintroduction de l’ICN. La sécurité et l’efficacité de la conversion d’un ICN à CERTICAN n’ont pas été établies chez ces patients. Les patients recevant CERTICAN doivent être surveillés afin de détecter l’apparition d’une protéinurie.
Thrombose du greffon rénal
Un risque accru de thrombose artérielle et veineuse rénale pouvant entraîner la perte du greffon a été rapporté le plus souvent au cours des 30 premiers jours suivant la transplantation.
Complications de cicatrisation
Comme les autres inhibiteurs de mTOR, CERTICAN peut altérer la cicatrisation et augmenter la survenue de complications post-opératoires telles que déhiscence de la plaie, collections liquidiennes et infection de la plaie, pouvant nécessiter un geste chirurgical. Parmi ces complications, le lymphocèle est celle la plus fréquemment rapportée chez les patients transplantés rénaux et a tendance à être plus fréquente chez les patients ayant un indice de masse corporelle élevé. La fréquence des épanchements péricardique et pleural est augmentée chez les patients transplantés cardiaques et la fréquence des hernies incisionnelles est augmentée chez les patients transplantés hépatiques.
Microangiopathie thrombotique/ Purpura thrombopénique thrombotique/Syndrome hémolytique et urémique
L’administration concomitante de CERTICAN et d’un inhibiteur de la calcineurine (ICN) peut augmenter le risque de microangiopathie thrombotique, de purpura thrombopénique thrombotique ou de syndrome hémolytique et urémique induit par l’ICN.
Vaccinations
Les immunosuppresseurs peuvent modifier la réponse vaccinale. La vaccination au cours des traitements immunosuppresseurs, incluant l’évérolimus, peut s’avérer moins efficace. L’utilisation de vaccins vivants doit être évitée.
Pneumopathie interstitielle/ Pneumopathie non infectieuse
Un diagnostic de pneumopathie interstitielle doit être envisagé chez les patients présentant des symptômes évocateurs de pneumonie infectieuse mais non répondeurs au traitement antibiotique et chez lesquels les causes d’origine infectieuse, néoplasique et autres causes non médicamenteuses ont pu être écartées sur la base d’investigations appropriées. Des cas de pneumopathie interstitielle, généralement d’évolution favorable après l’arrêt du traitement, avec ou sans administration de glucocorticoïdes, ont été rapportés avec CERTICAN. Cependant, des cas à issue fatale ont également été rapportés (voir rubrique 4.8).
Diabète de novo
CERTICAN augmente le risque de développement d’un diabète après une transplantation. La glycémie doit être étroitement surveillée chez les patients traités par CERTICAN.
Infertilité masculine
Des cas d’azoospermie et d’oligospermie réversibles ont été décrits dans la littérature chez des patients traités par des inhibiteurs de mTOR. Les études de toxicologie préclinique ayant montré que l’évérolimus peut diminuer la spermatogenèse, l’infertilité masculine doit être prise en compte comme un risque potentiel lors d’un traitement au long cours par CERTICAN.
Risque d’intolérance aux excipients
CERTICAN sous forme de comprimé dispersible contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Interactions médicamenteuses
L’évérolimus est un substrat du CYP3A4 et un substrat et un inhibiteur modéré de la glycoprotéine P (PgP). Par conséquent, l’absorption puis l’élimination de l’évérolimus peuvent être influencées par les médicaments qui agissent sur le CYP3A4 et/ou la PgP. In vitro, l’évérolimus est un inhibiteur compétitif du CYP3A4 et un inhibiteur mixte du CYP2D6.
Les interactions connues et théoriques avec des inhibiteurs et des inducteurs sélectifs du CYP3A4 et de la PgP sont décrites dans le Tableau 2 ci-dessous.
Inhibiteurs du CYP3A4 et de la PgP susceptibles d’augmenter les concentrations d’évérolimus
Les inhibiteurs du CYP3A4 ou de la PgP peuvent augmenter les concentrations sanguines de l’évérolimus en diminuant le métabolisme ou l’efflux de l’évérolimus des cellules intestinales.
Inducteurs du CYP3A4 et de la PgP susceptibles de diminuer les concentrations d’évérolimus
Les substances qui sont des inducteurs du CYP3A4 et de la PgP peuvent diminuer les concentrations sanguines de l’évérolimus en augmentant le métabolisme de l’évérolimus ou l’efflux de l’évérolimus des cellules intestinales.
