Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple SORIATANE 10 mg, gélule) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 9 septembre 2024.
Indications
• Formes sévères de psoriasis en monothérapie ou associé à la puvathérapie.
• Dermatoses liées à des troubles sévères de la kératinisation (telles que les ichtyoses graves, certaines kératodermies palmoplantaires, la maladie de Darier...).
• Formes sévères de lichen-plan en cas d'échec des thérapeutiques habituelles.
Contre-indications
• Hypersensibilité à la substance active, aux autres rétinoïdes ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
• Femmes enceintes ou qui allaitent (voir rubrique 4.6).
• Femmes en âge de procréer sauf si toutes les conditions requises par le « Programme de prévention de la grossesse » sont remplies (voir rubriques 4.4 et 4.6).
• Insuffisance hépatique sévère.
• Insuffisance rénale sévère.
• Hypervitaminose A.
• Hyperlipidémie.
• Association avec les tétracyclines : risque d’hypertension intracrânienne (voir rubrique 4.5).
• Association avec le méthotrexate : risque de majoration de l’hépatotoxicité du méthotrexate (voir rubrique 4.5).
• Association avec la vitamine A : risque de symptômes évocateurs d'une hypervitaminose (voir rubrique 4.5).
• Consommation d'alcool (boissons, aliments, médicaments) chez la femme en âge de procréer pendant toute la durée de traitement et pendant les 2 mois qui suivent son arrêt, en raison du risque malformatif (voir rubriques 4.4, 4.6 et 5.2).
Grossesse Contre-indiqué
L'acitrétine est un puissant tératogène : la grossesse est une contre-indication absolue, avec programme de prévention de la grossesse et contraception efficace 4 semaines avant, pendant et 3 ans après le traitement.
Confirmé par les sources française et américaine.
La grossesse est une contre-indication absolue au traitement par acitrétine (voir rubrique 4.3).
Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).
Allaitement Contre-indiqué
⚠ Divergence FR/US — Le traitement par acitrétine est contre-indiqué en cas d'allaitement.
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
En cas d'allaitement, le traitement par acitrétine est contre-indiqué.
Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.
Mises en garde et précautions d'emploi
Effets tératogènes
SORIATANE 10 mg, gélule est un médicament tératogène puissant chez l’Homme entrainant une incidence élevée d’anomalies congénitales sévères et potentiellement létales chez l’enfant à naître.
SORIATANE 10 mg, gélule est strictement contre-indiqué chez :
- les femmes enceintes,
- les femmes en âge de procréer, sauf si toutes les conditions du « Programme de prévention de la grossesse » sont remplies.
Programme de prévention de la grossesse
Ce médicament est TÉRATOGÈNE.
L’acitrétine est contre-indiquée chez les femmes en âge de procréer, sauf si toutes les conditions du Programme de prévention de la grossesse sont remplies :
• formes sévères de psoriasis en monothérapie ou associé à la puvathérapie, dermatoses liées à des troubles sévères de la kératinisation (telles que les ichtyoses graves, certaines kératodermies palmoplantaires, la maladie de Darier...), formes sévères de lichen-plan en cas d'échec des thérapeutiques habituelles (voir rubrique 4.1 « Indications thérapeutiques ») ;
• le risque de survenue d’une grossesse doit être évalué pour toutes les patientes ;
• la patiente comprend le risque tératogène ;
• elle comprend la nécessité d’un suivi rigoureux chaque mois ;
• elle comprend et accepte la nécessité d’une contraception efficace, sans interruption, à compter d’1 mois avant le début du traitement, pendant toute la durée du traitement, et pendant 3 ans supplémentaire après la fin du traitement. L’utilisation d’au moins une méthode de contraception hautement efficace (dont l'efficacité ne dépend pas de l’utilisatrice), ou de deux méthodes de contraception complémentaires (si leur efficacité dépend de l'utilisatrice/eur), est nécessaire ;
• lors du choix de la méthode de contraception, les situations individuelles doivent être examinées au cas par cas, en impliquant la patiente dans la discussion afin de garantir son engagement et son observance des méthodes choisies ;
• même en cas d’aménorrhée, elle doit suivre les recommandations en matière de contraception efficace ;
• elle doit être informée et avoir compris les conséquences potentielles d'une grossesse et la nécessité de consulter rapidement un médecin en cas de risque de grossesse ou si elle pense être enceinte ;
• elle comprend et accepte la nécessité d’effectuer des tests de grossesse réguliers avant le traitement, dans la mesure du possible chaque mois pendant le traitement, et tous les 1 à 3 mois pendant une période de 3 ans à compter de l’arrêt du traitement ;
• elle reconnaît avoir compris les risques et précautions nécessaires associés à l'utilisation d'acitrétine ;
• elle consent à ne pas consommer d'alcool pendant le traitement et pendant les deux mois qui suivent son arrêt. En effet, la transformation d’acitrétine en étrétinate, également tératogène et dont la demi-vie d’élimination est d’environ 120 jours, est favorisée par l’ingestion d’alcool. Les aliments, les boissons ou les médicaments contenant de l'alcool sont contre-indiqués.
