Voie systémique (orale ou injectable)
Chaque rubrique reprend, sans reformulation, le texte officiel d'une spécialité de référence (par exemple FENTANYL SANDOZ 200 microgrammes, comprimé sublingual) : les noms de marque qui y figurent sont ceux de ce texte. Texte le plus récent : 22 juillet 2026.
Indications
Traitement des accès douloureux paroxystiques chez les patients adultes utilisant des morphiniques pour traiter les douleurs chroniques d’origine cancéreuse. L’accès douloureux paroxystique est une exacerbation passagère d’une douleur chronique par ailleurs contrôlée par un traitement de fond.
Contre-indications
• Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
• Patients non traités par un traitement de fond morphinique, en raison d’un risque accru de dépression respiratoire.
• Dépression respiratoire sévère ou pathologies pulmonaires obstructives sévères.
• Patients traités par des médicaments contenant de l'oxybate de sodium,
• Traitement de la douleur aiguë autre que les accès douloureux paroxystiques.
Grossesse Prudence
Innocuité non démontrée : le fentanyl ne doit être utilisé pendant la grossesse qu'en cas de nécessité absolue ; risque de sevrage néonatal si traitement prolongé, et son utilisation est déconseillée pendant le travail et l'accouchement, y compris césarienne (dépression respiratoire du fœtus ou du nouveau-né).
Confirmé par les sources française et américaine.
Le fentanyl doit être utilisé au cours de la grossesse uniquement en cas de nécessité absolue.
Pour la grossesse, voir aussi le Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT).
Allaitement Contre-indiqué
⚠ Divergence FR/US — Le fentanyl ne doit pas être utilisé pendant l'allaitement (sédation, dépression respiratoire du nourrisson) ; l'allaitement ne doit pas reprendre moins de 5 jours après la dernière administration.
Divergence entre sources. Divergence entre les sources française et américaine. Se référer au résumé des caractéristiques du produit.
Le fentanyl ne doit pas être utilisé pendant l’allaitement et celui-ci ne doit pas reprendre moins de 5 jours après la dernière administration du fentanyl.
Les résumés sur la grossesse et l'allaitement sont établis automatiquement à partir des sources ci-dessous, chacun avec une citation vérifiée mot pour mot. En cas de divergence entre sources ou de doute, le résumé des caractéristiques du produit fait foi.
Mises en garde et précautions d'emploi
En raison des risques, associés à l’exposition accidentelle, au mésusage et à l’abus, pouvant avoir une issue fatale, les patients et leurs aidants doivent être informés qu’ils doivent conserver FENTANYL SANDOZ dans un endroit sûr et sécurisé, inaccessible à d’autres personnes, en particulier aux enfants.
En raison des effets indésirables potentiellement graves des traitements morphiniques comme FENTANYL SANDOZ, les patients et le personnel soignant doivent être informés de l’importance de la prise correcte de FENTANYL SANDOZ et informés des mesures à prendre en présence de symptômes de surdosage.
Avant l’instauration de FENTANYL SANDOZ, le traitement morphinique à longue durée d’action utilisé pour contrôler la douleur chronique doit avoir été stabilisé.
Tolérance et troubles liés à l’usage d’opioïdes (abus et dépendance)
Une accoutumance et une dépendance physique et/ou psychologique sont susceptibles d’apparaître lors de l’administration répétée de morphiniques tels que le fentanyl.
L’utilisation répétée de FENTANYL SANDOZ peut mener à des troubles liés à l’usage d’opioïdes (TUO). Une dose plus élevée et une durée plus longue du traitement par opioïdes peuvent augmenter le risque de développer un TUO. L’abus ou le mésusage intentionnel de FENTANYL SANDOZ peut entraîner un surdosage et/ou le décès. Le risque de développement d’un TUO est majoré chez les patients ayant des antécédents personnels ou familiaux (parents ou fratrie) de troubles liés à l’usage de substances addictogènes (y compris de troubles liés à la consommation d’alcool), chez les fumeurs ou chez les patients ayant des antécédents personnels d’autres troubles mentaux (par exemple dépression majeure, anxiété et troubles de la personnalité).