Tableau 2 Effets des autres substances actives sur l’évérolimus
Substances actives par interaction
Interaction – Modifications de AUC/Cmax de l’évérolimus Moyenne géométrique du rapport (intervalle des valeurs observées)
Recommandations pour l’administration concomitante
Inhibiteurs puissants DE CYP3A4/PgP Kétoconazole AUC ↑15,3 fois (intervalle 11,2-22,5) Cmax ↑4,1 fois (intervalle 2,6-7,0) L’administration concomitante d’Afinitor avec des inhibiteurs puissants n’est pas recommandée.
Itraconazole, posaconazole, voriconazole Non étudiée, une augmentation importante des concentrations de l’évérolimus est attendue.
Télithromycine, clarithromycine Néfazodone Ritonavir, atazanavir, saquinavir, darunavir, indinavir, nelfinavir
Inhibiteurs modérés DE CYP3A4/PgP Erythromycine AUC ↑4,4 fois (intervalle 2,0-12,6) Cmax ↑2.0 fois (intervalle 0,9-3,5) Utilisation avec précaution quand l’administration concomitante avec des inhibiteurs modérés du CYP3A4 ou de la PgP ne peut être évitée. Si l’administration concomitante avec un inhibiteur modéré du CYP3A4 ou de la PgP est requise, une réduction de dose à 5 mg par jour ou 2,5 mg par jour peut être envisagée. Toutefois, il n’y a pas de données cliniques suffisantes sur l’ajustement de dose. En raison de la variabilité entre les sujets, les ajustements de dose recommandés ne peuvent être optimaux pour tous les individus, une surveillance étroite des effets indésirables est donc recommandée (voir rubriques 4.2 et 4.4). Si l’inhibiteur modéré est arrêté, envisager une période d’élimination d’au moins 2 à 3 jours (temps moyen d’élimination des inhibiteurs modérés les plus utilisés) avant de reprendre la dose d’Afinitor utilisée avant l’instauration de l’administration concomitante.
Imatinib ASC ↑ 3,7-fois Cmax ↑ 2,2-fois Vérapamil AUC ↑3,5 fois (intervalle 2,2-6,3) Cmax ↑2,3 fois (intervalle 1,3-3,8) Ciclosporine orale AUC ↑2,7-fois (intervalle 1,5-4,7) Cmax ↑1,8 fois (intervalle 1,3-2,6) Cannabidiol (inhibiteur de la PgP) ASC ↑2,5 fois Cmax ↑2,5 fois Fluconazole Non étudiée. Exposition accrue attendue. Diltiazem Dronédarone Non étudiée. Exposition accrue attendue.
Amprenavir, fosamprenavir Non étudiée. Exposition accrue attendue.
Jus de pamplemousse ou autres aliments ayant un effet sur les CYP3A4/PgP Non étudiée. Exposition accrue attendue (variation élevée des effets) L’association doit être évitée.
Inducteurs puissants et modérés DE CYP3A4/PgP Rifampicine AUC ↓63 % (intervalle 0-80 %) Cmax ↓58 % (intervalle 10-70 %)
Eviter l’utilisation concomitante avec les inducteurs puissants du CYP3A4. Si une administration concomitante avec un inducteur puissant du CYP3A4 est requise, une augmentation de la dose d’Afinitor de 10 mg par jour jusqu’à 20 mg par jour en utilisant une augmentation par pallier de 5 mg ou moins est appliquée le 4iéme jour et 8ième jour après l’initiation du traitement par l’inducteur. Cette dose d’Afinitor est établie pour ajuster l’AUC à l’intervalle de valeurs observées sans inducteur. Toutefois il n’existe aucune donnée clinique disponible avec cet ajustement de dose.
Lorsque le traitement par l’inducteur puissant est arrêté, envisager une période d’élimination d’au moins 3 à 5 jours (temps raisonnable pour une levée significative de l’induction enzymatique), avant de reprendre la dose d’Afinitor utilisée avant l’instauration de l’administration concomitante.
Dexaméthasone Non étudiée. Diminution de l’exposition attendue.
Carbamazépine, phénobarbital, phénytoine Non étudiée. Diminution de l’exposition attendue.
Efavirenz, nevirapine Non étudiée. Diminution de l’exposition attendue.
Millepertuis ( Hypericum Perforatum) Non étudiée. Diminution importante de l’exposition attendue.
Les préparations contenant du millepertuis ne doivent pas être utilisées pendant un traitement par Afinitor.