Ces conditions concernent également les femmes qui ne sont pas actuellement sexuellement actives, sauf si le prescripteur considère qu’il existe des raisons incontestables indiquant que le risque de grossesse est nul.
Le prescripteur doit s'assurer que :
• la patiente respecte les conditions de prévention des grossesses décrites ci-dessus et qu'elle est en capacité de les comprendre ;
• la patiente a pris connaissance des conditions mentionnées ci-dessus ;
• la patiente comprend qu'elle doit utiliser correctement et en continu une méthode de contraception hautement efficace (dont l'efficacité ne dépend pas de l’utilisatrice), ou de deux méthodes de contraception complémentaires (si leur efficacité dépend de l'utilisatrice/eur) et que cela est nécessaire pendant au moins 1 mois avant le début du traitement et qu’une contraception efficace doit être assurée pendant toute la durée du traitement et pendant au moins 3 ans après l'arrêt du traitement ;
• des résultats négatifs ont été obtenus aux tests de grossesse réalisés avant et pendant le traitement et tous les 1 à 3 mois pendant 3 ans à compter de la fin du traitement. Les dates et résultats des tests de grossesse doivent être tracés.
En cas de grossesse chez une femme traitée par acitrétine, le traitement doit être interrompu et la patiente doit être orientée vers un médecin spécialisé ou expérimenté en tératologie pour évaluation et conseil.
Même si la grossesse survient après l’arrêt du traitement, il subsiste un risque de malformation sévère et grave du fœtus. Le risque persiste jusqu’à ce que le médicament ait été complètement éliminé, c’est-à-dire 3 ans après la fin du traitement.
Le médecin doit délivrer à la patiente les documents suivants : carnet patiente (incluant un exemplaire du formulaire d’accord de soins et de contraception signé) et brochure d’information sur la contraception.
En cas de traitement répété, les mêmes mesures devront être mises en œuvre et notamment les mesures contraceptives.
Contraception
Les patientes doivent recevoir des informations complètes sur la prévention des grossesses et pouvoir bénéficier des conseils d’un médecin spécialisé si elles n’utilisent pas de méthode de contraception efficace. Si le prescripteur n’est pas en mesure de fournir ce type d’informations, la patiente doit être orientée vers un autre professionnel de santé plus à-même de le faire.
Au minimum, les femmes en âge de procréer doivent utiliser au moins une méthode de contraception hautement efficace (dont l'efficacité ne dépend pas de l’utilisatrice), ou deux méthodes de contraception complémentaires (si leur efficacité dépend de l'utilisatrice/eur). Une méthode de contraception doit être utilisée pendant au moins 1 mois avant le début du traitement, pendant toute la durée du traitement et pendant au moins 3 ans après l'arrêt du traitement par acitrétine, même en cas d’aménorrhée.
Lors du choix de la méthode de contraception, les situations individuelles doivent être examinées au cas par cas, en impliquant la patiente dans la discussion afin de garantir son engagement et son observance des méthodes choisies.
Test de grossesse
Il est recommandé de pratiquer des tests de grossesse ayant une sensibilité d’au moins 25 mUI/mL sous surveillance médicale selon les modalités suivantes.