Avant l’instauration du traitement par FENTANYL SANDOZ et pendant le traitement, les objectifs du traitement et un plan d’arrêt doivent être convenus en accord avec le patient (voir rubrique 4.2). Avant et pendant le traitement, le patient doit également être informé des risques et des signes de TUO. En cas d’apparition de ces signes, les patients doivent être invités à contacter leur médecin.
Les patients doivent être surveillés afin de détecter tout signe de comportement addictif (par exemple demandes trop précoces de renouvellement d’ordonnance). Cela inclut le passage en revue des médicaments psychotropes (tels que les benzodiazépines) et opioïdes concomitants. Chez les patients présentant des signes et symptômes de TUO, la consultation d’un addictologue doit être envisagée.
Dépression respiratoire
Comme tous les morphiniques, FENTANYL SANDOZ est associé à un risque de dépression respiratoire cliniquement significative. La phase de titration doit être réalisée avec une prudence particulière chez les patients atteints de broncho-pneumopathie chronique obstructive ou d’une autre pathologie (par ex. : myasthénie grave) les prédisposant à une dépression respiratoire, en raison de la majoration du risque de dépression respiratoire pouvant entraîner un arrêt respiratoire.
Augmentation de la pression intracrânienne
FENTANYL SANDOZ ne doit être administré qu’avec une extrême prudence aux patients susceptibles de présenter une sensibilité particulière aux effets cérébraux de l’hypercapnie, comme les patients présentant des signes d’hypertension intracrânienne, des troubles de la conscience, un coma ou des tumeurs cérébrales. Les morphiniques pouvant masquer l’évolution clinique chez les patients atteints de traumatismes crâniens, ils ne doivent être utilisés dans ce cadre qu’en cas d’absolue nécessité.
Hyperalgésie
Comme avec les autres morphiniques, en cas de contrôle insuffisant de la douleur en réponse à une augmentation de dose en fentanyl, la possibilité d'une hyperalgésie induite par les morphiniques est à envisager. Une diminution de la dose en fentanyl, une suspension du traitement ou une réévaluation du traitement est recommandée.
Pathologie cardiaque
Le fentanyl peut provoquer une bradycardie. Il doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant des antécédents de bradyarythmie ou une bradyarythmie préexistante.
Patients âgés, cachectiques ou affaiblis
Les données obtenues à la suite de l’administration intraveineuse de fentanyl suggèrent la possibilité d’une réduction de sa clairance et d’une augmentation de sa demi-vie chez les patients âgés, qui pourraient être plus sensibles à la substance active que les patients plus jeunes. Les patients âgés, cachectiques ou affaiblis doivent faire l’objet d’une surveillance attentive en cas d’apparition de signes de toxicité du fentanyl, entraînant si nécessaire une réduction de la dose.
Insuffisance rénale ou hépatique
FENTANYL SANDOZ doit être administré avec prudence chez les patients présentant des troubles hépatiques ou rénaux, en particulier pendant la phase de titration. L’utilisation de FENTANYL SANDOZ chez des patients insuffisants hépatiques ou rénaux pourrait augmenter la biodisponibilité du fentanyl et réduire sa clairance systémique, ce qui pourrait entraîner une augmentation et une prolongation des effets morphiniques.
Hypovolémie et hypotension
Une prudence particulière doit être apportée au traitement des patients hypovolémiques ou hypotendus.
Utilisation chez les patients présentant des lésions buccales ou une mucite
FENTANYL SANDOZ n’a pas été étudié chez les patients présentant des lésions buccales ou une mucite. Un risque d’augmentation de l’exposition systémique au médicament peut exister chez ces patients et une prudence particulière est donc recommandée pendant la titration.
Arrêt de FENTANYL SANDOZ
La suspension du traitement par FENTANYL SANDOZ ne devrait pas entraîner d’effet notable, mais les symptômes possibles de sevrage incluent : anxiété, tremblements, sueurs, pâleur, nausées et vomissements.