Produits dont la concentration plasmatique peut être altérée par l’évérolimus
En fonction des résultats des études in vitro, au vu des concentrations systémiques obtenues avec des doses par voie orale de 10 mg, l’inhibition de la PgP, du CYP3A4 et du CYP2D6 est peu vraisemblable. Toutefois, l’inhibition du CYP3A4 et de la PgP dans l’intestin ne peut être exclue. Une étude d'interaction chez des sujets sains a montré que l'administration concomitante d'une dose orale de midazolam, un substrat sensible du CYP3A, avec l'évérolimus entraînait une augmentation de 25 % de la Cmax du midazolam et une augmentation de 30 % de l’AUC (0-inf) du midazolam. Cet effet est susceptible d’être dû à l’inhibition du CYP3A4 intestinal par l’évérolimus. L’évérolimus peut donc modifier la biodisponibilité des substrats du CYP3A4 administrés en association par voie orale.
Toutefois, un effet cliniquement pertinent sur l'exposition aux substrats du CYP3A4 administrés par voie systémique n'est pas attendu (voir rubrique 4.4).
L’administration concomitante d'évérolimus et d'octréotide à libération prolongée a augmenté la Cmin de l'octréotide avec un rapport des moyennes géométriques (évérolimus/placebo) de 1,47. Un effet cliniquement significatif sur l’efficacité de l'évérolimus chez les patients atteints de tumeurs neuroendocrines avancées n’a pas pu être établi.
L'administration concomitante d'évérolimus et d'exémestane a augmenté la Cmin et la C2h de l'exémestane de 45 % et 64 % respectivement. En revanche, les taux correspondants d'oestradiol à l'état d'équilibre (4 semaines) n'ont pas été différents entre les deux groupes de traitement. Aucune augmentation des effets indésirables liés à l'exémestane n'a été observée chez les patientes atteintes d'un cancer du sein avancé avec récepteurs hormonaux positifs recevant l'association. L'augmentation des taux d'exémestane ne devrait pas avoir d'impact sur l'efficacité ou la tolérance.
Utilisation concomitante avec des inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (ECA)
Les patients traités de manière concomitante par des inhibiteurs de l’ECA (par exemple ramipril) peuvent être plus à risque de développer un œdème de Quincke (voir rubrique 4.4).
Vaccinations
La réponse immunitaire à la vaccination peut être affectée. Ainsi, la vaccination au cours d’un traitement par Afinitor peut-elle être moins efficace. L’utilisation de vaccins vivants doit être évitée pendant le traitement par Afinitor (voir rubrique 4.4). Exemples de vaccins vivants : vaccin antigrippal intranasal, vaccins anti-rougeoleux, contre les oreillons, anti-rubéolique, vaccin antipoliomyélitique oral, BCG (Bacillus Calmette-Guérin), vaccins antiamarile, contre la varicelle et vaccin typhoïde Ty21a.
Radiothérapie
Des cas de potentialisation des toxicités radio-induites ont été rapportés chez des patients recevant l’évérolimus (voir rubriques 4.4 et 4.8).
Effets indésirables
Infections et infestations 11
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Infections
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- pneumonie
- infection des voies urinaires
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- bronchite
- zona
- sepsis
- abcès
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- myocardite virale
- Fréquence non précisée
- infections opportunistes
- PPJ/PPC grave
- réactivation d’hépatite B grave
Affections hématologiques et du système lymphatique 7
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Anémie
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Thrombopénie
- neutropénie
- leucopénie
- lymphopénie
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Pancytopénie
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Erythroblastopénie
Affections du système immunitaire 1
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Hypersensibilité
Troubles du métabolisme et de la nutrition 10
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Diminution de l’appétit
- hyperglycémie
- hypercholestérolémie
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Hypertriglycéridémie
- hypophosphatémie
- diabète sucré
- hyperlipidémie
- hypokaliémie
- déshydratation
- hypocalcémie
Affections psychiatriques 1
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Insomnie
Affections du système nerveux 3
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Dysgueusie
- céphalées
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Ageusie
Affections oculaires 2
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Œdème de la paupière
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Conjonctivite
Affections cardiaques 1
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Insuffisance cardiaque congestive
Affections vasculaires 5
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Hémorragie
- hypertension
- lymphœdème
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Bouffées vasomotrices
- thrombose veineuse profonde
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 12
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Pneumopathie
