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Réglementation

Faux Ozempic : deux inculpés aux États-Unis, la vigilance s'impose

La FDA annonce l'inculpation de deux distributeurs présumés de faux Ozempic. Une affaire qui rappelle l'importance du circuit pharmaceutique légal, au Maroc aussi.

Faux Ozempic : deux inculpés aux États-Unis, la vigilance s'impose
Zhang X., Belousoff M.J., Danev R., Sexton P.M., Wootten D. (données PDB 7KI0), visualisation Synpath — CC0, via Wikimedia Commons

La lutte contre les faux médicaments marque un point aux États-Unis. Le 29 septembre 2026, la Food and Drug Administration (FDA), l'autorité américaine du médicament, a annoncé que son enquête avait conduit à l'inculpation de deux ressortissants indiens, âgés de 33 et 37 ans, pour association de malfaiteurs et contrebande. Elles sont soupçonnées d'avoir écoulé des stylos d'Ozempic contrefaits sur le marché américain. Comme toute inculpation, il s'agit d'accusations : les deux personnes poursuivies sont présumées innocentes jusqu'à un éventuel jugement.

Un médicament très convoité

L'Ozempic contient du sémaglutide, une molécule de la famille des agonistes du GLP-1, c'est-à-dire des médicaments qui imitent une hormone intestinale régulant le taux de sucre dans le sang et l'appétit. Il s'administre en injection hebdomadaire grâce à un stylo prérempli et il est indiqué dans le diabète de type 2. Sa forte notoriété en fait une cible de choix pour les contrefacteurs.

Le circuit présumé

Selon la FDA, entre juillet 2023 et avril 2024, les deux suspects se seraient procuré de faux Ozempic auprès de sources non autorisées en Chine. Tout était imité : boîtes, notices, étiquettes des stylos et même aiguilles, de façon à tromper pharmacies et patients. Les produits auraient été revendus à prix très réduits à d'autres distributeurs aux États-Unis, y compris après la saisie et l'alerte publique de la FDA de décembre 2023.

Des risques réels pour les patients

Lors de cette première alerte, la FDA avait établi que les aiguilles de produits saisis étaient contrefaites : leur stérilité ne pouvant être garantie, elles exposaient à un risque d'infection. L'agence a depuis publié d'autres alertes sur des lots falsifiés, en avril puis en décembre 2025, et recommande aux pharmacies de s'approvisionner uniquement auprès des distributeurs autorisés par le fabricant.

Dès juin 2024, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait elle aussi alerté sur des lots de sémaglutide falsifiés détectés notamment au Brésil, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Elle conseille de vérifier les numéros de lot, de se méfier des fautes d'orthographe sur l'emballage ou d'un stylo défectueux, et de signaler tout cas suspect ou tout effet indésirable aux autorités nationales.

Au Maroc, le circuit légal protège

Au Maroc, l'article 30 de la loi 17-04 portant Code du médicament et de la pharmacie réserve aux pharmaciens la préparation, la détention et la vente des médicaments. Début 2025, une circulaire du ministère public a demandé aux parquets de poursuivre les circuits illégaux de vente de médicaments sur internet, selon Le360.

Le message pour les patients est simple : un médicament injectable s'achète en pharmacie, jamais sur un site ou un réseau social. Pour les pharmaciens, l'aspect de la boîte, de la notice ou du stylo mérite une attention particulière, et tout doute peut être signalé à l'Agence marocaine du médicament et des produits de santé (AMMPS), qui dispose de canaux de déclaration des effets indésirables et des réclamations sur les produits de santé.

Sources

La rédaction d'Officinarium.

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