Troubles respiratoires liés au sommeil
Les opioïdes peuvent provoquer des troubles respiratoires liés au sommeil, notamment une apnée centrale du sommeil (ACS) et une hypoxémie liée au sommeil. L’utilisation d’opioïdes majore le risque d’ACS de façon dose-dépendante. Chez les patients souffrant d’ACS, une réduction de la dose totale d’opioïdes doit être envisagée.
Syndrome sérotoninergique
Il est conseillé de faire preuve de prudence lorsque FENTANYL SANDOZ est administré en association avec des médicaments qui affectent les systèmes de neurotransmission sérotoninergique.
Un syndrome sérotoninergique, susceptible de mettre en jeu le pronostic vital, peut se développer lors de l'utilisation concomitante de médicaments sérotoninergiques tels que des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) et des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN), ainsi qu’avec des médicaments qui altèrent le métabolisme de la sérotonine (y compris les inhibiteurs de la monoamine oxydase [IMAO]). Cela peut se produire aux doses recommandées.
Le syndrome sérotoninergique peut s’accompagner d’altérations de l'état mental (p. ex. agitation, hallucinations, coma), d’une instabilité du système nerveux autonome (p. ex. tachycardie, pression artérielle labile, hyperthermie), de troubles neuromusculaires (p. ex. hyperréflexie, incoordination, rigidité) et/ou de symptômes gastro-intestinaux (p. ex. nausées, vomissements, diarrhée).
En cas de suspicion de syndrome sérotoninergique, il convient d’arrêter le traitement par FENTANYL SANDOZ.
Risques en cas d’administration concomitante de benzodiazépines ou de médicaments apparentés
L’utilisation concomitante de FENTANYL SANDOZ et de sédatifs, tels que des benzodiazépines ou des médicaments apparentés, peut entraîner une sédation profonde, une dépression respiratoire, un coma et le décès. Compte tenu de ces risques, l’utilisation concomitante ne doit être envisagée que lorsque les autres options de traitement ne sont pas possibles. Toutefois, si votre médecin vous prescrit FENTANYL SANDOZ avec des sédatifs, il devra limiter la dose et la durée du traitement concomitant.
Les patients doivent être étroitement surveillés pour déceler tout signe et symptôme éventuel de dépression respiratoire et de sédation. Il est fortement recommandé d'informer les patients et le personnel soignant de la nécessité d’être attentifs aux signes et symptômes décrits ci-dessus (voir rubrique 4.5).
FENTANYL SANDOZ contient du sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé sublingual, c’est-à-dire qu’il est essentiellement « sans sodium ».
Interactions médicamenteuses
L'utilisation concomitante de médicaments contenant de l'oxybate de sodium et du fentanyl est contre-indiquée (voir rubrique 4.3). Le traitement par l'oxybate de sodium doit être interrompu avant le début du traitement par FENTANYL SANDOZ.
Le fentanyl est métabolisé par le CYP3A4. Les médicaments qui inhibent l’activité du CYP3A4 tels que les macrolides (par ex. : érythromycine), les antifongiques imidazolés (par ex. kétoconazole, itraconazole) et certains inhibiteurs de la protéase (par ex. : ritonavir) sont susceptibles d’augmenter la biodisponibilité du fentanyl en diminuant sa clairance systémique, ce qui pourrait accroître ou prolonger les effets des morphiniques. Le jus de pamplemousse est également un inhibiteur du CYP3A4.
L’efficacité du fentanyl peut être diminuée en cas d’administration concomitante avec des médicaments qui induisent l’activité du CYP3A4 tels que les antimycobactériens (par exemple rifampicine, rifabutine), les antiépileptiques (par exemple carbamazépine, phénytoïne et phénobarbital), les produits à base de plantes (par exemple millepertuis, Hypericum perforatum). Les inducteurs du CYP3A4 exercent leur effet de façon temps-dépendante et le délai pour atteindre l’effet maximal peut être d’au moins deux semaines après l’introduction du médicament. A l’inverse, après l’arrêt du traitement, le temps nécessaire pour la diminution de l’induction du CYP3A4 peut être d’au moins deux semaines. Les patients recevant du fentanyl chez lesquels le traitement par des inducteurs du CYP3A4 est arrêté ou chez lesquels la dose de ces médicaments est diminuée peuvent présenter un risque d’efficacité ou de toxicité accrue du fentanyl. Le fentanyl doit donc être administré avec prudence lorsque des inhibiteurs et/ou des inducteurs du CYP3A4 sont administrés de façon concomitante.