- epistaxis
- toux
- pneumopathie interstitielle pulmonaire
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Dyspnée
- infiltration pulmonaire
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Hémoptysie
- embolie pulmonaire
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Syndrome de détresse respiratoire aiguë
- hémorragie alvéolaire pulmonaire
- toxicité pulmonaire
- alvéolite
Affections gastro-intestinales 14
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Stomatite
- diarrhée
- nausée
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Vomissements
- sécheresse buccale
- douleur abdominale
- mucite
- douleur orale
- dyspepsie
- dysphagie
- aphtes
- ulcération buccale et de la langue
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- glossodynie
- glossite
Affections hépatobiliaires 2
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Augmentation de l’aspartate aminotransférase
- augmentation de l’alanine aminotransférase
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 12
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Rash
- prurit
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Sécheresse cutanée
- altération des ongles
- alopécie légère
- acné
- érythème
- onychoclasie
- syndrome mains-pieds
- exfoliation
- lésion cutanée
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Œdème de Quincke
Affections musculo-squelettiques et systémiques 1
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Arthralgie
Affections du rein et des voies urinaires 5
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Protéinurie
- augmentation de la créatininémie
- insuffisance rénale grave
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Augmentation des mictions diurnes
- insuffisance rénale aiguë
Affections des organes de reproduction et du sein 2
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Menstruation irrégulière
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Aménorrhée
Troubles généraux et anomalies au site d’administration 6
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Fatigue
- asthénie
- œdème périphérique
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Pyrexie
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Douleur thoracique non-cardiaque
- altération de la cicatrisation des plaies
Investigations 1
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Perte de poids
Lésion, intoxication et complications liées aux procédures 2
- Fréquence indéterminée
- Phénomène de rappel
- potentialisation des toxicités radio-induites
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit
Résumé du profil de tolérance
Le profil de tolérance est issu des données regroupées de 2 879 patients traités par Afinitor dans onze études cliniques, incluant cinq études de phase III randomisées, en double aveugle, contrôlées contre placebo et six études en ouvert de phase I et de phase II, liées aux indications approuvées.
Les effets indésirables les plus fréquents (incidence ≥ 1/10) issus des données regroupées de tolérance étaient (par ordre décroissant) : stomatite, rash, fatigue, diarrhées, infections, nausées, diminution de l’appétit, anémie, dysgueusie, pneumopathie, œdèmes périphériques, hyperglycémie, asthénie, prurit, diminution du poids, hypercholestérolémie, épistaxis, toux et céphalées.
Les effets indésirables de Grades 3-4 les plus fréquents (fréquence ≥ 1/100 à < 1/10) ont été : stomatite, anémie, hyperglycémie, infections, fatigue, diarrhées, pneumopathie, asthénie, thrombopénie, neutropénie, dyspnées, protéinurie, lymphopénie, hémorragie, hypophosphatémie, rash, hypertension, pneumonie, augmentation de l’alanine aminotransférase (ALAT), augmentation de l’aspartate aminotransférase (ASAT) et diabète sucré. Les grades suivent la classification CTCAE version 3.0 et 4.03.
Liste des effets indésirables sous forme de tableau
Le Tableau 3 montre les catégories de fréquence des effets indésirables rapportés dans les analyses regroupées prises en compte pour la tolérance poolée. Les effets indésirables sont présentés selon les classes d’organe et les catégories de fréquences MedDRA. Les catégories de fréquences sont définies selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables doivent être présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
Tableau 3 Effets indésirables rapportés dans les études cliniques