Avant le début du traitement
Un test de grossesse doit être réalisé sous surveillance médicale au moins un mois après le début de la contraception et peu avant (de préférence, quelques jours) la première prescription du médicament. Le résultat du test doit confirmer que la patiente n’est pas enceinte lors de l’instauration du traitement par acitrétine.
Visites de suivi
Des visites de suivi doivent être prévues à intervalles réguliers, idéalement chaque mois. La nécessité d’effectuer des tests de grossesse sous surveillance médicale tous les mois doit être déterminée en fonction des pratiques locales et en tenant compte de l'activité sexuelle de la patiente, de ses antécédents menstruels récents (règles anormales, irrégulières ou aménorrhée) et du moyen de contraception utilisé. Si cela est indiqué, des tests de grossesse doivent être pratiqués dans le cadre du suivi le jour de la visite où intervient la prescription ou au cours des 3 jours précédant la visite chez le prescripteur.
Fin du traitement
Des tests de grossesse doivent être réalisés périodiquement tous les 1 à 3 mois pendant 3 ans à compter de la fin du traitement.
Hommes
Les données disponibles suggèrent que le niveau d'exposition maternelle à partir du sperme de patients traités par SORIATANE 10 mg, gélule, n'est pas suffisant pour être associé aux effets tératogènes de SORIATANE 10 mg, gélule. Il doit être rappelé aux patients qu’ils ne doivent pas donner leur médicament à d’autres personnes, en particulier à des femmes.
Restrictions à la prescription et à la délivrance
Chez les femmes en âge de procréer, la durée de prescription de SORIATANE 10 mg, gélule devrait idéalement être limitée à 30 jours afin de faciliter un suivi régulier, y compris la réalisation des tests de grossesse et la surveillance à ce sujet. Idéalement, le test de grossesse, la prescription et la délivrance de SORIATANE 10 mg, gélule doivent avoir lieu le même jour. La délivrance de l'acitrétine doit avoir lieu dans les 7 jours au maximum suivant sa prescription, après vérification que toutes les mentions obligatoires figurent dans le carnet patiente. Le suivi mensuel permettra de garantir la mise en œuvre d’une surveillance et la réalisation des tests de grossesse de façon régulière et de confirmer que la patiente n’est pas enceinte avant de débuter un nouveau cycle de traitement.
Précautions supplémentaires
Il doit être demandé aux patients de ne jamais donner ce médicament à d’autres personnes et de rapporter toutes les gélules inutilisées à leur pharmacien à la fin du traitement.
Les patients ne doivent pas faire de don de sang au cours du traitement et pendant 3 ans après la fin du traitement par l'acitrétine en raison du risque potentiel pour les fœtus des femmes enceintes transfusées.
Documents d’information
Afin d'aider les prescripteurs, les pharmaciens et les patients à éviter toute exposition fœtale à l'acitrétine, le titulaire de l'autorisation de mise sur le marché leur fournit des documents d’information visant à renforcer les mises en garde relatives à la tératogénicité de l'acitrétine, à donner des conseils pour la mise en place d’une contraception préalable au traitement et à fournir des explications sur les tests de grossesse nécessaires.
Dans le cadre du Programme de Prévention de la Grossesse, le médecin prescripteur doit informer les patients hommes et femmes du risque tératogène attendu et des mesures strictes de prévention de la grossesse et leur fournir une brochure informative.
Les prescripteurs doivent s’assurer que la patiente a compris les mesures du Programme de Prévention de la Grossesse, et qu’elle a lu et signé le formulaire d’accord de soins et de contraception.
Troubles hépato-biliaires
Chez les malades recevant de l'acitrétine, on procédera à une surveillance régulière des transaminases (avant traitement, tous les quinze jours au cours des deux premiers mois de traitement puis tous les trois mois). En cas de résultats supérieurs à la normale, un contrôle hebdomadaire sera réalisé. Si la fonction hépatique ne revient pas à la normale, le traitement par SORIATANE doit être arrêté. Dans ce cas il est souhaitable de réaliser un bilan étiologique et de surveiller la fonction hépatique pendant au moins 3 mois.