L’administration concomitante d’autres dépresseurs du SNC tels que : autres dérivés morphiniques (analgésiques ou antitussifs), anesthésiques généraux, gabapentinoïdes (gabapentine et prégabaline), myorelaxants, antidépresseurs sédatifs, antihistaminiques H1 sédatifs, barbituriques, anxiolytiques (par ex. benzodiazépines), hypnotiques, neuroleptiques, clonidine et substances apparentées peuvent augmenter les effets dépresseurs du SNC, augmenter le risque de sédation, de dépression respiratoire, d’hypotension, de coma et de décès en raison de l'effet dépresseur additif sur le SNC. La dose et la durée de l'utilisation concomitante doivent être limitées (voir rubrique 4.4).
L’alcool potentialise les effets sédatifs des analgésiques morphiniques. L’administration concomitante de boissons alcoolisées ou de médicaments contenant de l'alcool et de FENTANYL SANDOZ n’est donc pas recommandée.
L’utilisation de FENTANYL SANDOZ n’est pas recommandée chez les patients ayant reçu des inhibiteurs de la monoamine- oxydase (IMAO) dans les 14 jours précédant la prise, en raison de la potentialisation sévère et imprévisible des analgésiques morphiniques par les IMAO.
L’utilisation concomitante d’agonistes-antagonistes partiels morphiniques (par ex : buprénorphine, nalbuphine, pentazocine) n’est pas recommandée. En effet, ceux-ci possèdent une forte affinité pour les récepteurs morphiniques, avec une activité intrinsèque relativement faible ; ils antagonisent donc partiellement l’effet analgésique du fentanyl et peuvent entraîner des symptômes de sevrage chez les patients morphinodépendants.
Médicaments sérotoninergiques
L'administration concomitante de fentanyl et d’un agent sérotoninergique, tel qu’un inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (ISRS), un inhibiteur de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) ou un inhibiteur de la monoamine oxydase (IMAO), peut augmenter le risque de syndrome sérotoninergique, une pathologie pouvant mettre en jeu le pronostic vital.
Effets indésirables
Affections du système immunitaire 1
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Hypersensibilité
Troubles du métabolisme et de la nutrition 2
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Anorexie
- diminution de l’appétit
Affections psychiatriques 15
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Dépression
- paranoïa
- état confusionnel
- désorientation
- modifications de l’état mental
- anxiété
- euphorie
- dysphorie
- labilité émotionnelle
- troubles de l’attention
- insomnie
- Fréquence indéterminée
- Hallucinations
- pharmaco- dépendance (addiction)
- abus
- délire
Affections du système nerveux 13
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Vertiges
- céphalées
- somnolence
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Amnésie
- parosmie
- dysgueusie
- tremblement
- léthargie
- hypoesthésie
- troubles du sommeil
- Fréquence indéterminée
- Convulsions
- diminution du niveau de conscience
- perte de conscience
Affections oculaires 1
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Vision floue
Affections cardiaques 2
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Tachycardie
- bradycardie
Affections vasculaires 1
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Hypotension grave
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 4
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Dyspnée
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Douleur oro- pharyngée
- sensation de constriction de la gorge
- Fréquence indéterminée
- Dépression respiratoire grave
Affections gastro- intestinales 16
- Très fréquent (≥ 1/10)
- Nausées
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Stomatite
- vomissements
- constipation
- sécheresse buccale
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Ulcération buccale
- ulcération gingivale
- ulcération labiale
- vidange gastrique retardée
- douleur abdominale
- dyspepsie
- gêne gastrique
- affection de la langue
- stomatite aphteuse
- Fréquence indéterminée
- Œdème de la langue
- diarrhée
Affections de la peau et du tissu sous-cutané 8
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Hyperhidrose
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Lésion cutanée
- rash
- prurit allergique
