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Innovations et découvertes

Pétrelintide : jusqu'à 10,7 % de poids perdu contre l'obésité

Publié fin septembre, l'essai de phase 2 ZUPREME-1 montre jusqu'à 10,7 % de perte de poids en 42 semaines avec le pétrelintide, de Zealand et Roche.

Pétrelintide : jusqu'à 10,7 % de poids perdu contre l'obésité
franchise opportunities — CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons

Après les médicaments de la famille du GLP-1, comme le sémaglutide, une autre hormone intéresse la recherche contre l'obésité : l'amyline. Les résultats complets d'un essai sur le pétrelintide, une version longue durée de cette hormone, ont été publiés fin septembre 2026 dans la revue The Lancet Diabetes & Endocrinology, puis présentés le 30 septembre au congrès européen du diabète (EASD).

L'amyline, une hormone de la satiété

L'amyline est une hormone naturellement libérée par le pancréas en même temps que l'insuline, après les repas. Elle participe à la sensation d'être rassasié. Selon Zealand Pharma, l'activation de ses récepteurs aide à perdre du poids en rendant le cerveau de nouveau sensible à la leptine, l'hormone qui signale que les réserves de graisse sont suffisantes. Résultat attendu : on se sent rassasié plus vite.

Le pétrelintide est développé par la biotech danoise Zealand Pharma, associée depuis 2025 au groupe suisse Roche. Il s'injecte sous la peau une fois par semaine.

Les résultats de l'essai ZUPREME-1

L'essai de phase 2, c'est-à-dire l'étape qui sert à choisir la bonne dose, a inclus 485 adultes en surpoids ou obèses dans 32 centres aux États-Unis, en Pologne et en Roumanie. Leur poids moyen était de 107,1 kg et leur indice de masse corporelle de 36,7. Cinq doses (de 1 à 9 mg) ont été comparées à un placebo, une injection sans principe actif, pendant 42 semaines.

La perte de poids moyenne a atteint : • 8,7 % avec 1 mg ; • 9,2 % avec 2,5 mg ; • 10,7 % avec 5 mg ; • 10,5 % avec 7 mg ; • 10,2 % avec 9 mg ; • contre 1,7 % sous placebo.

D'autres marqueurs se sont améliorés : tour de taille réduit jusqu'à 10,8 cm (contre 4,3 cm sous placebo), protéine C-réactive, un marqueur d'inflammation, en baisse jusqu'à 41 %, et triglycérides, des graisses du sang, en baisse jusqu'à 21 %.

Une bonne tolérance digestive, principal atout

Les nausées sont l'effet indésirable le plus fréquent des traitements de l'obésité. Ici, elles ont touché 20 % des participants traités contre 6 % sous placebo, selon la presse médicale. Les vomissements n'ont pas été plus fréquents que sous placebo (3 % contre 6 %) et seuls 1,5 % des participants ont arrêté le traitement à cause de troubles digestifs. À la dose la plus efficace, aucun vomissement n'a été observé, indique Zealand Pharma.

Des limites et une phase 3 lancée

Ces résultats restent à confirmer. L'essai n'a pas comparé directement le pétrelintide aux médicaments GLP-1, qui ont obtenu des pertes de poids moyennes plus importantes dans leurs propres essais. Les deux laboratoires mettent surtout en avant sa tolérance digestive, et un essai associant le pétrelintide à une autre molécule de Zealand, l'énicépatide, est prévu au second semestre 2026.

Un programme de phase 3, la dernière étape avant une demande d'autorisation, a démarré ; il prévoit environ 7 000 participants, selon la presse spécialisée. À ce stade, le pétrelintide reste un médicament expérimental : il n'est autorisé nulle part, ni aux États-Unis, ni en Europe, ni au Maroc.

Sources

La rédaction d'Officinarium.

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