Troubles du métabolisme lipidique
Une surveillance régulière du cholestérol total et des triglycérides sériques est nécessaire : avant de débuter le traitement, un mois après le début du traitement puis tous les 3 mois. Le traitement par l’acitrétine doit être interrompu en présence d’une hypertriglycéridémie non normalisée ou de symptômes de pancréatite.
Troubles oculaires
Une diminution de la vision nocturne a également été observée. Les patients devront en être informés et avertis. Les patients souffrant de troubles de la vision doivent être orientés vers une consultation spécialisée en ophtalmologie.
Hypertension intracrânienne bénigne
Des cas d'hypertension intracrânienne bénigne ont rarement été observés. Les manifestations de l'hypertension intracrânienne bénigne incluent des céphalées sévères, des nausées, des vomissements et des troubles visuels. Le diagnostic d'hypertension intracrânienne bénigne impose l'interruption immédiate de l'acitrétine et les patients doivent être orientés vers une consultation spécialisée en neurologie.
Troubles de l'ossification
La poursuite, pendant plusieurs années, d'un traitement par acitrétine chez l'adulte et en particulier chez la personne âgée, nécessite la recherche périodique de troubles de l'ossification (voir rubrique 4.8). Si de tels troubles apparaissent, il convient de peser soigneusement les risques éventuels en regard de l'effet thérapeutique attendu.
Des troubles osseux ont été rapportés chez l'enfant, incluant des soudures prématurées des cartilages épiphysaires, hyperostoses squelettiques, et des calcifications extra-osseuses après un traitement à long terme avec étrétinate. L'évolution de la croissance et le développement osseux doivent être étroitement surveillés.
A ce jour, toutes les conséquences d'une administration à long terme ne sont pas connues.
Rayons UV
Les effets des rayons UV sont accentués avec le traitement par rétinoïdes. Les patients doivent donc éviter l'exposition intense au soleil et l'utilisation non contrôlée de lampes à rayons UV. Au besoin, il convient d'utiliser une protection solaire à haut coefficient de protection (SPF supérieur ou égal à 15).
Troubles psychiatriques
Des cas de dépression, de dépression aggravée, d’anxiété, de changements de l’humeur et de troubles psychotiques ont été rapportés chez des patients traités par des rétinoïdes systémiques dont l’acitrétine. Une attention particulière est nécessaire chez les patients ayant des antécédents de dépression.
Les patients doivent faire l’objet d’une surveillance afin de détecter des signes éventuels de dépression et mettre en œuvre un traitement approprié si nécessaire. La sensibilisation de la famille et des amis peut être utile pour détecter une détérioration éventuelle de la santé mentale.
Patients à haut risque
Chez les patients diabétiques, alcoolique ou avec des antécédents d’alcoolisme, présentant des facteurs de risques cardiovasculaire ou un désordre du métabolisme lipidique et traités par acitrétine, une surveillance plus fréquente des taux sériques de lipides et/ou de la glycémie et d'autres indicateurs de risques cardiovasculaires comme la pression sanguine doit être réalisée.
Chez les diabétiques, les rétinoïdes peuvent améliorer ou aggraver la tolérance au glucose. Par mesure de prudence, une surveillance de la glycémie est donc recommandée chez les diabétiques traités par acitrétine en début de traitement.
Chez les patients à haut risque présentant des indicateurs de risques cardiovasculaires qui ne sont pas contrôlés ou qui se détériorent, une réduction posologique ou une interruption de l'acitrétine devront être envisagées.
Depuis la mise sur le marché de l’acitrétine de très rares cas de syndrome de fuite capillaire/syndrome de l’acide rétinoïque et de dermatite exfoliative ont été rapportés.
Excipients à effet notoire
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par gélule, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».
Ce médicament contient de la maltodextrine (source de glucose). Les patients présentant un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladie héréditaire rare) ne doivent pas prendre ce médicament.
Interactions médicamenteuses
+ Méthotrexate
Risque de majoration de l’hépatotoxicité du méthotrexate.
+ Cyclines
Risque d’hypertension intracrânienne.
+ Vitamine A
Risque de symptômes évocateurs d’une hypervitaminose A.
+ Autres rétinoïdes
Risque de symptômes évocateurs d’une hypervitaminose A.