- prurit
- sueurs nocturnes
- tendance accrue aux ecchymoses
- Fréquence indéterminée
- Urticaire
Affections musculo- squelettiques et systémiques 3
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Arthralgies
- raideur musculo- squelettiques
- raideur articulaire
Affections des organes de reproduction et du sein 1
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Dysfonction érectile
Troubles généraux et anomalies au site d’administration 9
- Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
- Fatigue
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Syndrome de sevrage
- asthénie
- malaise
- Fréquence indéterminée
- Bouffée vasomotrice et bouffée de chaleur
- œdème périphérique
- fièvre
- syndrome de sevrage néonatal
- tolérance au médicament
Lésions, intoxications et complications liées aux procédures 2
- Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
- Surdosage accidentel
- Fréquence indéterminée
- Chutes
1
- Fréquence non précisée
- état de choc grave
Texte complet du résumé des caractéristiques du produit
Les effets indésirables attendus avec FENTANYL SANDOZ sont les effets indésirables typiques des morphiniques qui diminueront d’intensité avec la poursuite du traitement. Les réactions indésirables potentielles les plus graves associées aux morphiniques sont la dépression respiratoire (qui peut entraîner un arrêt respiratoire), l’hypotension et l’état de choc.
Les études cliniques de fentanyl visaient à évaluer la sécurité et l’efficacité dans le traitement des accès douloureux paroxystiques d’origine cancéreuse ; tous les patients recevaient en même temps des opioïdes tels que la morphine à libération prolongée, l’oxycodone à libération prolongée ou le fentanyl par voie transdermique pour leur douleur chronique. Il n’est donc pas possible de distinguer de façon certaine les effets de FENTANYL SANDOZ seul.
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés avec FENTANYL SANDOZ sont les effets indésirables typiques des opioïdes tels que nausées, constipation, somnolence et céphalées.
Résumé tabulé des effets indésirables de FENTANYL SANDOZ et/ou d’autres médicaments contenant du fentanyl :
Les effets indésirables suivants ont été rapportés avec fentanyl et/ou d’autres médicaments contenant du fentanyl durant les essais cliniques ou après la commercialisation. Ils sont énumérés ci-dessous par classe de système d’organes et fréquence (très fréquent ≥ 1/10 ; fréquent ≥1/100, < 1/10 ; peu fréquent ≥ 1/1 000, < 1/100 ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
Système Organe Classe
MedDRA
|
Effets indésirables, par fréquence
Très fréquent ≥ 1/10
|
Fréquent ≥ 1/100, < 1/10
|
Peu fréquent ≥ 1/1 000, < 1/100
|
Fréquence indéterminée (ne peut être estimée à partir des données disponibles)
Affections du système immunitaire
|
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Hypersensibilité
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Troubles du métabolisme et de la nutrition
|
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|
Anorexie, diminution de l’appétit
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Affections psychiatriques
|
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Dépression, paranoïa, état confusionnel, désorientation, modifications de l’état mental, anxiété, euphorie, dysphorie, labilité émotionnelle, troubles de l’attention, insomnie
|
Hallucinations, pharmaco- dépendance (addiction)**, abus, délire
Affections du système nerveux
|
|
Vertiges, céphalées, somnolence
|
Amnésie, parosmie, dysgueusie, tremblement, léthargie, hypoesthésie, troubles du sommeil
|
Convulsions, diminution du niveau de conscience, perte de conscience
Affections oculaires
|
|
|
Vision floue
|
Affections cardiaques
|
|
|
Tachycardie, bradycardie
|
Affections vasculaires
|
|
|
Hypotension
|
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
|
|
Dyspnée
|
Douleur oro- pharyngée, sensation de constriction de la gorge
|
Dépression respiratoire
Affections gastro- intestinales
|
Nausées
|
Stomatite, vomissements, constipation, sécheresse buccale
|
Ulcération buccale, ulcération gingivale, ulcération labiale, vidange gastrique retardée, douleur abdominale, dyspepsie, gêne gastrique, affection de la langue, stomatite aphteuse
|
Œdème de la langue, diarrhée