Infections et infestations Très fréquent Infections a,* Affections hématologiques et du système lymphatique Très fréquent Anémie Fréquent Thrombopénie, neutropénie, leucopénie, lymphopénie Peu fréquent Pancytopénie Rare Erythroblastopénie Affections du système immunitaire Peu fréquent Hypersensibilité Troubles du métabolisme et de la nutrition Très fréquent Diminution de l’appétit, hyperglycémie, hypercholestérolémie Fréquent Hypertriglycéridémie, hypophosphatémie, diabète sucré, hyperlipidémie, hypokaliémie, déshydratation, hypocalcémie Affections psychiatriques Fréquent Insomnie Affections du système nerveux Très fréquent Dysgueusie, céphalées Peu fréquent Ageusie Affections oculaires Fréquent Œdème de la paupière Peu fréquent Conjonctivite Affections cardiaques Peu fréquent Insuffisance cardiaque congestive Affections vasculaires Fréquent Hémorragieb, hypertension, lymphœdèmeg Peu fréquent Bouffées vasomotrices, thrombose veineuse profonde Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales Très fréquent Pneumopathie c, epistaxis, toux Fréquent Dyspnée Peu fréquent Hémoptysie, embolie pulmonaire Rare Syndrome de détresse respiratoire aiguë Affections gastro-intestinales Très fréquent Stomatite d, diarrhée, nausée Fréquent Vomissements, sécheresse buccale, douleur abdominale, mucite, douleur orale, dyspepsie, dysphagie Affections hépatobiliaires Fréquent Augmentation de l’aspartate aminotransférase, augmentation de l’alanine aminotransférase Affections de la peau et du tissu sous-cutané Très fréquent Rash, prurit Fréquent Sécheresse cutanée, altération des ongles, alopécie légère, acné, érythème, onychoclasie, syndrome mains-pieds, exfoliation, lésion cutanée Rare Œdème de Quincke* Affections musculo-squelettiques et systémiques Fréquent Arthralgie Affections du rein et des voies urinaires Fréquent Protéinurie*, augmentation de la créatininémie, insuffisance rénale* Peu fréquent Augmentation des mictions diurnes, insuffisance rénale aiguë* Affections des organes de reproduction et du sein Fréquent Menstruation irrégulière e Peu fréquent Aménorrhée e* Troubles généraux et anomalies au site d’administration Très fréquent Fatigue, asthénie, œdème périphérique Fréquent Pyrexie Peu fréquent Douleur thoracique non-cardiaque, altération de la cicatrisation des plaies Investigations Très fréquent Perte de poids Lésion, intoxication et complications liées aux procédures Fréquence indéterminéef Phénomène de rappel, potentialisation des toxicités radio-induites * Voir également la sous-rubrique « Description de certains effets indésirables » a Inclut tous les effets de la classe d’organe « infections et infestations » y compris (fréquent) pneumonie, infection des voies urinaires ; (peu fréquent) bronchite, zona, sepsis, abcès, et cas isolés d'infections opportunistes [par exemple : aspergillose, candidose, PPJ/PPC et hépatite B (voir aussi rubrique 4.4)] et (rare) myocardite virale b Inclut différents événements hémorragiques de différents sites non cités individuellement c Inclut (très fréquent) pneumopathie interstitielle pulmonaire, (fréquent) infiltration pulmonaire et (rare) hémorragie alvéolaire pulmonaire, toxicité pulmonaire et alvéolite d Inclut (très fréquent) stomatite, (fréquent) aphtes, ulcération buccale et de la langue et (peu fréquent) glossodynie, glossite e Fréquence fondée sur le nombre de femmes âgées de 10 à 55 ans issu des données regroupées f Effet indésirable identifié dans le cadre post-commercialisation g Effet indésirable identifié à partir des rapports post-commercialisation. Fréquence définie sur l’ensemble des données de sécurité issues d’études en oncologie.
Description de certains effets indésirables
Dans les cas rapportés au cours des études cliniques et spontanément après la commercialisation, l’évérolimus a été associé à des cas sévères de réactivation d’hépatite B, notamment un cas d’issue fatale. La réactivation d’infections est un effet attendu pendant les phases d’immunosuppression.
Dans les études cliniques et les rapports de pharmacovigilance relatifs à la notification spontanée, l’évérolimus a été associé à des notifications d’insuffisance rénale (incluant des issues fatales) et de protéinurie. La surveillance de la fonction rénale est recommandée (voir rubrique 4.4).
Dans les cas rapportés au cours des études cliniques et spontanément après la commercialisation, l’évérolimus a été associé à des cas d’aménorrhée (aménorrhée secondaire et autres irrégularités menstruelles).
Lors des études cliniques et dans les cas notifiés après commercialisation, l’évérolimus a été associé à des cas de PPJ/PPC, dont certains avec une issue fatale (voir rubrique 4.4).
Lors des études cliniques et dans les cas notifiés après commercialisation, des angiooedèmes ont été rapportés avec et sans utilisation concomitante d’inhibiteurs de l’ECA (voir rubrique 4.4).
Personnes âgées
Lors de la mutualisation des données de tolérance, 37 % des patients traités par Afinitor avaient 65 ans ou plus. Le nombre de patients souffrant d’un effet indésirable ayant entrainé l’arrêt du traitement était supérieur chez les patients de 65 ans et plus (20 % vs 13 %). Les effets indésirables les plus fréquents menant à l’arrêt du traitement étaient les pneumopathies (y compris pneumopathies interstitielles), les stomatites, la fatigue et les dyspnées.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V.
Surdosage
Les cas rapportés de surdosage chez l’homme sont très limités. Des doses uniques allant jusqu’à 70 mg ont été administrées avec une tolérance aiguë acceptable. Un traitement symptomatique approprié doit être instauré dans tous les cas de surdosage.