+ Alcool
Une étude sur des volontaires sains a montré que la prise concomitante d'acitrétine avec de l'alcool formait de l'étrétinate ; cette substance est hautement tératogène. Le mécanisme de métabolisation de cette substance n'a pas encore été défini, donc il n'est pas clair si d'autres interactions sont possibles. Cela doit être pris en considération lors du traitement des femmes en âge de procréer chez qui la prise d’alcool (boissons, aliments, médicaments) est contre-indiquée pendant le traitement et les 2 mois qui suivent son arrêt (voir rubriques 4.3, 4.4, 4.6 et 5.2).
Effets indésirables
Infections et Infestations 1
- Fréquence indéterminée
- Vulvo-vaginite due à Candida albicans
Troubles du système immunitaire 1
- Fréquence indéterminée
- Réactions d’hypersensibilité de type I incluant des angio-œdèmes
Troubles du système nerveux central 5
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Céphalées
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Vertiges
- Rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000)
- Neuropathie périphérique
- Très rare (< 1/10 000)
- Hypertension intracrânienne bénigne
- Fréquence indéterminée
- Dysgueusie
Troubles oculaires 7
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Sécheresse et inflammation des muqueuses
- conjonctivite
- xérophtalmie
- intolérance au port des lentilles de contact
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Vision floue
- Très rare (< 1/10 000)
- Baisse de la vision nocturne
- kératite ulcéreuse
Troubles de l’oreille et du conduit auditif 2
- Fréquence indéterminée
- Baisse de l’acuité auditive
- acouphène
Troubles vasculaires 2
- Fréquence indéterminée
- Bouffée congestive
- Syndrome de fuite capillaire/syndrome de l’acide rétinoïque
Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux 4
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Sécheresse et inflammation des muqueuses
- épistaxis
- rhinites
- Fréquence indéterminée
- dysphonie
Troubles gastro-intestinaux 10
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Sécheresse buccale
- sensation de soif
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Stomatite
- troubles gastro-intestinaux
- douleurs abdominales
- diarrhée
- nausées
- vomissements
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Gingivite
- Fréquence indéterminée
- Hémorragie rectale
Troubles hépatobiliaires 2
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Hépatite
- Très rare (< 1/10 000)
- Ictère
Troubles cutanés et des tissus sous-cutanés 19
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Chéilite
- prurit
- alopécie
- desquamation cutanée
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Fragilité cutanée
- peau moite
- dermatite
- anomalies de la texture des cheveux
- fragilité des ongles
- paronychie
- érythème
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Rhagades
- dermatose bulleuse
- réaction de photosensibilité
- Fréquence indéterminée
- Granulome pyogénique
- madarose
- urticaire
- atrophie cutanée
- dermatite exfoliative
Effets musculo-squelettiques et systémiques 4
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Arthralgie
- myalgie
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Douleur osseuse
- exostose
Troubles généraux et accidents liés au site d’administration 1
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Œdème périphérique
Troubles psychiatriques 2
- Fréquence indéterminée
- Changements de l’humeur
- troubles psychotiques
Investigations 3
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Elévation transitoire et réversible des transaminases et des phosphatases alcalines
- hypertriglycéridémie réversible
- hypercholestérolémie
6
- Fréquence non précisée
- aggravation des symptômes du psoriasis — en début de traitement
- sécheresse des lèvres
- troubles osseux — enfant
- soudures prématurées des cartilages épiphysaires — enfant
- hyperostoses squelettiques — enfant
- calcifications extra-osseuses — enfant
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit
Effets indésirables cliniques
Des effets indésirables sont observés chez la plupart des patients recevant un traitement par acitrétine. Cependant, ils sont réversibles après diminution de la posologie ou interruption du traitement. Une aggravation des symptômes du psoriasis a parfois été observée en début de traitement.
Les effets les plus fréquemment observés sont ceux liés aux symptômes de l'hypervitaminose A tels qu’une sécheresse des lèvres qui peut être soulagé avec un baume à lèvre.