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
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Hyperhidrose
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Lésion cutanée, rash, prurit allergique, prurit, sueurs nocturnes, tendance accrue aux ecchymoses
|
Urticaire
Affections musculo- squelettiques et systémiques
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Arthralgies, raideur musculo- squelettiques, raideur articulaire
|
Affections des organes de reproduction et du sein
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Dysfonction érectile
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Troubles généraux et anomalies au site d’administration
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Fatigue
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Syndrome de sevrage*, asthénie, malaise
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Bouffée vasomotrice et bouffée de chaleur, œdème périphérique, fièvre, syndrome de sevrage néonatal, tolérance au médicament**
Lésions, intoxications et complications liées aux procédures
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Surdosage accidentel
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Chutes
*Des symptômes de sevrage des opioïdes tels que nausées, vomissements, diarrhée, anxiété, frissons, tremblements et sudation ont été observés avec le fentanyl administré par voie transmuqueuse.
**Voir la rubrique « Description de certains effets indésirables ».
Description de certains effets indésirables
Tolérance
La tolérance peut se développer lors d’une utilisation répétée.
Pharmacodépendance
L’utilisation répétée de FENTANYL SANDOZ peut entraîner une dépendance aux médicaments (pharmacodépendance), même à des doses thérapeutiques. Le risque de pharmacodépendance peut varier en fonction des facteurs de risque propres au patient, de la posologie et de la durée du traitement par opioïdes (voir rubrique 4.4).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.
Surdosage
Symptômes et signes
Les symptômes attendus en cas de surdosage par fentanyl sont de même nature que son action pharmacologique. L’effet indésirable le plus grave est la dépression respiratoire qui peut entraîner un arrêt respiratoire. Un coma peut également être observé. Des cas de respiration de Cheynes-Stokes ont été observés en cas de surdosage en fentanyl, en particulier chez les patients ayant des antécédents d’insuffisance cardiaque. Une leucoencéphalopathie toxique a également été observée lors d’un surdosage en fentanyl.
Mesures à prendre
Les mesures à prendre immédiatement en présence d’un surdosage morphinique consistent à retirer immédiatement le comprimé sublingual de FENTANYL SANDOZ de la bouche du patient s’il s’y trouve encore, effectuer des stimulations physiques et verbales du patient, déterminer son niveau de conscience. La perméabilité des voies respiratoires doit être assurée et maintenue.
Une canule oropharyngée ou un tube endotrachéal doit être inséré et administré et la ventilation mécanique initiée si nécessaire. Une température corporelle adéquate doit être maintenue et un apport liquidien par voie parentérale doit être instauré.
Pour le traitement du surdosage accidentel chez une personne qui n’a jamais reçu de traitement morphinique, administrer de la naloxone ou d’autres antagonistes morphiniques en se référant aux indications cliniques et aux Résumés des Caractéristiques des produits en question. En cas de dépression respiratoire prolongée, il peut être nécessaire de répéter l’administration de l’antagoniste morphinique.
La naloxone et les autres antagonistes morphiniques doivent être utilisés avec prudence dans le traitement du surdosage chez les patients sous morphiniques en raison du risque de déclenchement d’un syndrome de sevrage aigu.
Une hypotension sévère ou persistante, si elle a lieu, doit évoquer une hypovolémie, à prendre en charge par un apport liquidien approprié par voie parentérale.
Le fentanyl et d’autres morphiniques ont été associés à une rigidité musculaire inhibant la respiration. Dans ce cas, une intubation endotrachéale, l’instauration d’une ventilation assistée et l’administration d’un antagoniste morphinique ainsi que, d’un myorelaxant, peuvent être nécessaires.