Les effets indésirables sont classés par Système Organe Classe et par fréquence en utilisant les catégories suivantes : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (> 1/1000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1000), très rare (< 1/10 000), indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Système Organe Classe
|
Fréquence : Effet indésirable
Infections et Infestations
|
Fréquence indéterminée :
Vulvo-vaginite due à Candida albicans
Troubles du système immunitaire
|
Fréquence indéterminée :
Réactions d’hypersensibilité de type I incluant des angio-œdèmes
Troubles du système nerveux central
|
Fréquent :
Céphalées
Peu fréquent :
Vertiges
Rare :
Neuropathie périphérique
Très rare :
Hypertension intracrânienne bénigne (voir rubrique 4.4)
Fréquence indéterminée :
Dysgueusie
Troubles oculaires
|
Très fréquent :
Sécheresse et inflammation des muqueuses (par exemple conjonctivite, xérophtalmie), pouvant entrainer une intolérance au port des lentilles de contact
Peu fréquent :
Vision floue
Très rare :
Baisse de la vision nocturne (voir rubrique 4.4), kératite ulcéreuse
Troubles de l’oreille et du conduit auditif
|
Fréquence indéterminée :
Baisse de l’acuité auditive, acouphène
Troubles vasculaires
|
Fréquence indéterminée :
Bouffée congestive
Syndrome de fuite capillaire/syndrome de l’acide rétinoïque.
Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux
|
Très fréquent :
Sécheresse et inflammation des muqueuses (par exemple épistaxis et rhinites)
Fréquence indéterminée : dysphonie
Troubles gastro-intestinaux
|
Très fréquent :
Sécheresse buccale, sensation de soif
Fréquent :
Stomatite, troubles gastro-intestinaux : par exemple douleurs abdominales, diarrhée, nausées, vomissements
Peu fréquent :
Gingivite
Fréquence indéterminée :
Hémorragie rectale
Troubles hépatobiliaires
|
Peu fréquent :
Hépatite
Très rare :
Ictère
Troubles cutanés et des tissus sous-cutanés
|
Très fréquent :
Chéilite, prurit, alopécie, desquamation cutanée (sur tout le corps, et en particulier, paume des mains et plantes des pieds)
Fréquent :
Fragilité cutanée, peau moite, dermatite, anomalies de la texture des cheveux, fragilité des ongles, paronychie, érythème
Peu fréquent :
Rhagades, dermatose bulleuse, réaction de photosensibilité
Fréquence indéterminée :
Granulome pyogénique, madarose, urticaire, atrophie cutanée, dermatite exfoliative
Effets musculo-squelettiques et systémiques
|
Fréquent :
Arthralgie, myalgie
Peu fréquent :
Douleur osseuse, exostose (le traitement peut entrainer la progression d’une hyperostose existante, l’apparition de nouvelles lésions hyperostosantes ou des calcifications ligamentaires).
Troubles généraux et accidents liés au site d’administration
|
Fréquent :
Œdème périphérique
Troubles psychiatriques
|
Fréquence indéterminée :
Changements de l’humeur, troubles psychotiques
Investigations
|
Très fréquent :
Elévation transitoire et réversible des transaminases et des phosphatases alcalines, hypertriglycéridémie réversible, hypercholestérolémie (voir rubrique 4.4)
Population pédiatrique
Des troubles osseux ont été rapportés chez l'enfant, incluant des soudures prématurées des cartilages épiphysaires, hyperostoses squelettiques, et des calcifications extra-osseuses après un traitement à long terme avec étrétinate. Ces effets peuvent être attendus avec l'acitrétine. L'évolution de la croissance et le développement osseux doivent être étroitement surveillés (voir rubrique 4.4).
Patients diabétiques
Les rétinoïdes peuvent améliorer ou aggraver la tolérance au glucose (voir rubrique 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :https://signalement.social-sante.gouv.fr/.
Surdosage
Lors d'un surdosage aigu, l'administration d'acitrétine doit être arrêtée immédiatement. Les symptômes d'un surdosage aigu sont identiques à ceux d'une hypervitaminose A aiguë (céphalées et vertiges, nausées ou vomissements, une somnolence, une irritabilité et un prurit notamment).
D'autres mesures particulières ne sont pas nécessaires du fait de la faible toxicité aiguë de ce produit.